Catégorie : S’ORGANISER

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Asterisk COMMENT GERER LE RETOUR AU TRAVAIL APRES UNE PAUSE ?
02/01/2019 Isabelle in S'ORGANISER / No comments

Qu’il s’agisse d’un week-end, de vacances, d’une pause forcée (maladie de soi-même ou d’un proche, un impondérable à gérer), quand on s’arrête quelques temps de travailler, c’est pas toujours évident de s’y remettre : on n’est plus dedans ; ça ne semble plus naturel. Quelle stratégie mettre en oeuvre pour que la reprise se passe dans les meilleures conditions possibles ?

LA PORTEE D’UNE PAUSE

Entre deux temps de travail intensif, un temps donné

Partons d’un exemple : je m’arrête pour emmener mon enfant aux urgences. L’attente est longue, mon enfant a mal et se sent en insécurité dans ce cadre. Bien sûr, je lui consacre mon énergie en le réconfortant par un câlin, en lui expliquant ce qui va se passer ; j’échange aussi sur un tout autre sujet pour le distraire, je lui lis une histoire. Bref : je suis avec lui, totalement.

Penser « pro » à ce moment-là paraîtrait décalé ! Et pourtant il y a fort à parier qu’après cet épisode, en m’étant totalement consacrée à la relation avec mon enfant et à la gestion d’impératifs matériels, je reprenne d’autant mieux le travail. Un changement d’air « radical » a le pouvoir de raviver notre créativité. 

Plus « intense » sera la pause, plus grands seront donc les bénéfices (bon ok : pas la peine d’aller faire un tour aux urgences juste pour booster votre efficacité pro…). La 1ère clef pour reprendre dans les meilleures conditions, c’est donc de vivre sa pause à fond, sans scrupule.

ANTICIPER

la meilleure des préparations : visualiser 

C’est tout bête, mais très efficace. Qu’elle qu’ait été la durée de la pause, la reprise se fera d’autant mieux qu’on s’est mis un peu avant dans l’état d’esprit de « repartir ». On y pense, on se projette, on se réhabitue. Et on donne à notre cerveau le signal de le faire maintenant. En effet, notre cerveau ne distingue pas l’imaginaire du réel : si je me « vois » reprenant mon activité, j’active les mêmes zones que si je le faisais effectivement. De sorte que quand j’y serai concrètement, non seulement ce sera naturel, mais il se peut bien que je reprenne au quart de tour, avec des idées et une énergie nouvelles, comme si j’avais en fait repris depuis déjà quelques temps.

PRENDRE CONFIANCE PAR L’EXPERIENCE

Se poser, réfléchir, méditer,
pour mieux repartir

Force est de constater que ces deux manières de considérer la pause et la reprise sont terriblement efficaces. Un changement d’air et l’anticipation (par les petites questions Kaizen par exemple), permet de reprendre efficacement et en se sentant bien. L’expérimenter une, deux, trois fois, a un impact puissant. Cela permet à l’esprit de se rasséréner, de pouvoir se dire : « Oui, ça va se faire, et dans les meilleures conditions possibles ». Ces phrases intérieures, positives et surtout réelles (elles correspondent à une expérience), vont assoir l’estime de soi, et une confiance dans le déroulement du temps, des activités. 

Se sentir libre, repartir avec un nouvel élan

Et vous, comment comprenez-vous les bénéfices d’une pause ? Parvenez-vous à les savourer complètement et à anticiper votre reprise ? Quels sont vos clefs pour le vivre au mieux ?

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Asterisk 5 FACTEURS QUI INFLUENT CONSIDERABLEMENT SUR NOS VIES
18/11/2018 Isabelle in S'ORGANISER / No comments

Si l’on y réfléchit bien, notre sentiment d’être « bien » tient à 5 facteurs. 5 petites données qui permettent de se sentir ou non en équilibre. Les identifier, c’est se donner la possibilité de reprendre la main, d’amorcer des changements, pour que notre vie nous corresponde vraiment, que nous nous sentions bien et soyons paix.

