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Asterisk 5 étapes pour vaincre la procrastination
Le 13/11/2018 par Isabelle

Procastina-quoi ? Oui, si c’est un terme qui a le vent en poupe dans le milieu du développement personnel, le terme de procrastination n’est pas très employé par ailleurs. On lui préfère celui de paresse. On l’assimile parfois à une petite ou une grosse déprime, voire à une dépression. A un trait de caractère, une difficulté à passer l’action, comme certains sont timides ou d’autres un peu « soupe au lait ».

En réalité, la procrastination, c’est quoi ? Une énoooorme barrière psychologique qui nous fait voir tous les obstacles à dépasser pour atteindre notre but. On les grossit, on en fait des montagnes. Et on se retrouve ici et maintenant, abattus d’avance, confus, sans aucun ressort pour avancer aujourd’hui. Et de fait, on n’avance pas. Qu’on soit clair, c’est assez terrible à vivre subjectivement. Et c’est pourquoi vous avez tout intérêt à comprendre ce qui le provoque et comment vous en sortir !

A la racine, une déformation de la réalité

La visualisation en négatif, ça existe !

Quand je parle d’obstacles qui deviennent des montagnes insurmontables, c’est une réalité pour la personne qui le vit. Elle « voit » réellement que c’est d’avance « trop » dur, « trop » compliqué. Elle le voit. Hé oui, la visualisation marche très bien en négatif. On se met dans une situation, dans un positionnement, on perçoit complètement, avec nos 5 sens, que le but à atteindre est hors de portée.

Mais l’envie est là

Le hic, c’est qu’on a quand même envie de l’atteindre. Si je me dis : « je voudrais être présidente de la République », oui, les étapes à franchir pour y arriver me semblent démesurées, comme le but. Mais est-il vraiment désirable pour moi ? Pas vraiment. C’est un voeu « comme ça » mais je n’en ai pas vraiment envie, alors je ne me mets pas en route pour l’atteindre, et je n’en ai aucun regret. Par contre mon défi représente quelque chose d’important pour moi. J’ai toujours voulu écrire, c’est un désir qui qui pris plusieurs formes, et celle que j’ai sous la main ces temps-ci me paraît être la bonne pour commencer. Je ne veux plus laisser ce qui m’intéresse vraiment m’échapper.

Part-on vraiment de zéro ?

Il n’en reste pas moins que le but semble très lointain. Surtout parce que je n’ai pas grandi dans un milieu d’écrivains, je n’ai pas été formée pour le devenir, je n’ai pas de méthodologie. Je pars de zéro. Enfin de zéro, non. Car ce désir m’habite depuis de longues années. Et l’air de rien, j’ai suivi une trajectoire qui m’en a rapproché. Je n’ai pas été sur l’autoroute qui y mène, mais toutes mes expériences convergent vers ce but. Beaucoup d’éléments de ma vie incompréhensibles jusque là vont avoir ainsi leur cohérence.

“Si vous avez une idée qui ne vous lâche pas, c’est que vous avez les outils pour lui donner vie” Camille Rimbault, du blog Inspire-moi un métier

Etape 1 : creuser le désir

Mon 1er conseil serait donc d’abord, sans enjeu, sans action, penser au désir, penser aux formes que ce désir à pris dans votre vie. Penser à ce qu’il dit de vous. A la personne que vous seriez si vous pouviez le réaliser. Penser gratuitement, pour le plaisir de vous immerger dans un possible qui est de l’ordre du rêve que l’on chérit.

Je suis une adepte de l’écriture, alors je vous conseillerai toujours de défricher par écrit, pour garder trace.

Mais ça n’empêche pas qu’une fois le désir posé, il devient « vivant » à toute heure. C’est comme si le feu était passé au vert. Vous vous autorisez à y penser, et alors des ressors insoupçonnés se révèlent.

On peut grimper l’Everest. Là présentement, moi, ça ne me tente pas. Mais en fait, ça ne s’improvise pas. C’est un rêve, ruminé jour après jour, année après année.

Etape 2 : Et maintenant ? Comment faire concrètement ?

Et que se passe-t-il après, une fois que le rêve est ancré, bien là, qu’il semble donner sens à tout le reste ?

Vais-je prendre mon billet demain avec l’objectif d’atteindre le sommet l’Everest avant la fin du mois ?

