SE RE-DECOUVRIR
Asterisk Clarifier son esprit en rangeant
Le 18/12/2018 par Isabelle

Ranger a des vertus insoupçonnées. Ok on brasse de la poussière, ça mange du temps sur le reste, ça « peut » mettre un « léger » stress au niveau relationnel. Mais quelle satisfaction après coup. L’impression de voir plus clair non seulement autour de soi mais en soi. Zoom sur les bonnes raisons de s’y mettre et les manières d’y parvenir le plus sereinement et le plus efficacement possible !

Les limites du côté “artiste”

L’artiste, celui dont c’est le métier, peut s’avérer minutieux dans le rangement de son matériel !

Quand notre environnement est encombré, c’est notre esprit qui s’éparpille. Notre cerveau gère toute cette partie visible et embrouillée autour de nous.  Mais à la longue, c’est de l’énergie qui n’est pas mise ailleurs

Par où commencer ?

La bonne volonté était là : on essaie, on s’y met, et c’est la catastrophe 😉

La question cependant, quand on n’a pas fait l’exercice depuis des mois, est : par où commencer ? Dois-je prévoir un temps : le faire en un bloc ou l’étaler sur plusieurs jours ? Me fixer une zone de rangement ? Mettre d’autres personnes à contribution ? Là comme ailleurs, un défrichage s’impose.

Trouver son “pourquoi”

Pourquoi on fait les choses ? Trouver son “pourquoi” donne de la hauteur et insuffle un dynamisme inégalé

Pourquoi est-ce que je veux ranger ? Qu’est-ce que je désire à la clef : accueillir convenablement mes invités ? Retrouver une certaine légèreté ? Adopter un nouveau style de vie, me débarrasser de l’inutile ? Quelles que soient mes raisons, les poser me donne une perspective : je n’agis pas en vertu d’un principe kantien, d’un « Il faut » catégorique qui appelle l’obéissance aveugle, mais parce que je le choisis. En agissant ainsi, je vis en cohérence avec ce qui est important pour moi, que ce soit les conditions dans lesquelles j’accueille chez moi, le voeu de me renouveler intérieurement, ou de changer mes habitudes. 

D’abord, y penser quelques jours

Y penser, rêver un peu : un jour, mon bureau ressemblera à… ça !

Oh… pas pour se prendre la tête et stresser dans le vide. Mais l’avoir en arrière fond, comme un objectif qu’on veut voir se réaliser dans un avenir proche, avec la satisfaction qu’on en escompte. Laisser cette pensée nous travailler. Les choses vont alors se modifier d’elles-mêmes, en nous. Au besoin, prendre un temps pour visualiser son intérieur renouvelé et l’état émotionnel dans lequel on se trouvera quand ce sera fait. Vous pouvez vous appuyer pour cela sur le protocole d’auto-hypnose que j’ai publié.

Quand ranger est un cap psychologique

Pour certains, faire du rangement, c’est changer de planète !

Mais parfois, aussi risible que ça puisse paraître vu de l’extérieur, le rangement peut-être un cap psychologique difficile à passer. En effet, l’environnement dans lequel nous évoluons est un cadre ; nous y avons nos habitudes. Ranger, c’est accepter d’en changer. Cela peut générer un inconfort vague qui incite inconsciemment à ne pas le faire. Ca n’est pas qu’on ne le « veut » pas, mais insidieusement, on va se trouver de bonnes raisons pour le repousser. Et quand on y pensera, ce sera avec un sentiment amère de culpabilité. Si c’est le cas pour vous, c’est une occasion parfaite de mieux vous connaître, d’explorer les raisons pour lesquelles vous vous sentez mal à l’aise, afin de vous accueillir tel que vous êtes, et d’y aller en douceur dans le changement.

Les vrais facteurs de stress sont souvent ridicules

Quelle est pour vous cette petite goutte d’eau qui peut faire déborder le vase ? Qui va occasionner un stress ingérable ?

