COMMENT DEPASSER LE DOUTE ?

Tout semble aller BIEN. Objectivement. Vous poursuivez votre objectif. Vous pensez en avoir les compétences. Tout le monde vous y encourage (en tous cas, c’est globalement votre impression). Et pourtant, vous vous sentez tout d’un coup paralysé. Impossible d’aller plus loin : vous DOUTEZ. Mais d’où vient ce doute ? Et surtout : comment le désamorcer ou plutôt : le traverser !?

 

QUAND LE MENTAL PREND TOUTE LA PLACE

Le doute est une hésitation extrême. Tout devrait aller pour le mieux mais on n’ose plus. Il y a comme un noeud, quelque chose qui coince, et vous sentez sûrement que ça vient de là haut, de la tête. D’un enchevêtrement de pensées tout à fait logiques, auxquelles vous adhérez complètement ; impossible donc de les interroger; vous vous retrouver seulement avec la conviction immédiate et implacable que vous ne pouvez pas.

 

 

DANS LE DOUTE, C’EST LE CORPS QUI PARLE

Que se passe-t-il ? Bonne nouvelle : notre corps tire tout simplement la sonnette d’alarme :

NON, il n’ira pas plus loin dans ces conditions !

Ça ne veut pas dire qu’il n’ira pas plus loin, mais PAS COMME CA !

La pause s’impose pour sortir de l’ombre ce magma de pensées apparemment justes et foncièrement destructrices.

 

EN QUELQUES INSTANTS, UNE ASSOCIATION DE PENSEES PLOMBANTES

Je vous l’ai déjà partagé (dans l’article sur l’auto-hypnose) : 40 à 60.000 pensées nous traversent chaque jour. Une déferlante. Que dis-je : une cascade ! En une seconde, vous pouvez avoir produit intérieurement une centaine d’idées, à base de de réminiscences, de problèmes actuels qui tournent en boucle et surtout… de considérations sur la vie.

10.000 CONSIDERATIONS SUR LA VIE…

Certaines sont positives et nous aident à avancer : je sais qu’après l’hiver glacial, le doux printemps finira par arriver. Je sais que certains réussissent, et pourquoi pas moi, j’en ai la preuve. Je sais que l’effort est récompensé et ainsi je suis motivé à persévérer. Etc. Etc.

Mais certaines pensées nous handicapent littéralement :

je me convaincs par exemple, j’aila preuve irréfutable, et dix exemples à l’appui, que personne ne retrouve de travail après 50 ans, que la vie est dure et que tout le monde en bave c’est normal, qu’il convient de se résigner pour faire face, etc etc.

 

Les plus morbides sont celles qui attaquent notre identité : lorsque je me convaincs que je suis un salopard, que ma vie est un échec, qu’il n’y a rien de bon à tirer à mon âge, etc etc.

 

 

LES PENSEES S’ENCHAINENT PAR ASSOCIATION

Comment ça se passe ? Les pensées s’enchaînent par association. Toujours. Une pensée surgit et j’en déduis quelques chose  ; cela fait écho à une autre, qui renvoie à une autre, qui replonge dans un souvenir, qui lui même a sa conclusion dramatique.

Certaine  de ces enchaînement peuvent vous conduire à votre perte.

Particulièrement si vous ne vous en apercevez pas.

 

QUAND UN EVENEMENT VOUS ARRIVE, QU’EN DEDUISEZ VOUS ?

Le clef est dans l’interprétation des faits. Une ampoule qui grille, bof, se prendre les pieds dans un lego, habituel, avoir un PV, ça arrive.

Mais je peux aussi me convaincre, l’air de rien, de ma nullité, de ma malchance, des autres responsables de mon malheur, etc. etc.

Vous voyez le principe ?

 

ET DONC ?

Et donc : si je remonte le fil de mes pensées, en distinguant les faits et ce que j’en ai déduit, si je prends conscience de ce que je me suis dit à moi-même et que j’y réponds intérieurement autrement (cf l’article sur l’auto-coaching), alors : j’irais mieux !

Le simple fait de décortiquer mes pensées, de réaliser ce qui s’est passé apporte déjà un soulagement.

Mais si en plus je peux y répondre point par point par des paroles de compréhension, de dé-dramatisation et d’encouragement, alors, je repartirai du bon pied !

Il s’agit d’entendre ce que je me suis dit, de l’accueillir, et d’y répondre avec la voix du parent encourageant en moi (cf analyse transactionnelle).

Vous voyez ce que je veux dire ?

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