FOCUS : LA GRANDE PALETTE DES EMOTIONS 

Si vous jetez un oeil sur le plan de ce site, vous remarquerez les rubriques suivent une progression (même si on peut sans problème picorer ici ou là). La 1ère phase est de se (re)-découvrir. Cela passe par la relecture de vie (je vous engage vraiment à prendre ce temps de relecture, en vous appuyant sur l’ebook que vous pouvez recevoir gratuitement) et quelques clefs pour mieux vous connaître. Savoir repérer ses émotions, les nommer, en fait partie. C’est assez en vogue aujourd’hui d’ailleurs. Mais on en reste bien souvent à une classification simpliste : la colère, la tristesse, la joie, la peur, la surprise. Or la palette est bôôôcoup plus large. Et l’explorer permet d’en tirer un meilleur partie. Je souhaite donc publier sur le blog une série d’articles : un article par émotion. Mais avant de se lancer, une petit défrichage s’impose 😉

 

LES EMOTIONS ET L’EDUCATION

Aujourd’hui, les émotions sont un sujet incontournable du développement personnel mais aussi de l’éducation dite bienveillante et positive.

Après des siècles à considérer l’éducation comme une manière d’amener les enfants à se conformer à ce que la société attend de ses futurs membres, on commence à la regarder comme une manière d’aider l’enfant à déployer son originalité, à découvrir ce qu’il aura à partager au monde. Ainsi, on l’amène à reconnaître ses qualités, à les cultiver et à les faire interagir avec les autres.

La perspective est si différente ! Alors qu’auparavant, il fallait faire taire les mouvements internes de l’enfant pour qu’il se plie aux attendus sociaux, il s’agit maintenant de lui permette d’apprivoiser son monde intérieur et de l’amener peu à peu à le présenter humblement comme une plus-value pour le monde, qui coexiste avec la plue-value des autres.

Ce chemin est chaotique, bouillonnant mais passionnant parce qu’unique, enrichissant pour l’enfant comme pour l’adulte qui l’accompagne.

 

 

LES EMOTIONS ET LA MAL-A-DIT

On commence aussi à admettre que les émotions étouffées engendrent des maladies. Le corps traduit à sa manière ce qui n’a pu être exprimé. Il envoie des signaux pour que la personne écoute ce qui se passe en elle, le réintègre, se réconcilie avec elle-même et avec les autres. Accueillir ses émotions est donc une question de santé !

 

FRONTIERE ENTRE L’INTERIEUR ET L’EXTERIEUR

Pour quelqu’un qui ne connaitrait pas ce langage, qui n’aurait jamais été au contact avec ses émotions, je voudrais redéfinir les émotions, à ma manière. D’abord, bien souvent, les émotions nous échappent. Elles fuitent malgré nous. Elles semblent être l’impact de l’extérieur sur l’intérieur, qui lui même se traduit par une expression visible dans notre corps : ça peut être une « mine » (de dégoût, d’effarement, de stupeur, d’émerveillement, d’enthousiasme), un geste (de tendresse, de violence, un mouvement brusque qui nous échappe, un temps d’arrêt, une paralysie), une intonation de voix (un tremblement, une voix plus faible, ou qui tonne, un ton plein d’allant, ou abattu), un regard (qui fusille, qui pétille, remplie de larmes, dans lequel on lit la peur).

Tant de signaux qui permettent aux autres de saisir ce qui se passe en nous, pour peu qu’ils y fassent attention, et quand bien même nous n’en aurions pas conscience.

 

UN BOOMERANG

De fait, l’émotion qui est visible sur le corps se répercute chez l’interlocuteur comme en écho. Elle suscite une émotion « miroir ». De sorte qu’il y a un enjeu relationnel à connaître ce qui nous habite, à le nommer pour le canaliser et en faire un levier relationnel et non plus un mur entre nous et les autres.

 

Je voudrais, par cette série, pénétrer dans notre univers intérieur, visiter des émotions banales et subtiles, et sortir des sentiers battus, des discours convenus. N’hésitez pas à me donner en commentaire votre avis, vos attentes.

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