VOYAGE / VIE NOMADE
Asterisk Bilan : un an de vie nomade au Vietnam – 1ère partie : le choix de rester malgré la pandémie
Le 11/02/2021 par Isabelle

Le 1er janvier 2020, nous franchissions l’une des frontières séparant le Cambodge du Vietnam. Nous étions en Asie depuis presqu’un an, et nous n’imaginions pas un instant que nous y serions encore en 2021… Nous re-projeter à ce moment, pas si lointain finalement, nous ramène à des considérations qui nous échappent un peu aujourd’hui.

Idées clefs

Dans cet article en plusieurs parties, je vous partage :

  1. Pourquoi nous avons choisi de rester en Asie en mars 2020 au lieu d’être rapatriés en France,
  2. Comment nous avons continué à voyager en 2020 malgré la pandémie,
  3. Comment nous nous sommes retrouvés mis en quarantaine par le gouvernement vietnamien pendant la 2ème vague de Coronavirus, en août 2020,
  4. Pourquoi nous avons opté, en 2021, pour une location longue durée à Hoi An, dans le centre du Vietnam. 

Mais d’abord, zoom sur nos premiers mois, de janvier à juin 2020, entre découverte du Vietnam, première vague de Covid-19 et reprise du tourisme intérieur.

Notre séjour au Vietnam : projet vs réalité

Au départ, nous pensions faire un road-trip du sud au nord du Vietnam, en quinze jours…

En franchissant la frontière de Lao Cai le 1er janvier 2020, notre plan était en effet de remonter le Vietnam, de Saïgon, au sud, à Hanoï, au nord, en passant par le centre et ses villes chargées d’Histoire : Hoi An et Hue.

Notre coup de foudre pour Thao Dien…

Mais en posant nos sacs dans le quartier animé et verdoyant de Thao Dien, à Hô-Chi-Minh ville (l’autre nom de Saïgon), nous avons été authentiquement subjugués.

Notre appartement, loué la veille sur Airbnb, était situé un peu à l’écart de la circulation, au calme. Il donnait sur une ancienne propriété coloniale. Enfin notre bâtiment disposait d’un rooftop, c’est-à-dire un toit-terrasse, depuis lequel nous avions une vue magnifique sur les alentours.

Ajoutez à cela une myriade de cafés où travailler, d’activités pour enfants, de la nourriture de rue abondante et à un prix plus bas encore que tout ce que nous avions vu jusque là en Thaïlande, en Malaisie ou au Cambodge, et nous avions de quoi vivre agréablement quelque temps…

Hésitations et décision de rester au Vietnam


Mais nous avons quand même oscillé plusieurs semaines : certes nous étions « bien », mais n’était-il pas plus raisonnable de poursuivre notre chemin ? Nous repoussions notre location de semaine en semaine, sans trop oser réserver au mois.

Et puis Stéphane a décroché un premier contrat de développeur web Symphony sur la plateforme Codeur. Cela représentait un travail titanesque. Il nous a alors paru évident qu’il fallait rester sur place pour qu’il puisse consacrer toute son énergie à ce projet.

Nous avons étendu nos visas puis repassé la frontière vietnamo-cambodgienne deux fois pour les renouveler. Nous avons immortalisé ces moments dans une vidéo de notre chaîne Youtube “Partout Chez Soi”

Comment nous avons vécu la première vague de Covid-19

A partir de début mars, la Covid-19, bête noire mondiale, s’est rapprochée de nous. Un pilote habitant dans notre pâté de maison l’avait contractée et répandue aux alentours. Nous avons alors vécu, comme tout le monde, dans une certaine insécurité, d’autant plus que notre assurance santé touchait à sa fin…

Des avions de rapatriement pour la France circulaient encore. N’était-il pas plus prudent de rentrer dans notre pays ? Mais nous avions conscience que la crise était mieux gérée au Vietnam… 

Nous avons donc fait le choix de rester en Asie. Peu à peu, les touristes et les expatriés sont rentrés en France. Nous assistions à leur départ et nous croisions les doigts en espérant avoir pris la bonne décision…


Notre décision s’est avérée positive car le gouvernement vietnamien a rapidement jugulé l’épidémie par des mesures efficaces.