La 1ère réalité à connaître, c’est que la plupart des choses qui provoquent un stress délétère pour notre santé peuvent a priori sembler minimes, quand on les compare à ce qu’endurent certaines personnes. Ce sont ces chaussettes que notre conjoint laisse traîner sans y faire attention et qui nous agacent au quotidien. Cette impression de ne pas être suffisamment valorisé dans notre travail. C’est le poids ressenti de vivre dans un Etat qui fait peser sur nous une pression insidieuse. Bien souvent, la réalité et le ressenti se croisent vaguement, de plus ou moins loin, et renforcent une croyance intérieure qui crée une barrière : une incapacité à agir efficacement pour que les choses changent. Le stress se niche dans ces zones de flou. Et l’impression que ce stress est ridicule crée une culpabilité latente qui éloigne encore plus le moment où nous pourrons effectivement changer.

Passer le cap en 3 points

Sortir de l’auto-jugement

Sortir de nos modes de pensées habituels, entrer dans une autre dimension

D’abord donc : sortir de l’auto-jugement. Que ce soit l’auto-sabotage : on se dit qu’on est incapable de changer, en drainant uniquement les arguments qui viennent le confirmer. Et-ou la comparaison et le jugement négatif porté sur soi en boomerang : les autres le font naturellement, si je n’y parviens pas, c’est sans doute qu’il me manque quelque chose, que je suis « moins bien » qu’eux. 

Accueillir ce qui est et m’aimer inconditionnellement

La base : s’apprécier comme on est

Accueillir ce qui est : le fait est que je n’y arrive pas. C’est ainsi. Et ça ne m’empêche pas d’être quelqu’un d’aimable. Ceux sont deux choses différentes. Donc je peux intérieurement me redire que je m’aime totalement, y compris avec cette problématique que je porte.

Comprendre et explorer ce qui m’a amené à bâtir cette barrière intérieure

Cette barrière que je me suis créé- parle de mon désir d’aimer et d’être aimé

 Savoir que ce stress au rangement (ou n’importe quel autre stress…) correspond à cette zone floue (je ne sais pas comment m’y prendre, je me sens impuissant) mais aussi à des parties en nous que nous n’avons pas encore explorées et qui renvoient à des valeurs que nous portons. Nous ne parvenons pas à les respecter parce que nous ne les avons jamais regardées ainsi. Qu’est-ce qui se cache derrière telle ou telle déception, récrimination, impression de subir… ou incapacité à agir ? Se poser la question en vérité, et voir ce qui vient, c’est déjà ouvrir une porte de sortie. C’est un pas important vers une plus grande conscience de qui nous sommes vraiment. Ouah !!

Le passage à l’action

Quand on est au clair sur son “pourquoi”, il est temps de passer au “comment”

Quand ce regard sur soi est posé, que vous avez pu visualiser le changement, reste la question du comment, concrètement. Vous avez certainement en vous des ressources pour trouver une manière respectueuse de procéder. Poser la question ouvertement : « comment pourrais-je ranger chez moi en étant complètement en phase avec ma manière de fonctionner et  ce qui m’importe ? », la porter quelques jours, va amener des réponses inenvisagées.

Pêle-mêle de différentes réponses possibles, qui vous montreront la complexité intérieure de chacun et combien quelque chose d’aussi anodin que le rangement peut parler de notre moi profond :

Assumer sa manière d’être

« Au fond, ce qui m’importe, c’est que le salon soit rangé pour recevoir, mais dans mon bureau, j’aime évoluer au milieu de mon foutoir, c’est mon espace à moi, de liberté, et j’aime sentir ce désordre : je l’assume. » En fait, le rangement peut être cloisonné à certaines pièces : ce n’est pas forcément « tout ou rien ». Certains ont même une pièce fourre-tout, qu’il s’agisse du garage, du grenier ou de l’arrière-cuisine. Le tout est de trouver une solution qui satisfasse nos valeurs et celles de ceux qui vivent avec nous.

