Catégorie : SE RESSOURCER

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Asterisk 3 MANIERES ORIGINALES DE VOUS DETACHER D’UN PROBLEME OBSESSIONNEL
09/01/2019 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

Dans On a toujours une seconde chance pour être heureux, Yves-Alexandre Thalmann s’intéresse à l’impact de nos pensées sur notre sentiment d’être heureux. Et bien sûr, lorsqu’on est obnubilé par un problème qui nous paraît insoluble, notre degré de bonheur perçu frôle le zéro ! L’auteur suggère alors 3 petites astuces pour s’en dépêtrer !

1- DISSOCIER PENSEE ET REALITE

Penser et repenser à votre problème vous bloque et vous empêche littéralement de voir une solution

Le problème devient comme son nom l’indique « obnubilant »… quand nous y pensons à l’excès. C’est la pensée qui nous mine. Or la pensée n’est pas la réalité. Elle ne fait que s’en rapprocher et souvent la tordre : elle va lui associer par exemple des regrets et des prévisions alarmistes. Le premier conseil est donc de dissocier la pensée et la réalité, notamment en commençant ses phrases par : « Je suis en train de penser que… »

2- INTRODUIRE UN BRIN D’ESPIEGLERIE

Rire de soi, rire d’une situation pour la voir autrement, avec plus de légèreté

Non pas que la situation prête forcément à rigoler ! Mais introduire un peu d’humour va engager d’autres circuits de votre cerveau que l’habituel ressassent automatique du problème. Cela va permettre de prendre de la hauteur, instantanément, et d’activer vos zygomatiques 😉

A/ LE DIRE AVEC UN ACCENT

Expliquez ce qui vous tracasse en mode « orang-outan »… chiche ?

Se dire exactement la même chose que l’instant d’avant, le même déroulé, les mêmes arguments, le même air indigné, avec toute la réaction « brute »… mais le dire avec une voix ou un accent différent ! Essayez, c’est bluffant ! Comment résister à l’envie de se bidonner quand on parle d’un probable licenciement avec l’accent de Schwarzenegger ! 

B/ LE CHANTER

Chanter ses problèmes « à la mexicaine »… osez, oses, osons ! Fou rire garanti !

Dans la même veine, on peut « chanter » son problème sur un air connu, comme « Joyeux anniversaire ». Votre cerveau va mettre deux « filtres » improbables l’un sur l’autre (une chanson de votre enfance, et un sujet « sérieux ») : court-circuit assuré : le côté désopilant aura vite fait de vous faire prendre de la hauteur !

3- SCENARISER SON PROBLEME

En avant, prêt, tournez !!

Et oui, tout simplement : vous faire un film au sens propre. Pas avec une caméra, mais en imagination, comme si vous y étiez. Vous voyez Hollywood, le plateau, vous avez fixé le sénar’, vous êtes derrière la caméra : action ! Le top du top : donner un titre à ce Blockbuster !!

Ainsi, la prochaine fois que vous aurez à nouveau le nez dans le guidon, que vous serez réveillé par votre obsession, vous pourrez intérieurement vous dire : « Ca y est, je me rejoue « Les difficultés avec mon chef 2.0 » ». 

Ces quelques astuces ont un point commun : elles relativisent la pensée, et créent un biais cognitif, une échappée. Instantanément, elles permettent de prendre de la hauteur et donc de redevenir maître à bord.

Vous avez essayé ? Alors, quel est le titre de votre scénario préféré…? 😉

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Asterisk 5 LIVRES POUR DECOUVRIR L’HYPNOSE
07/01/2019 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

L’hypnose me fascine. Non pas parce que cela permettrait, comme on pourrait le penser, de détenir un pouvoir sur autrui. Mais parce qu’il s’agit d’explorer les ressources cachées de l’inconscient, d’ouvrir sur des possibles inconcevables avant cette exploration. J’ai découvert l’hypnose à travers quelques livres. Je ne résiste pas à l’envie de vous les partager.

Un thérapeute hors du commun, Milton H.Erikson, Jay HALEY, 1973

L’histoire de celui qui a réinventé l’hypnose, qui en a fait une thérapie efficace. C’est une 1ère entrée, à travers une biographie fascinante

Erikson, hypnose et psychothérapie, Dr Dominique MEGGLE, 1998

Toujours la vie de Milton Erikson, mais croisée avec la relecture et la pratique d’un psychiatre français. On restitue Erikson dans son temps, et la thérapie par l’hypnose dans ce qu’elle a d’actuel.