Par ailleurs, le confinement était souple : nous avons toujours pu marcher dans le quartier aux heures les plus douces et même jouer au badminton dans la rue, le soir.

Comment nous avons repris le voyage

Alors que la France était accablée par l’incohérence de ses dirigeants et pleurait ses morts, nous vivions la douceur d’une vie au ralenti.

En mai, la menace étant écartée, les mesures restreignant les déplacements ont été levées et nous avons même pu passer quelques jours sur la côte sud, à Vung Tau et tourner quelques images magnifiques.

Cette parenthèse touristique a ressuscité notre envie de voyage

Une envie pressante de voir Hoi An…

Je lorgnais depuis longtemps sur la ville pittoresque de Hoi An, située dans le centre du Vietnam. Hoi An est célèbre pour :

  • son centre-ville typique,
  • ses tailleurs,
  • ses rizières,
  • sa plage qui s’étend sur des dizaines de kilomètres, jusqu’à la grande ville la plus proche : Danang.

J’avais également en tête que vivaient là-bas plusieurs familles françaises, ce qui était un atout indéniable pour notre fils.

Plusieurs semaines de discernement

Vers la fin mai, les Vietnamiens ont commencé à circuler à nouveau dans leur pays. L’épidémie était maîtrisée depuis deux mois et le gouvernement encourageait la reprise du tourisme intérieur.

Ainsi, quand l’atmosphère de la grande ville de Saïgon a commencé à nous peser et que la saison des moussons a pointé son nez, avec ses orages foudroyants tous les soirs et ses rues inondées, nous avons sérieusement pensé à bouger. Notre décision s’est prise en plusieurs semaines, en discutant et pesant le pour et le contre, et le ressenti de chacun.

Rétrospectivement, et même si nous avons eu un attachement particulier pour Saïgon, cela a été, sans aucun doute, l’une de nos meilleures décisions.

S’installer au bord de la mer !

Nous avons donc pris le train de nuit sans encombre, pour notre plus grande joie.

Puis, dès notre premier jour à Hoi An, nous avons vécu des moments inoubliables, notamment la fête de la pleine lune.

Le centre-ville était alors très animé, les rues piétonnes et les touristes se bousculaient pour faire un tour en bateau et déposer une lanterne sur l’eau en formulant un voeu.

C’est avec une pointe de nostalgie que nous regardons les images filmées dans le train couchette 1ère classe puis dans le centre-ville de Hoi An… Cette vidéo, nous l’avons appelée “Hoi An : un moment magique”, et vous comprendrez vite pourquoi en y jetant un oeil !

Au mois de juin, le climat est ici torride, la mousson arrive par l’est seulement en septembre. Tous les habitants se retrouvent donc chaque soir à la plage pour barboter tout habillés et dîner d’un plat local, comme le Cao Lau dont vous trouverez ici la recette.

Enfin, pour nous qui ne sommes pas à l’aise avec l’idée d’adopter le scooter, emblème national, Hoi An est un paradis car tout est accessible en vélo. On en loue de solides pour une bouchée de riz et c’est un délice, à cette période de l’année, de se balader en fin de journée sur les chemins en béton le long des rizières.

Pour vous donner une idée des alentours de la vieille ville de Hoi An, voici quelques images tournées à la fin de notre séjour, au moment de la moisson du riz.

J’ai conscience, en écrivant ces mots et en vous montrant les vidéos de notre chaîne Youtube, de dresser un portrait idyllique de cette ville, et j’aurais bien du mal à le nuancer….

Pourtant, ce que nous avons vécu en août 2020, nous a considérablement refroidi…

Cliquez ici pour lire la 2ème partie de cet article...

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