TRANSMETTRE
Asterisk Comment apprendre l’orthographe à un enfant ?
26/11/2019 Isabelle in TRANSMETTRE / No comments

Cette année, alors que mon fils est en niveau classe de CE2 d’école à la maison, il était temps de mettre l’accent sur l’apprentissage de l’orthographe. Mon fils lit peu, mais correctement. Pas suffisamment en tout cas pour qu’il s’imprègne naturellement de l’écriture particulière des mots courants. Nous nous sommes donc attelés à ce gros morceau, petit à petit, et avec succès. J’ai pensé qu’il serait peut-être utile pour certain(e)s d’avoir sous les yeux la méthode que nous avons mis en place et notre progression.

L’orthographe en CE1

En CE1, nous avions fait une sorte une initiation à l’orthographe à travers la recopie des mots tirés de cet ouvrage, qui prend appui sur la construction d’images mentales :

Un petit dessin vaut mieux qu’une grande leçon

C’était une première approche ludique pour un enfant qui écrivait encore très peu (1 à 5 lignes par séance).

J’en parle dans cet article présentant l’une de nos journées de travail de CE1.

Le début des dictées en CE2

En juillet, alors que nous étions posés en Malaisie pour quelques temps, nous avons commencé le travail formel autour de l’orthographe, de manière consciencieuse, quotidienne, et en étant conscients que ce serait un challenge !

Précautions de départ

Quelques jours avant de commencer, j’ai eu une grande discussion avec mon enfant sur :

  • l’usage de l’orthographe dans la vie courante, et particulièrement dans le travail
  • le défi que représente l’apprentissage de l’orthographe dans la langue française, riche en subtilités
  • le fait que le travail serait dur au début, puis progressivement plus facile, mais que nous serions ensemble et le ferions petit à petit

Cette discussion a nourri sa curiosité (il échange facilement) et préparé ses forces (une personne avertie en vaut deux !).

Notre manuel

Le point d’appui : le manuel de dictées de la librairie des écoles
Son avantage : il propose des textes issus de la littérature classique. Il présente des dictées préparées. Il est donc facile de s’emparer du manuel pour créer une progression hebdomadaire.

Le carnet de difficultés orthographiques

J’ai choisi de faire faire à mon fils un carnet de difficultés orthographiques, classées par catégories. Pour qu’il fixe durablement les mots compliqués et qu’il puisse les associer. Je fais le parallèle avec un palais intérieur, chaque catégorie étant une pièce.

Notre progression

Notre progression en dictée s’organise sur 5 jours. C’est le rythme qui permet d’en faire chaque jour juste ce qui est gérable :

  • 1er jour :
    1. Lecture découverte du texte
    2. Repérage des mots avec des particularités
    3. A l’oral : découpage par syllabe, puis on épèle chaque mot,
    4. A l’écrit : on le note dans le cahier de difficultés orthographiques
    5. Au fur et à mesure qu’on avance, on répète les mots précédant, pour les mémoriser.

Bref : c’est la 1ère phase de l’apprentissage par coeur. On remarque que c’est la phase la plus dure.

  • 2ème jour :
    1. Relecture du texte
    2. Recherche de mémoire des mots avec des particularités
    3. A l’oral : description d’un mot par sa particularité, découpage par syllabe, puis on épèle à nouveau. Nb : On remarque que c’est encore dur.
    4. A l’écrit : si le travail précédant n’est pas trop long, on fait l’un des exercices proposés en application.
  • 3ème jour :
    1. Recherche (de mémoire) des mots à particularité, et on les épèle. On repère que la mémorisation s’acquière.
    2. A l’écrit, dans le cahier : exercices proposés en-dessous de la dictée.
  • 4ème jour : dictée de mots
  • 5ème jour : dictée (au début avec de l’aide au rappel des difficultés, puis sans l’intervention de l’adulte et avec une autocorrection après) . Nb : la dictée est parfois découpée sur 2 jours. 

Nb : Si la dictée est simple (redondance avec des mots déjà appris), ou que Raphaël va plus rapidement, le 5ème jour est offert. Ou on fait un travail d’écriture autre, comme écrire une carte postale ou un poème.

Bilan après 6 mois

L’intégration de la routine a été assez rapide, environ deux semaines. Elle s’est accompagnée d’habitudes de repérage de mots compliqués dans la vie quotidienne, réflexe que Raphaël garde encore, et qui lui permettent de tirer vraiment partie du travail du matin.

Il a aussi le réflexe de s’arrêter pour réfléchir avant d’écrire.

Parallèlement, il a acquis une forme d’endurance dans l’écriture. Il écrit davantage et mieux (au niveau de la calligraphie). Il y prend plaisir.

C’est sans doute une combinaison de travail, âge et phase sensible. Mais le résultat en court en encourageant.

Et vous, comment vous prenez-vous pour que votre/vos enfant(s) intègre(nt) l’orthographe ?

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