L’hypnose générative, Stephen GILLIGAN, 2012

L’auteur, qui a connu Erikson, a poussé l’hypnose jusque dans ses possibilités créatrices. Pour lui, l’hypnose permet non seulement de réconcilier l’individu avec lui même mais aussi de l’ouvrir à tous les possibles. C’est la personne qui consulte qui détient sans le savoir à la fois les racines et les clefs de son problème. Le thérapeute se situe comme un accompagnant. J’y trouve des clefs nombreuses et valides pour une auto-hypnose.

50 exercices d’autohypnose, Mireille MEYER, 2012

Un petit fascicule très abordable pour découvrir l’autohypnose chez soi. Une manière très simple de se lancer. Je me suis inspirée de l’un des exercices de ce livre pour vous présenter un protocole d’auto-hypnose.

Guide pratique d’hypnose rapide, Jordan VEROT, 2018

L’auteur dirige un centre d’hypnose. Il livre ici toutes ses clefs pour permettre à des patients d’entrer en hypnose. Un ouvrage plein de bon sens, très détaillé, qui repose sur la pratique de l’auteur. Il s’agit du tome 1, le tome 2 est à venir.

Cette liste n’a aucune prétention à être exhaustive. Je vous partage plus mon cheminement qu’une bibliographie 😉 Si cette liste vous a inspirée ou que vous avez d’autres ouvrages à me recommander, n’hésitez pas à me le dire en commentaire !

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Asterisk AUTO-HYPNOSE : PROTOCOLE DE VISUALISATION
15/12/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / one comment

Vous le savez si vous avez lu mon article sur l’auto-hypnose, il s’agit selon moi d’un outil puissant de connaissance de soi, d’intégration de notre histoire ; mais l’auto-hypnose peut aussi permettre d’accélerer la réalisation de nos objectifs. Pourquoi s’en priver ? Pour vous initier, j’ai rédigé un protocole d’auto-hypnose, une manière (parmi d’autres) d’entrer dans cet exercice. Une expérience à découvrir…

 PREALABLES

Travail avec une feuille et un stylo !

Avant de commencer la séance d’auto-hypnose, prenez le temps d’écrire ce que vous en attendez

Avant toute chose, un défrichage s’impose, crayon en main : sur quoi souhaitez-vous « travailler » ? Quelle est votre préoccupation ? Que voudriez-vous voir changer ou plutôt faire émerger dans votre vie ? Et dans combien de temps ? Soyez le plus précis possible dans votre description.

Un endroit calme et serein 

Veillez à ce que personne ne vous dérange !

Choisissez un moment où vous ne serez pas dérangé, et un endroit calme. Au besoin, vous pouvez mettre des boules quies ou un casque.

Déterminez à peu près le temps que vous souhaitez consacrer à cet exercice

Déterminer à l’avance le temps qu’on veut consacrer à la séance va inciter naturellement le corps à le respecter

Le fait d’y avoir pensé auparavant va induire naturellement le respect de ce temps, sans même que vous y fassiez attention.

RELAXATION

Allongez-vous, mettez-vous en tailleur sur un coussin, ou bien assis (si possible sans vous adosser pour rester vigilant).

Se détendre complètement pour entrer en auto-hypnose

Respirez profondément à plusieurs reprises. Sentez l’air qui pénètre en vous, qui passe à travers vos narines. Sentez vos poumons, votre ventre qui se gonflent. Sentez la détente qui se fait quand vous êtes attentif à votre respiration.

Quand vous le sentez, vous pouvez fermer vos paupières, vous laisser aller.

Si vous le voulez, posez maintenant vos mains sur votre ventre pour percevoir les mouvements de votre corps à l’inspiration et à l’expiration. Appréciez le bercement de cette respiration. Percevez-vous ce qui se passe à l’intérieur de vous ? 

ACCUEILLIR LES TENSIONS

Le stress provoque souvent des tensions dans le cou. Se mettre en présence de cette douleur a un impact sur le ressenti.

Portez votre attention au-dedans. Si vous ressentez une tension à un quelconque endroit de votre corps, allez mentalement jusqu’à cet endroit, demeurez-y pour accueillir ce qui s’y passe. Juste être là, accueillir. Notre corps parle à sa manière et souhaite comme nous être entendu. Demeurez là si vous le souhaitez, autant que vous le souhaitez.

SURVOLER LE CORPS EN PRESENCE

Voyageons maintenant dans ce corps, avec lequel vous vivez, qui vous accompagne fidèlement de votre conception à votre mort. Chaque cellule y a son importance. La vie circule en vous. 

Votre squelette est UN

De l’extérieur, on voit si peu ce qui se passe vraiment en nous !

