TRANSMETTRE
Asterisk Quels outils pour un CE2 sur-mesure ?
26/11/2019 Isabelle in TRANSMETTRE / No comments

Si vous suivez mon blog, vous savez que mon fils poursuit son Instruction En Famille. Il ne fréquente pas d’école. Son père et moi sommes ses enseignants. Nous choisissons ensemble des supports d’étude et leur usage. Tout cela en menant une vie nomade, c’est-à-dire en voyageant. Je vous propose ici des ressources pédagogiques qui marchent pour nous au niveau classe de CE2.

Lire l’article sur les raisons pour lesquelles nous avons commencé l’Instruction En Famille

I- Philosophie d’Instruction En Famille

Mon optique, en école à la maison, se résume en deux points

1/ un enseignement qui part de l’enfant

Cela va de paire avec l’observation :

  • de ce qu’il  est (son caractère, ses points forts, ses fragilités), et de ce qu’il aime (ses centres d’intérêts)
  • de là où il en est (croissance, période sensible) et des circonstances (fatigue, déplacements puisque nous voyageons)

2/ l’auto-formation

C’est une exigence personnelle constructive et plaisante. Cela signifie lire, réfléchir, m’informer :

  • Sur les différentes pédagogies, pour y puiser ce qui peut nous être utile, correspondre à nos besoins à un moment. 

Lire l’article sur la pédagogie Charlotte Mason

  • Sur les processus d’apprentissages, pour prendre les moyens qui marchent, tout simplement. Et pour que l’IEF soit une réelle valeur ajoutée : on peut faire chez nous aujourd’hui ce que le mastodonte de l’Education Nationale met des années à seulement envisager
  • Sur les attentes de l’Education Nationale
    • Pour avoir en tête les compétences à acquérir par cycle :
      • pour rester connecté avec les autres enfants français
      • au cas où mon enfant serait amené à intégrer le système et parce qu’il y a du bon à prendre ici, comme ailleurs !
    • Pour assurer un dialogue lors des éventuels contrôles pédagogiques (parler le même langage, et présenter notre manière de faire comme un plus, une innovation)

Voir l’article sur le contrôle de l’Instruction En Famille des 3-6 ans

II- Des outils numériques

Comme nous voyageons, j’ai le souci de chercher des supports légers

Pour cette année de CE2, j’ai choisi d’explorer puis de tester les applications éducatives dans certaines matières.

1/ Les mathématiques avec MyBlee

Nous sommes conquis par MyBlee, malgré de nombreux bug et un service com au ras des pâquerettes 😉

  • Une interface qui couvre l’ensemble du programme de maternelle et primaire.
  • L’enfant y navigue comme bon lui semble (mon fils fait en ce moment des modules de CM1-CM2).
  • Les notions sont abordées de manière progressive, avec des leçons claires et concises, et des exercices qui assurent l’intégration de la notion en direct.
  • Les récompenses sont un stimulant positif : trophées, félicitions, progression visible sur un diagramme.
  • L’enfant est constamment encouragé, conforté dans sa valeur et poussé naturellement à se dépasser.

Nous avons utilisé cette application pendant 5 mois, à raison de 30 – 40 minutes par séance, une partie de calcul mental, une autre de découverte d’une nouvelle notion. Les fondateurs de l’application fondent leur communication sur 10 minutes par jour.

Tant que mon fils a accroché, que les progrès étaient palpables, et qu’on avait encore des notions à explorer, on a continué. Est arrivé un moment où il débordait largement sur les niveaux suivants, alors j’ai choisi d’arrêter là l’aventure.

L’abonnement mensuel est à 20 euros. Moitié prix pour un an.

2/ Les révisions en français avec Savio

Nous utilisons Savio, pour les enfants qui savent déjà lire. Là encore : clarté des leçons, application immédiate, progression, récompenses. Je l’utilise par petites touches quotidiennes (maximum 15 minutes par séance, soit 3 défis). 

Cela vient en plus du travail sur cahier et manuel. C’est une partie révisions, en autonomie complète (un vrai +).

Le bémol : la tablette doit être connectée au wifi pendant la durée de l’exercice.

L’abonnement est à 15 euros par mois, par an. Des codes promo sont régulièrement proposés.

3/ D’autres applications, en musique et langues

Je continue à explorer tout ce qui existe dans l’univers du numérique. Et je suis notamment conquise par le site Meludia, en musique, qui permet l’acquisition intuitive de l’oreille musicale. C’est très bien fait. Par contre, ça n’a rien de ludique.

J’aime aussi utiliser des applications en anglais, comme Pilippop. 

III- Quelques manuels et cahiers très scolaires

1/ en français

A/ Dictée

Cette année, il était temps de mettre l’accent sur l’orthographe. Nous avions déjà exploré l’apprentissage de mots grâce aux images mentales. Nous avons commencé le travail formel, consciencieusement, quotidiennement, et en étant conscients que c’est un gros morceaux.