1/ NOTRE ENVIRONNEMENT

Où habitez-vous ? Dans quel cadre évoluez-vous ? A Paris (et dans quel quartier ?), dans une grande ville de province, dans un village, en plein de la campagne ? Habitez-vous à proximité de la campagne, d’une forêt, de la mer ou de la montagne ? Quelle est votre vue depuis chez vous :  la plaine, une route, un boulevard ?

Habitez-vous dans un appartement ou une maison (dans un chalet, une ferme voire un château !?) ? Avez-vous suffisamment d’espace ?

Ca a l’air tout bête, mais nous vivons quelque part, nous y passons le plus clair de notre temps, et ce quelque part influe sur nous.

On ne vit pas de la même manière quand notre premier regard le matin porte sur un jardin ou un boulevard ! On n’est pas transformé de la même manière quand on grandit en pleine nature ou dans une ville. L’environnement est une donnée concrète qui a sur nous, à la longue, un effet puissant.

 

2/ LES GENS QUE NOUS FREQUENTONS

De même, les personnes avec lesquelles nous vivons ont une influence sur nous ! Leur manière d’être, la qualité de nos échanges, le soutien mutuel ou non : cela a un impact considérable. Peu à peu, le caractère de l’autre me transforme. C’est pour ça qu’une vie conjugale toxique (tensions continuelles, insatisfactions, manque de considération), un environnement de travail délétère (manque de reconnaissance voire attitude dégradante), des relations de voisinage qui s’enveniment, et finalement la proximité avec des personnes qui nous rabaissent a de forte chance de nous atteindre, à la longue.

De même, changer de fréquentations, s’entourer de personnes bienveillantes à notre égard, peut nous relancer et nous aider à donner le meilleur de nous même.

 

3/ NOS ACTIVITES, COMMENT NOUS NOUS ORGANISONS

Il y a bien sûr aussi la force de nos habitudes : qu’est-ce que je fais au quotidien ? A quoi j’occupe mon temps ? Si mon travail consiste en une tâche répétitive que je juge ingrate, je vais finir amère ; mon moral, mon caractère, voire ma santé psychique vont en pâtir. Si, tout en exerçant ce même travail, je m’arrange pour me ménager des activités gratifiantes à l’extérieur, je vais vivre déjà les choses différemment.

Je reprends le contrôle, j’organise mes journées pour en tirer le meilleur partie, en sachant quels sont mes besoins et comment les combler dans ma vie telle qu’elle est aujourd’hui.

4/ NOTRE ETAT D’ESPRIT

Le plus puissant de ces facteurs est d’après moi notre état d’esprit. Si je sais pourquoi je suis là, si je choisis d’y être, quelle que soit la difficulté apparente, alors je vivrais les choses de la manière que je souhaite.

Si mon travail me paraît ingrat, mais que je sais qu’aujourd’hui, c’est une source de revenus nécessaires pour élever mes enfants, je tiendrai bon. Si je reconnais que les tâches qui me sont confiées sont ingrates, mais que j’ai à être là malgré tout, je pourrais choisir de percevoir les choses différemment. Il y a sans doute, malgré tout, du Bon à apprécier et à donner. La tâche est répétitive, mais elle me laisse par exemple l’esprit libre pour penser à autre chose et je mesure que je peux choisir ce que je fais « en plus » de cette tâche. Je peux aussi savoir que la tâche n’a pas d’intérêt mais puiser dans la force dans l’entraide entre collègues. Ou mesurer que ma présence soutient d’autres personnes.

Il y a du sens. Je suis libre. L’environnement, les personnes que je côtoie, les activités que je fais, peuvent créer une pénibilité, si je choisis d’être là, je reste maître de ces circonstances et de ma vie.