Vous pouvez porter votre attention sur votre squelette qui ne fait qu’un, avec des articulations qui lui permettent de se mouvoir.

Soyez dans votre crâne, votre mâchoire, votre trachée, vos côtes, les os de vos bras et de vos mains, votre colonne vertébrale, vos hanches, les os de vos jambes et de vos pieds. Tous ces os sont reliés. Passez de l’un à l’autre mentalement.

Le sang vous irrigue

Le sang circule dans tout notre corps sans que nous le sentions

Le sang circule dans vos muscles, vos organes. Vous êtes sans cesse irrigués.

Des influx nerveux vous traversent. Vous êtes prévenu en un éclair d’une douleur ou du plaisir, du bien être, de la faim ou de la satiété. Votre corps vous informe pour que vous usiez pleinement de ses capacités. 

Les innombrables pensées traitées par votre cerveau

Un cerveau en ébullition. Des milliers de pensées peuvent le traverser en un instant

Passons maintenant dans votre tête, votre cerveau si complexe, qui draine une quantité inouïe de pensées à tout instant. Il perçoit, analyse, conçoit des choix, donne l’impulsion d’agir. Quelle merveille à chaque instant. Nous sommes doués de tant de fonctions, d’une si grande capacité de réflexion. Notre cerveau vit et évolue, s’adapte aux circonstances, aux connaissances. 

Les organes silencieux

Percevez-vous intellectuellement combien nos organes travaillent pour nous : cette digestion qui se fait tandis que nous reprenons nos activités, ces cellules de la peau, des cheveux, des ongles qui se recréent, l’usine des poumons qui filtre l’air, nos organes génitaux qui vivent au rythme de nos hormones.

Les battements du coeur

Ecoutons un instant les battements de notre coeur sans lesquels nous ne serions pas en vie

Percevez-vous les battements de votre coeur en vous ? Vous pouvez poser votre main droit sur votre coeur et demeurer là un instant. Votre corps travaille pour vous, souvent à votre insu. Une re-création constante. Quelle merveille de complexité. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Comment vous sentez-vous avec la conscience de ce qui vous habite ?

TROUVER EN SOI UN SOCLE

Où est-ce que je me sens en sécurité, en moi ? Le coeur en est-il la porte d’entrée ?

Dans ce corps qui est UN, demeurez autant que vous le souhaitez. Visitez une zone, selon votre inspiration. Et essayez de discerner un endroit secure, un lieu en vous où vous vous sentiez bien, extérieur au brouhaha du monde. Cela peut être dans votre bas ventre ou au niveau de votre nombril, un lieu où la respiration se fait plus calme.

ENTREE EN AUTO-HYPNOSE : 

L’escalier pour entrer en auto-hypnose

Je descends une à une les marches qui me conduisent vers l’intérieur de moi-même, en auto-hypnose

En vous, dans cet endroit qui semble à part, ou bien juste en étant présent à votre respiration, et en pensant à cet endroit en vous qui est plus profond à vous-même que vous-même, je vous invite à vous imaginer maintenant en haut d’un escalier. Et vous vous apprêtez à le descendre. Où va-t-il selon vous ? Qu’est-ce qui vous vient à ce sujet ? C’est tout à fait libre : laissez venir l’environnement. Puis, intérieurement, tandis que vous allez lentement descendre cet escalier,  prononcez un décompte en partant de 10 et vous rapprochant lentement de 0. Vous descendez cet escalier et à chaque marche, vous prononcez un chiffre. Vous entrez au fond de vous-même, en vous. Pour vous ressourcez, explorez de nouvelles possibilités, vous connaître à travers ce que votre Inconscient vous communique.

La porte et le jardin intérieurs

Où cet escalier s’arrête ? Laissez votre Inconscient le déterminer. Comment ça se passe en vous ? Où êtes-vous ? 

Au bout de l’escalier, une pièce, qui conduit à une porte. Et de l’autre côté…

Vous pouvez si vous le souhaitez, arrivé au 0, visualiser une petite pièce, avec une petite porte, comme celle qu’Alice a franchie pour pénétrer dans le pays des merveilles…

Vous avez la clef, tournez la serrure, entrez. Comment est-ce : voyez-vous un parterre de verdure, une lumière douce et naturelle qui réchauffe ? 

Allongé dans l’herbe, en vous

Allongé dans l’herbe, vous vous sentez bien, prêt à explorer cet objectif qui vous tient à coeur, tel un journaliste

Vous pouvez vous allonger et vous détendre complètement tandis que chacune de vos cellules sent les bienfaits de ce contact avec la terre. Votre peau perçoit la douceur de l’herbe comme celle de la contrée des Hobbits… et vous pouvez vous sentir relié à la terre. Quelque part, sous cette terre, à des milliers de km, il y a le noyau de la terre et son énergie fantastique. Et ce soleil qui brille sur vous est lui aussi une source intarissable de régénérescence. 