Voir l’article : comment apprendre l’orthographe à un enfant

B/ Grammaire et conjugaison

J’introduis aussi peu à peu les cahiers de la librairie des écoles en grammaire et orthographe, à raison d’une séance de 20 minutes quand le travail sur dictée est plus rapide (la routine intégrée permet de gagner ces 20 minutes), ou qu’une notion appelle une étude détaillée.

C/ Lecture

J’ai aussi emporté le manuel Picouic et Tigrelin en Europe (qui fait suite à Picouic et Tigrelin en France). Une histoire attachante, plein de connaissances culturelles et géographiques grappillées au passage, avec un vocabulaire soutenu.

IV- Une immersion en langue

Certains ont recours à un professeur particulier, avec le site Vivaling. J’y pense pour la suite.

Pour l’instant, je m’appuie sur l’idée de la méthode Gouin, qui part du principe que l’enfant qui apprend des tournures de phrases par coeur, dans leur contexte, va intégrer la langue dans son ensemble.

Mon fils étant passionné d’expériences scientifiques, j’ai pris en photos des textes d’expériences, lors d’un passage dans un musée calaisiens, et les lui fais apprendre par coeur.

V- A venir


Dans les chantiers à venir, il y a : l’introduction de l’histoire de manière chronologique et structurée. Nous regardons les documentaires « C’est pas sorcier » et « Quelle aventure » depuis plusieurs années. Il est temps de lire attentivement un manuel, d’élaborer une frise. Puis de commencer un livre des siècles, c’est-à-dire un cahier avec un page par siècle sur lequel noter les évènements qui parlent vraiment à l’enfant. C’est un outil proposé dans la pédagogie Charlotte Mason.

8 ans, c’est l’âge aussi où l’on peut s’atteler à des vraies narrations : l’enfant écoute un passage d’un livre puis le résume en ajoutant ce que lui en retient, ce que ça lui apporte. On lit tous les jours un peu de ce livre. Pour l’instant, nous sommes dans les Jules Vernes. Après « Voyage au centre de la Terre », nous abordons “De la Terre à la Lune” en lecture plaisir pendant le goûter. 

VI- En filigrane : une routine souple

1/ Un cadre qui favorise le travail efficace et serein

Le travail est grandement facilité quand on organise une routine. Je ne découpe pas à la minute près. De même, notre heure de début de travail est variable. Mais grosso modo, après quelques jours sur un même lieu (puisque nous voyageons), nous reprenons notre cadre habituel de travail. C’est un repère et le gage d’un travail efficace et serein

2/ Une routine se révise régulièrement

Cette routine évolue selon les priorités de travail (en ce moment, la dictée est le nerf de la guerre !), et permet d’alterner ce qui demande une intense concentration (et qu’on fait en 1er le matin, ou après le goûter), avec des travaux plus légers, et des temps libres bien sûr (mon fils joue encore beaucoup aux lego, nous passons beaucoup de temps au parc, à la piscine, à faire des visites,…). 

Lire l’article sur comment mettre en place une routine de travail

3/ quelques secrets 😉 

  • Je n’hésite pas à commencer le travail en laissant mon enfant jouer. Il manipule et je lui pose des questions pour qu’il révise les notions apprises la veille ou l’avant-veille. Ou alors on le fait sur le trajet, quand on va dehors. On discute et ça passe facile.
  • Je propose régulièrement des pauses boisson réconfortantes : un thé, un citron-miel… une noix de coco (nous sommes actuellement en Asie). Ca nous permet de changer de cadre, de papoter en se détendant, et de repartir l’esprit léger.
  • Même à 8 ans, mon fils apprécie encore de faire des dessins (il s’y est mis à 5 ans et depuis, le dessin est un support pour toutes ses inventions !). Chaque fin de séance se clôt par un dessin. Un dessin dans le cahier (j’ai choisi un cahier avec une page classique et une page canon en vis-à-vis), ou un dessin dans les carnets de travail pré-imprimés. C’est son temps de récréation, de détente après l’effort.
  • Je lui lis beaucoup de livres variés sur l’heure du goûter. Des histoires classiques ou contemporaines, des mythes, des livres qui l’intéresse sur le moment, trouvé à la bibliothèque s’il y en a une, ou trouvés en pdf sur le net. Mine de rien, ça permet de couvrir un large spectre culturel. Tout ça juste pour le plaisir, pour lui d’écouter, pour moi de lire tout haut, et pour nous d’eux d’apprendre.

Pour conclure, notre Instruction oscille entre rythme savamment organisé et réelle souplesse. Et pour l’exercer depuis 5 ans (même en Petite Section, nous avions un rythme !), j’en vois les bienfaits.

Lire l’article sur une journée de travail en CE1

Est-ce que cela rejoint votre pratique ? Est-ce que ce mode d’instruction vous inspire, que vous viviez ou non cette expérience de l’Instruction En Famille ?

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