5/ NOTRE HYGIENE DE VIE

Je le mets en dernier. Pourtant c’est aujourd’hui ce qu’on met en premier. Bien dormir, bien s’alimenter, faire de l’exercice, sont des recommandations de santé publique et font presque l’objet d’une inquisition. Loin de moi l’idée de les nier. Je les inscrits dans les facteurs qui influent sur notre vie. Effectivement, personne ne « tient » au-delà d’un certain nombre de nuits sans sommeil. On en devient irritable, stressé, improductif. On peut développer des troubles mentaux. Dormir suffisamment est fondamental. Mais on peut tolérer une période où le sommeil n’est pas la priorité. On dort le juste nécessaire, et on se reposera vraiment après.

De même, ce que nous avalons nous transforme.

Ca arrive en nous, c’est digéré (ou pas), cela nous donne du carburant et si nous manquons de certains nutriments, cela a un effet sur nos capacités. Mais on peut sauter un repas sans risque pour la majorité d’entre nous. On pourrait vivre 40 jours sans manger. Au contraire on redécouvrir aujourd’hui les vertus thérapeutiques du jeûne.

Plus pernicieuse est la mal bouffe. Le fait de manger 3 fois par jour (voire plus) des aliments industriels, pauvres en vitamines et riches en graisse, qui au lieu de nous apporter de l’énergie nous affaiblissent en augmentant le temps de digestion, affaiblissent notre réactivité, nous pompent littéralement nos forces. Mais : ce n’est pas un MacDo ou un paquet de gâteaux d’apérétif un jour qui vont nous anéantir. C’est la répétition, les habitudes alimentaires, de sommeil, d’exercice, qui ont un effet à la longue.

Je crois vraiment que ces 5 facteurs sont des indicateurs. Ils permettent de faire un diagnostic et de re-placer le curseur, d’opérer les changements qui s’imposent pour une vie meilleure.

Et vous, quelles sont les habitudes qui vous font du bien ? Avez-vous repéré cet impact de l’environnement, de l’hygiène de vie ou de votre état d’esprit sur votre vie en général ? Dites-le moi en commentaire ! Et si vous avez apprécié cet article, partagez-le !!

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Asterisk 5 ETAPES POUR VAINCRE LA PROCRASTINATION !
13/11/2018 Isabelle in S'ORGANISER / 2 responses

Procastina-quoi ? Oui, si c’est un terme qui a le vent en poupe dans le milieu du développement personnel, le terme de procrastination n’est pas très employé par ailleurs. On lui préfère celui de paresse. On l’assimile parfois à une petite ou une grosse déprime, voire à une dépression. A un trait de caractère, une difficulté à passer l’action, comme certains sont timides ou d’autres un peu « soupe au lait ».

En réalité, la procrastination, c’est quoi ? Une énoooorme barrière psychologique qui nous fait voir tous les obstacles à dépasser pour atteindre notre but. On les grossit, on en fait des montagnes. Et on se retrouve ici et maintenant, abattus d’avance, confus, sans aucun ressort pour avancer aujourd’hui. Et de fait, on n’avance pas. Qu’on soit clair, c’est assez terrible à vivre subjectivement. Et c’est pourquoi vous avez tout intérêt à comprendre ce qui le provoque et comment vous en sortir !

 

A LA RACINE, UNE DEFORMATION DE LA REALITE

La visualisation en négatif, ça existe !

Quand je parle d’obstacles qui deviennent des montagnes insurmontables, c’est une réalité pour la personne qui le vit. Elle « voit » réellement que c’est d’avance « trop » dur, « trop » compliqué. Elle le voit. Hé oui, la visualisation marche très bien en négatif. On se met dans une situation, dans un positionnement, on perçoit complètement, avec nos 5 sens, que le but à atteindre est hors de portée.

