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Asterisk Comment faire l’instruction en famille en maternelle ?
Le 12/01/2019 par Isabelle

Dans cette série d’articles sur l’Instruction en famille, je vous partage notre cheminement, ce qui nous a conduit à faire ce choix, comment nous le vivons au quotidien, comment nous nous organisons et nos tâtonnements. Dans une 1ère partie, je vous parlais des raisons qui nous ont amenées à faire ce choix. Dans cette 2ème partie, je vous parle de nos 1ères années d’IEF. Comment gère-t-on la maternelle à la maison ? Qu’est-ce que l’apprentissage autonome, informel ou ce qu’on appelle encore le unschooling ? A quoi ressemblait notre organisation hebdomadaire ?

1ère non rentrée, notre organisation

1ère non-rentrée donc. Je commençais à tâtons, le trouillomètre à 100 et un cadre à définir.

Il n’y a pas que les enfants qui se cachent quant ils n’ont pas envie d’affronter leurs peurs 😉

Il était entendu que mon fils continuerait d’aller chez la nourrice un jour par semaine (ou plusieurs heures réparties sur la semaine; c’est une possibilité offerte alors par la CAF jusqu’aux 6 ans de l’enfant, du fait que je travaillais).

Un calendrier hebdomadaire, avec grosso modo les activités qu’on planifie, facilite grandement la structuration du temps en IEF, même pour les petits.

L’anniversaire des 3 ans de notre fils avait été l’occasion de lancer une cagnotte pour acquérir du matériel Montessori.

Les solides Montessori, un matériel qui permet d’appréhender la géométrie en 3D

Et notre appartement était transformé en mini-classe, avec des tableaux magnétiques partout, à hauteur d’enfant, pour pouvoir exposer des chefs d’oeuvre, des lettres, des chiffres. Bref, pour créer un environnement stimulant. Dans un coin, j’avais placé des étagères ouvertes (Leroy Merlin si ça vous intéresse) dans lesquelles j’avais placé les outils Montessori.

Sur les murs, j’avais installé une « poutre du temps » c’est une frise en carton, avec un espace par jour, et au final l’année entière représentée. On y inscrit les évènements importants, et aussi une pince que l’enfant déplace pour qu’elle soit sur le bon jour.

Cela permet à l’enfant de réaliser matériellement que le temps passe. On peut réaliser cette poutre soi-même ou l’acheter ; il y en a une par exemple à la fin du livre Balthazar et le temps qui passe (mais elle est en papier, elle ne durera pas autant qu’une frise en carton ou plastifiée).

Enfin, nous avions investi dans un cahier Canson à spirale qui deviendrait le « cahier de vie », là où j’écrirais sous la dictée tous les évènements importants, les découvertes.

Les objectifs en petite et moyenne section de maternelle

Un “beau” cahier, dans lequel l’enfant raconte ce qu’il fait, ce qu’il aime, ce qu’il apprend

Pour moi, à 3-4 ans, l’objectif était de verbaliser, développer un vocabulaire, raconter, se repérer dans le temps et faire mémoire. Ce cahier était et est resté « beau », avec un soin mis dans l’écriture, les illustrations. Aujourd’hui encore, mon fils a plaisir à le consulter comme on revisite avec délice l’histoire de sa vie. Hé oui, pour moi, il n’y a pas d’âge pour relire sa vie 😉 Je suis persuadée qu’à chaque fois qu’il feuillette ses cahiers de vie, il renforce son identité (qui je suis, ce que j’ai fait, ce que j’ai choisi, ce que j’ai appris, les difficultés que j’ai dépassé, ce qui me rend unique) et ré-ancre ses apprentissages. Pour moi, s’il y a un outil à retenir dans l’école à la maison des tout-petits, c’est celui-là !

Les réajustements

Les mois passant, je suis devenue plus sereine quant à ma manière de faire et ce que je voulais pour mon enfant. Aussi, le choix de poursuivre l’Instruction en Famille en Moyenne Section s’est fait naturellement. Pour cette deuxième, la nourrice prenait sa retraite. Aussi nous avons misé sur les activités de la commune pour créer un repère hebdomadaire fixe de vie avec d’autres enfants : gym, initiation au piano et au violon ont accompagné notre enfant pendant les deux années qui ont suivi. Le groupe d’Instruction en Famille du secteur (l’Ecole de la Vie en région parisienne) proposait aussi des rencontres à la ludothèque et dans les musées. La moyenne section correspondait à une plus grande curiosité ; aussi nous passions chaque semaine une journée à Paris, en choisissant une activité culturelle au gré des envies, et nous la racontions ensuite dans le cahier de vie.

Suivre sa voie, apprendre à son rythme : le maître-mot de l’apprentissage informel

Nous avons donc vécu pendant ces deux ans ce qu’on appelle l’apprentissage informel ou unschooling. En gros, l’enfant évolue dans une atmosphère où les propositions sont nombreuses mais où “il” choisit ce qui l’attire. Pas de “séance de travail” à proprement parler. Surtout du temps libre, avec des jeux. Quelques travaux manuels au gré des envies. Des sorties, des activités ludiques, des lectures “plaisirs” et beaucoup de temps dans la nature aussi.

Et vous, comment gérez-vous cette période 3-5 ans ?

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