TOP 10 DES ACTIVITES RESSOURCANTES : LA BALADOTHERAPIE

Dans son Livre du Lykke, le tour du monde des gens heureux, Meik Wiking, qui a fondé l’Institut de recherche sur le bonheur, à Copenhague, présente ce qui rend généralement les gens heureux. Nous Français faisons une apparition furtive en tant que peuple qui passons le plus de temps à table, le fait d’être ensemble étant un gage de bien-être. Bon.

Les Japonais eux, s’illustrent par leur contact avec la nature dans la pratique du Shinrin Yoku, littéralement « bain de forêt ». Tiens donc… j’ai comme une impression de déjà vu, moi qui ne peux plus me passer d’un bol d’air quotidien. Vous aussi ? Alors il semble que vous soyez sans le savoir adeptes de la baladothérapie !

AH BON, SE BALADER FAIT DU BIEN ?

Dans certaines enquêtes sur le bonheur, j’ai parfois l’impression qu’on réinvente la roue. Au risque d’en perdre notre spontanéité. Les experts qui étudient le Shinrin Yoku ont donc remarqué que le fait de passer 40 minutes dans la forêt matin et après-midi, a des incidences majeures sur notre équilibre psychique et notre santé en générale.

Pour donner de une valeur novatrice à cet exercice, ils nous expliquent les conditions dans lesquelles le Shinrin-Yoku peut être bénéfique. Vous ne tirerez partie de votre balade en forêt « que » si vous êtes attentifs à ce que vous sentez : respirez, observer, touchez, soyez présent ici et maintenant, et alors oui, vous vous sentirez mieux. Me voilà donc bien aise : mon expérience rejoint celle des chercheurs.

UNE BALADE BENEFIQUE, C’EST UNE BALADE GRATUITE

Il me semble que dans cette étude il y a l’idée de gratuité :je ne marche pas pour aller d’un point à un autre j(ou pas « d’abord ») mais pour le plaisir de la balade. Je flâne, le nez en l’air, comme un poète si vous voulez (ça c’est pas obligé, rassurez-vous).

Et donc : une balade, même autour de votre pâté de maison ou dans la capitale est bénéfique (excepté peut-être sur les grands boulevards bruyants… encore qu’on puisse faire abstraction du bruit s’il est régulier et se plonger malgré tout dans notre bulle, j’ai vécu ça dans de grandes manifestations : la présence d’une foule n’empêche pas forcément de se recueillir).

La balade, pour moi, est bénéfique où qu’elle soit, pourvu qu’il s’agisse de flânerie, de marcher sans trop regarder sa montre.

Elle détend, clarifie les pensées, ressource : et c’est pourquoi je mets cet article dans la catégorie « se ressourcer » 😉

EN FORET…  C’EST MIEUX ?

Ensuite, pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour réaliser qu’une balade « en forêt » apporte un « petit plus » : le contact avec la nature. Humer les odeurs, se laisser absorber par le son du craquement de nos pas sur les feuilles, observer les arbres et leur changement au fil des saisons, toucher peut-être l’écorce d’un tronc, s’arrêter, se baisser pour contempler l’infiniment petit. Il y a un état d’esprit contemplatif et profondément ressourçant du fait de se balader en forêt. On n’a pas de mal à imaginer que cela puisse être bon pour le coeur, les nerfs, les poumons, la circulation, mais aussi la patience et la sérénité intérieure. Croyez-moi ou plutôt, faites-en l’expérience ! Et si vous en êtes déjà convaincu, tant qu’à faire, pourquoi ne pas parler plutôt de sylvothérapie (du latin Sylva : la forêt) puisque les mots français se forment en général sur le latin ou le grec !? 😉

L’IMPACT SUR LA SANTE D’UNE BALADE DANS UN TYPE DE FORET PLUTOT QU’UN AUTRE

Ma question serait plutôt d’évaluer l’impact d’une balade dans un type de forêt plutôt que dans un autre. Et oui : là où j’ai grandi, il y a surtout des chênes. J’ai par la suite vécu près d’une forêt avec beaucoup de chataigniers. Est-ce que cela a pu faire une différence sur ma santé, mis à part le fait qu’on ne puisse pas (encore ?) faire de cuisine à base de glands ? Figurez-vous que les chercheurs en Shinrin-Yoku ont observé que le fait de respirer 40 à 60 secondes l’odeur des Cèdres du Japon faisait baisser la pression sanguine systolique. Je ne sais pas ce que font les chênes ni les chataigniers : est-ce que je devrais faire pousser des Cèdres du Japon pour augmenter encore les bénéfices de ma balade ? C’est une idée. En attendant, je me contenterai d’une inhalation d’huile essentielle 😉

Pour aller + loin : je publierai bientôt un article sur la pédagogie Charlotte Mason. Cette britannique ayant vécu au XIXème siècle, et contemporaine de Maria Montessori, recommandait que les enfants passent 4 à 6h dehors, par tous les temps. C’est par le fait d’être dans la nature que le petit humain se construit de manière équilibrée. J’en suis persuadée. Et vous ?

Quel est votre avis sur la question ? Etes-vous dépendant d’une balade au grand air ? Nostalgique de la nature si vous vivez en ville ? Percevez-vous immédiatement les bienfaits d’une immersion en forêt ?

Question : est-ce qu’une balade en forêt en automne, avec ses couleurs chatoyantes…
… vaut « plus » qu’une balade en forêt l’hiver, quand les arbres sont « tous nus »…?
Et une balade sur la plage, ça vaut combien en terme de santé ? Le vent marin, c’est plus oxygénant que l’odeur du Cèdre du Japon, non ?
Est-il préférable de se balader au lever ou au coucher du soleil…?

Allez j’arrête… quelle prise de tête !

Sortez, baladez-vous, variez les plaisirs, soyez là surtout, profitez !! 😉

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