 

Mais l’envie est là

Le hic, c’est qu’on a quand même envie de l’atteindre. Si je me dis : « je voudrais être présidente de la République », oui, les étapes à franchir pour y arriver me semblent démesurées, comme le but. Mais est-il vraiment désirable pour moi ? Pas vraiment. C’est un voeu « comme ça » mais je n’en ai pas vraiment envie, alors je ne me mets pas en route pour l’atteindre, et je n’en ai aucun regret. Par contre mon défi représente quelque chose d’important pour moi. J’ai toujours voulu écrire, c’est un désir qui qui pris plusieurs formes, et celle que j’ai sous la main ces temps-ci me paraît être la bonne pour commencer. Je ne veux plus laisser ce qui m’intéresse vraiment m’échapper.

 

Part-on vraiment de zéro ?

Il n’en reste pas moins que le but semble très lointain. Surtout parce que je n’ai pas grandi dans un milieu d’écrivains, je n’ai pas été formée pour le devenir, je n’ai pas de méthodologie. Je pars de zéro. Enfin de zéro, non. Car ce désir m’habite depuis de longues années. Et l’air de rien, j’ai suivi une trajectoire qui m’en a rapproché. Je n’ai pas été sur l’autoroute qui y mène, mais toutes mes expériences convergent vers ce but. Beaucoup d’éléments de ma vie incompréhensibles jusque là vont avoir ainsi leur cohérence.

 

« Si vous avez une idée qui ne vous lâche pas, c’est que vous avez les outils pour lui donner vie » Camille Rimbault, du blog Inspire-moi un métier

 

ETAPE 1 : CREUSER LE DESIR

Mon 1er conseil serait donc d’abord, sans enjeu, sans action, penser au désir, penser aux formes que ce désir à pris dans votre vie. Penser à ce qu’il dit de vous. A la personne que vous seriez si vous pouviez le réaliser. Penser gratuitement, pour le plaisir de vous immerger dans un possible qui est de l’ordre du rêve que l’on chérit.

Je suis une adepte de l’écriture, alors je vous conseillerai toujours de défricher par écrit, pour garder trace.

Mais ça n’empêche pas qu’une fois le désir posé, il devient « vivant » à toute heure. C’est comme si le feu était passé au vert. Vous vous autorisez à y penser, et alors des ressors insoupçonnés se révèlent.

On peut grimper l’Everest. Là présentement, moi, ça ne me tente pas. Mais en fait, ça ne s’improvise pas. C’est un rêve, ruminé jour après jour, année après année.

 

 

ETAPE 2 : ET MAINTENANT ? CHERCHER COMMENT, CONCRETEMENT

Et que se passe-t-il après, une fois que le rêve est ancré, bien là, qu’il semble donner sens à tout le reste ?

Vais-je prendre mon billet demain avec l’objectif d’atteindre le sommet l’Everest avant la fin du mois ?

Y en a qu’on essayé… Ca leur a réussit parfois… dans les films.

Mais vous et moi vivons aujourd’hui, dans la réalité.

La seule question qui se pose, une fois qu’on sait qu’on a vraiment envie de vivre ça (et seulement une fois qu’on en est persuadé par toutes les fibres de notre être), c’est de chercher par quels moyens y parvenir, concrètement.

Si on a ce désir chevillé au corps, on va pas se torpiller en optant pour des moyens délirant. On va chercher comment faire vivre ce désir concrètement, dès aujourd’hui. Se renseigner, se rapprocher de personnes qui l’ont fait, lire pour apprendre et s’identifier, chercher le meilleur process possible.

 

ETAPE 3 : LE 1er PAS CONCRET

Vous aurez remarqué qu’il a du s’en passer un bout de temps avant cette 3ème étape. Et pour cause : pour qu’un désir s’enracine, il en faut du temps, au moins quelques semaines ! Puis quand on est pris par ce désir, on va naturellement commencer à fouiner ici ou là, à se mettre en contact avec des personnes qui pourraient nous aider, à chercher ce qui nous correspondrait vraiment pour arriver à nos fins. Les meilleures tactiques sont personnelles, elles sont un mélange de ce que d’autres ont fait avant nous et de ce que nous avons à donner de nouveau. Tout ça prend du temps, mais c’est un temps « actif intérieurement », on se sent déjà en marche.