Une pièce où on entasse ce qui traîne, ce qui encombre. Un vieux grenier, une pièce en plus…

Trouver le bon timing

Certain(e)s aiment le rangement, mais se sentent rapidement dépassés s’il s’agit de le faire au dernier moment. C’est trop d’un coup. Une solution : en faire un peu chaque jour, tranquillement, et apprécier les bienfaits sur soi d’agir en adéquation avec ce qui nous paraît important.

« En fait, ce qui me stress, c’est d’avoir tout à faire au dernier moment, mais si je m’y mets bien en amont, un peu chaque soir, par exemple une demie-heure, je pense que j’en tirerai une certaine satisfaction qui me donnera le dynamisme pour poursuivre. » Ici, le rangement importe, mais la manière habituelle de procéder engendre un côté « ouragan » très désagréable pour soi et pour les autres. Le simple fait de mettre en place une progression peut tout changer.

Le rangement comme expérience créative

Et s’il était possible (et même souhaitable !) de mettre une touche personnelle dans son rangement et son nettoyage…?

« Ce que j’aime, c’est plutôt de le faire au feeling, de me sentir libre de ranger comme je l’entends, quand je l’entends. Je pense que si je ne ressens pas de pression à agir, je pourrai le faire bientôt, à ma manière. » Un espace clair est important mais c’est alors davantage dans le lâcher-prise, la confiance en soi, que les choses vont se faire. Un mantra tel que : « j’ai confiance en moi, je range exactement comme je l’entends et je me surprends à aménager mon intérieur d’une manière nouvelle et exceptionnelle qui me satisfait pleinement ». Dans ce cas, le rangement est une expérience créative, une rencontre avec son potentiel. Et pourquoi pas quand on sait le lien entre extérieur et intérieur.

Le rangement comme relecture de vie !

Ranger comme on part explorer un monde familier… on se balade, on s’arrête, on se remémore, on retrouve la saveur des chemins fréquentés…

« Ce que je voudrais en fait, c’est classer toutes ces vieilles affaires, avoir un regard d’ensemble sur mes souvenirs. J’ai envie d’explorer et de faire du tri ». Si c’est le cas pour vous, quelle bonne nouvelle : ce que vous cherchez, ce n’est pas d’avoir un lieu rangé, mais de relire votre vie, de distinguer l’important de l’accessoire. C’est un chantier merveilleux. Portez ce désir et laissez venir. Si vous vous sentez désemparé devant la tâche, savez-vous qu’il existe des coachs qui peuvent venir chez vous pour vous accompagner dans ce « rangement de vie » ?

Le choix du minimalisme

Un intérieur épuré (ou presque…). Une mode scandinave qui présente bien des vertus : retour aux choses simples, espace dégagé, centrage intérieur (comme les favorisaient autrefois les abbayes cisterciennes) et sur la conversation (le regard n’est plus happé par les détails, on est juste présent à la relation)

« Ces temps-ci, je me sens porté vers une vie plus minimaliste. J’ai envie de faire de la place, de ne garder que l’essentiel. » Là encore, quel beau projet, quel chantier exceptionnel. Paris ne s’est pas fait en un jour, et ce projet-là se fera sans doute progressivement, en triant une pièce après l’autre, en réalisant ce qui est vraiment utile ou pas, en donnant à qui a besoin,… Quand c’est le désir qui fait cheminer, c’est comme si les choses venaient à nous naturellement !


Vous l’aurez compris, le rangement recouvre des problématiques personnelles qui parlent de notre identité. J’espère que vous aurez trouvé dans cet article des clefs pour vous organiser, mieux vous connaître et vous accueillir. 

Au plaisir de poursuivre ce chemin avec vous !

Isabelle

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One comment on “Clarifier son esprit en rangeant

  1. Comme apprentie minimaliste, je souscris au dernier paragraphe… faire le vide pour retrouver vraiment l’essentiel : les vêtements que l’on porte vraiment, les objets que l’on utilise au quotidien.
    Un choix qui libère.

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