Y en a qu’on essayé… Ca leur a réussit parfois… dans les films.

Mais vous et moi vivons aujourd’hui, dans la réalité.

La seule question qui se pose, une fois qu’on sait qu’on a vraiment envie de vivre ça (et seulement une fois qu’on en est persuadé par toutes les fibres de notre être), c’est de chercher par quels moyens y parvenir, concrètement.

Si on a ce désir chevillé au corps, on va pas se torpiller en optant pour des moyens délirant. On va chercher comment faire vivre ce désir concrètement, dès aujourd’hui. Se renseigner, se rapprocher de personnes qui l’ont fait, lire pour apprendre et s’identifier, chercher le meilleur process possible.

Etape 3 : le premier pas concret

Vous aurez remarqué qu’il a du s’en passer un bout de temps avant cette 3ème étape. Et pour cause : pour qu’un désir s’enracine, il en faut du temps, au moins quelques semaines ! Puis quand on est pris par ce désir, on va naturellement commencer à fouiner ici ou là, à se mettre en contact avec des personnes qui pourraient nous aider, à chercher ce qui nous correspondrait vraiment pour arriver à nos fins. Les meilleures tactiques sont personnelles, elles sont un mélange de ce que d’autres ont fait avant nous et de ce que nous avons à donner de nouveau. Tout ça prend du temps, mais c’est un temps « actif intérieurement », on se sent déjà en marche.

Et alors, le 1er petit pas s’impose. Il y a ce club de passionnés qu’on peut rencontrer ; il y a ces exercices physiques qu’on peut commencer à faire de chez soi ; il y a ce carnet de bord qu’on peut tenir pour capter comment ça bouge en nous.

Etape 4 : patience et régularité, c’est tout ?

Si vous arrivez à l’étape 4, vous savez quoi ? Vous n’aurez plus besoin de lire ces lignes, tout simplement parce que vous aurez goûté à la gratification inouïe de celui qui a déjà fait des petits pas. Le ressort est là. Le ressort pour avancer, c’est bien sûr de faire un pas après l’autre, d’y aller patiemment, de mettre en place de nouvelles habitudes, d’accepter de progresser lentement. Mais il y a surtout le vécu subjectif : la fierté des premiers résultats, la joie d’avancer dans un sens qui correspond à ce que nous portons, l’élan qui croît à mesure que l’on progresse vers ce qu’on désire vraiment.

Etape 5 : savourer le chemin

Vous vous rappelez, la procrastination, c’est avant tout un leurre de l’esprit qui conçoit un objectif comme hors de sa portée. D’autres y sont arrivés ? C’est le signe qu’ils sont meilleurs, qu’ils avaient du courage « eux » ou que le destin les a aidés. Quand on procrastine, l’estime de soi en prend un coup : les autres font toujours mieux. Et l’on a toujours un vrai bon prétexte pour ne pas y aller. Et franchement, ça pourrit la vie. On sait qu’on passe à côté de ce qu’on voudrait vraiment vivre, et c’est dévastateur.

Mais quand on a commencé, que le désir vit, que l’on pose un petit pas, quand bien même on serait objectivement loin du résultat, vous savez quoi ? On n’a jamais été aussi heureux. Parce qu’on avance dans un sens qui nous anime.

Et c’est là qu’un STOP est ultra bénéfique. Car au fond, est-ce que l’Everest sera l’objectif final ? Combien d’entre nous, une fois qu’ils sont lancés, ne révisent pas leur objectif ? Pas forcément au rabais hein. Mais plutôt en fonction de là où ils en sont, après avoir testé un tiers du chemin.

Tout est possible. Tout l’était au départ, tout l’est encore plus une fois qu’on a commencé le chemin !

Une chose est sûre : laisser vivre ses désirs profonds et avancer en fonction d’eux rend heureux.

Est-ce que ce n’est pas ça VIVRE ?

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2 comments on “5 étapes pour vaincre la procrastination

  1. Merci beaucoup Isabelle pour ce bel article!
    Très heureuse que ma vidéo vous ai parlé! C’est toujours un bonheur de voir que ce que je vis résonne autour de moi.
    Je suis touchée que vous me citiez dans votre article 🙂
    Je vous souhaite une belle aventure avec votre blog, le chemin vers ce que l’on aime est tellement beau!
    Magnifique journée

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