Et alors, le 1er petit pas s’impose. Il y a ce club de passionnés qu’on peut rencontrer ; il y a ces exercices physiques qu’on peut commencer à faire de chez soi ; il y a ce carnet de bord qu’on peut tenir pour capter comment ça bouge en nous.

 

ETAPE 4 : PATIENCE ET REGULARITE, C’EST TOUT ?

Si vous arrivez à l’étape 4, vous savez quoi ? Vous n’aurez plus besoin de lire ces lignes, tout simplement parce que vous aurez goûté à la gratification inouïe de celui qui a déjà fait des petits pas. Le ressort est là. Le ressort pour avancer, c’est bien sûr de faire un pas après l’autre, d’y aller patiemment, de mettre en place de nouvelles habitudes, d’accepter de progresser lentement. Mais il y a surtout le vécu subjectif : la fierté des premiers résultats, la joie d’avancer dans un sens qui correspond à ce que nous portons, l’élan qui croît à mesure que l’on progresse vers ce qu’on désire vraiment.

 

 

ETAPE 5 : SAVOURER LE CHEMIN

Vous vous rappelez, la procrastination, c’est avant tout un leurre de l’esprit qui conçoit un objectif comme hors de sa portée. D’autres y sont arrivés ? C’est le signe qu’ils sont meilleurs, qu’ils avaient du courage « eux » ou que le destin les a aidés. Quand on procrastine, l’estime de soi en prend un coup : les autres font toujours mieux. Et l’on a toujours un vrai bon prétexte pour ne pas y aller. Et franchement, ça pourrit la vie. On sait qu’on passe à côté de ce qu’on voudrait vraiment vivre, et c’est dévastateur.

Mais quand on a commencé, que le désir vit, que l’on pose un petit pas, quand bien même on serait objectivement loin du résultat, vous savez quoi ? On n’a jamais été aussi heureux. Parce qu’on avance dans un sens qui nous anime.

Et c’est là qu’un STOP est ultra bénéfique. Car au fond, est-ce que l’Everest sera l’objectif final ? Combien d’entre nous, une fois qu’ils sont lancés, ne révisent pas leur objectif ? Pas forcément au rabais hein. Mais plutôt en fonction de là où ils en sont, après avoir testé un tiers du chemin.

Tout est possible. Tout l’était au départ, tout l’est encore plus une fois qu’on a commencé le chemin !

Une chose est sûre : laisser vivre ses désirs profonds et avancer en fonction d’eux rend heureux.

Est-ce que ce n’est pas ça VIVRE ?

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Asterisk LES INDISPENSABLES : LA MORNING ROUTINE
24/10/2018 Isabelle in S'ORGANISER / No comments

La notion de « morning routine » a vu le jour avec le best seller de Hal ELROD : Miracle Morning. L’auteur y décrit ses habitudes entre le moment où il se lève et le moment où il part travailler. En organisant quasiment minute par minute son emploi du temps, avec des activités efficientes, il s’est aperçu -et des millions de lecteurs après lui !- que cela avait une incidence capitale sur la qualité de ses journées et de sa vie en générale.

Cela vaut bien un p’tit article 😉

 

LA MORNING ROUTINE POUR ETRE HEUREUX ET REUSSIR

Les entrepreneurs à succès, les gens qui réussissent, ceux qui sont satisfaits de leur vie, auraient donc établi leur « morning routine ». Mais, allez-vous me rétorquer avec bon sens : « est-ce que je ne fais pas déjà tous les matins certaines choses par habitude ? Bien sûr que je fais mon lit, que je bois mon café grosso modo à la même heure et dans les mêmes circonstances et que je n’oublie pas de me laver les dents ! J’ai ma routine pour que ça marche ! »

 

REGARDER NOTRE ROUTINE ACTUELLE

Et oui, vous avez raison, et c’est pour cela qu’instaurer une morning routine ne va pas forcément vous coûter beaucoup, puisque spontanément, vous avez déjà des points fixes. L’idée, si vous voulez, est d’abord de l’interroger pour savoir si la routine que vous avez actuellement vous convient.

Si tous les matins, dans votre petite famille, c’est la cohue devant la salle de bain, cela fait partie de vos habitudes… et pourtant c’est objectivement du gaspillage de temps et une manière franchement désagréable de commencer la journée. Bonjour les nerfs après s’être agacé pour la énième fois parce que votre adolescente lambine à se maquiller dans la salle-de-bain, porte fermée à clef. Ce n’est qu’un exemple. Chez d’autres, c’est tous les matins la prise de tête pour que le dernier à prendre son petit-déjeuner daigne ranger la table.

La Bonne Nouvelle, c’est que la morning routine peut vous changer la vie… en mieux ! Comme toujours, « first step » : regarder ce qui est.

Comment ça fonctionne chez nous ? Juste observer. Constater.

 

1- CALCULER LE TEMPS QU’ON PASSE SUR CHAQUE ACTIVITE

Voire : le faire montre en main. Mesurer combien de temps exactement vous passez à tambouriner devant la porte de la salle-de-bain.

2- REMARQUER LES BONS MOMENTS

 

Noter aussi quels sont les instants de « pure joie », s’il en existe et je vous le souhaite. Est-ce d’ouvrir l’oeil quand la maisonnée est encore calme ? D’entendre les pas feutrés des voisins qui s’activent tandis que vous avez le privilège de ne vous lever que 20’ plus tard ? Est-ce cette minute de silence à terminer votre café, seul dans la cuisine, en regardant par la fenêtre ? Est-ce le moment où vous humez l’odeur de votre parfum avant de le mettre, en vous disant malgré vous et à chaque fois, que décidément, il vous correspond parfaitement ?

 

 

QUOI CHANGER LA-DEDANS ?

La deuxième étape est d’analyser, à froid, ce que vous souhaiteriez changer, dans l’idéal. Retrancher. Mais aussi : AJOUTER.

Vous avez toujours rêvé par exemple d’avoir 10’ de calme total ?

De commencer cette journée par un geste affectueux pour votre conjoint et pour chacun de vos enfants ?

De vous faire un petit dej’ « healthy »  à base de mixture vegan hautement vitaminée 😉

Votre plaisir serait plutôt de savourer votre café en lisant tranquillement votre journal pour enfin vous rapprocher de votre idéal du père de famille dans les films américains  ? 😉

 

Sérieusement : que voudriez-vous avoir le temps de faire le matin, tous les jours ?

Une donnée à prendre en compte, en plus du plaisir, est la notion de progression. Ce que je fais tous les jours va me transformer. Si j’ai conscience d’avoir tous les jours mes 10’ de calme intérieur, de méditation tranquille en savourant mon café, mon état d’esprit général sera plus positif. Je serai plus serein devant les évènements extérieurs potentiellement stressant. Car j’aurais eu mon quota de paix, et j’aurais pris de la hauteur, je saurais intrinsèquement que la vie vaut plus que ça et que s’agacer va juste me nuire.

Le fait de prendre un petit temps pour soi le matin apporte une réelle valeur ajoutée.

Mais pensez donc au potentiel de progression si vous pratiquiez aussi tous les jours 10’ d’une activité constructive, à cette heure de la journée où l’esprit est frais et dispo ?Tous les jours d’une activité qui demande un apprentissage, de la persévérance, mais dont vous percevez que la maîtriser va vraiment vous apporter quelque chose.

Nous parlions de calme : c’est en général un « plaisir » auquel on aspire tous. Commencer sa journée sereinement, en laissant les pensées émerger. Mais on pourrait parler de méditation. Tous les matins, je médite quelques minutes, c’est-à-dire que je fais le calme en moi en écoutant les bruits alentours et en percevant mes sensations.

Quelles sont les autres activités positives qui apporteraient un mieux à votre vie en générale ?

 

UN « MUST HAVE » DE LA MORNING ROUTINE : LE SPORT

Nous nous accordons tous sur l’idée qu’un peu de sport tous les jours nous ferait le plus grand bien. Mais rares sont ceux qui mettent leur réveil 1h plus tôt pour aller faire leur jogging. Quoique ceux là semblent en être accrocs.

 

Ne visons pas la lune, juste la mise en place de saines habitudes, et ce : PEU A PEU.

Pour ma part, je fais 5 à 10’ de gym, en prenant conscience de mes mouvements.  En visant d’abord un étirement. Ma respiration. Les sensation en moi. Puis en travaillant une zone pendant 3 semaines par exemple. Le fait de le faire tous les jours un tout petit peu et en conscience amène à s’approprier le mouvement, à sentir qu’on le maîtrise mieux et qu’on en tire des bienfaits sur son corps. Pouvoir observer le résultat de son travail (ici en terme de fermeté, de bien-être, d’équilibre), est un puissant facteur de motivation à durer. Quand on a goûter à quelque chose qui nous fait du bien, on a à coeur de le garder.

 

ETRE CREATIF ET APPRENDRE

Hal Elrod suggère aussi d’intégrer une activité de création. Retenez surtout que c’est à vous de piocher dans les activités qui vous tentent, qui vous semblent pertinentes. Testez trois semaines, en y allant tout doux. Et faites un bilan ensuite, pour vous réajuster.

1- LES PAGES DU MATIN

Une autre activité qui change tout, c’est ce que Julia Cameron appelle « les pages du matin » dans son livre Libérez votre créativité. Il s’agit d’écrire à la main (je le fais sur l’ordinateur et je m’en porte très bien aussi ;-)) 3 pages d’affilée sur ce qui vous vient à l’esprit.

Pour vider votre tête des problèmes récurrents.

Voire émerger une certaine clarté… Des solutions peut-être.

Souvent ces pages amènent aussi à revoir ses objectifs, à poser ses sentiments ambivalents, à exprimer sa gratitude.

Dans tous les cas, cet exercice, fait tous les jours, amène une plus grande connaissance de soi et une maîtrise de son temps et de ses pensées, avec un plus grand « rendement » de son temps. Le jeu en vaut la chandelle non ?

 

2- LIRE QUELQUES PAGES D’UN LIVRE INSPIRANT

Certains apprécient aussi, de lire un peu. Quelques pages par jour. Pour apprendre, se nourrir. Pour ma part, je réserve cette lumineuse activité au soir 😉 Je lis aussi dans les transports. Et je lis pour mon enfant (et ça n’est pas parce que c’est un enfant que je ne lui « que » des livres spécifiquement pour enfants 😉 Mais j’en reparlerai dans un article consacré à la pédagogie Charlotte Mason, que j’applique en partie)

 

 

 

A VOUS DE TESTER !

Je pourrais vous parler encore des bonnes idées pour aménager votre routine. Mais le but est que vous trouviez celle qui vous convient.

Celle qui colle, celle avec avec laquelle vous vous sentez plus « vous ».

Et après ? Après… pourquoi pas se lancer dans une « evening routine » …? 😉

Suggestion de décor pour votre « evening routine » 😉

 

Et vous, quels sont vos « dadas », les activités du matin que vous ne lâcheriez pour rien au monde ?

Les difficultés récurrentes auxquelles vous vous heurtez ?

Ecrivez, faites émerger tout ça ! Quand on pose les choses par écrit, notre capacité à les dépasser est considérablement accrue !!

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