VISUALISATION

Se voir ayant atteint l’objectif

Savoir parler en public, un objectif d’auto-hypnose

Dans cet état de profonde relaxation, je vous invite à laisser émerger ce voeu que vous portez pour la suite, cet objectif que vous souhaiteriez atteindre. Voyez-vous ayant atteint cet objectif. Dans quel état êtes-vous ? Sentez l’euphorie qui vous envahit, la satisfaction, la fierté. Voyez le contexte de cette réussite, les personnes qui vous félicitent, ce que vous ressentez à ce moment là. Restez là avec cet objectif atteint, et décrivez la scène : « je suis à tel endroit, j’ai complètement réussi à…, je me sens absolument…, je perçois que…., autour de moi, cette réussite provoque…, et cela me fait…. ». Vous êtes cette personne qui a atteint son objectif. Cette personne est en vous, elle est une partie de vous

Se parler de son soi futur à son soi présent

Le « moi » qui a atteint son objectif est le meilleur partenaire du « moi » qui cherche à l’atteindre

Alors cette personne peut parler à celle qui est là maintenant, l’encourager et décrire les pas concrets à faire pour atteindre son but, l’accompagner avec des mots justes, qui valorisent ce que vous êtes aujourd’hui et qui va permettre justement à cet objectif d’être atteint. Ces mots sont porteurs d’espoir et d’un enthousiasme dont vous pouvez vous imprégner totalement.Vous êtes à vous -même votre meilleur coach, comme je l’expliquais déjà dans un article sur l’auto-coaching. Vous connaissez vos qualités, vous connaissez les ressources et le chemin, et vous allez vous surprendre. Demeurez dans cet état, en en explorant les différentes facettes. 

Ancrer des résolutions à travers des paroles au présent

Quand nous sommes totalement en nous-même, les mots que nous prononçons ont valeur de vérité opérante

Ancrez en vous des paroles qui font sens pour vous, avec lesquelles vous vous sentez aligné, qui vous correspondent totalement. Et pour accompagner ce chemin, vous pouvez prendre une résolution : « A partir de maintenant, j’avance de fonction de mon objectif de… », « j’agis pour devenir…. », « je progresse vers… », « je me sens totalement…. » 

SORTIE D’HYPNOSE

Respirez profondément

Goûtez ces paroles que vous vous dites. Appréciez ce moment. Et quand vous le sentez, respirez profondément en vous rappelant à l’idée que vous allez bientôt maintenant revenir ici et maintenant, dans votre fauteuil, sur votre lit, assis sur ce coussin. Mais avec quelque chose de nouveau, de vivant en vous, la trace perceptible de ce voyage intérieur que vous venez d’accomplir. Peut-être cette phrase qui marque un changement. Cette sensation de bien-être. Cette impression de vous être rencontré vraiment. Que c’est possible.

Quelque chose en vous a changé. L’auto-hypnose transforme le regard.

Prenez tout le temps pour respirer profondément, et vous imaginer maintenant reprenant vos activités avec un regard neuf

Ouvrez les yeux et observez

Quand vous le sentez, vous pouvez rouvrir les yeux et prendre tout votre temps pour observer votre environnement.

Revivez un instant le voyage accompli, les découvertes. Exprimez votre gratitude. Promettez vous peut-être de revenir bientôt, fixez un prochain rdv en présence de vous-même, pour revisiter ce même objectif afin de l’ancrer profondément.

Revenez ici et maintenant. Imperceptiblement, quelque chose a changé. Vous êtes ouvert aux possibles

Et vous, quelle  est votre expérience de l’auto-hypnose ? Cet exercice vous a-t-il plu ? N’hésitez pas à en témoigner en commentaire !

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Asterisk MES 3 HABITUDES POUR ETRE ZEN AU QUOTIDIEN
05/11/2018 Isabelle in SE RESSOURCER / one comment

Zen et anxieux, c’est possible ? Euh… Si j’avais du culot, je me qualifierais d’experte es stress. Parce que depuis que le monde est monde pour moi (en gros, depuis ma naissance), la nouveauté m’impressionne… et dans le combat de ma vie, la Peur l’a souvent emporté sur l’appétit d’aventures. Elle a pris deux visages : l’attentisme, cette solution de repli (attendre que ça se passe), et la fuite en avant (foncer tête baissée sans réfléchir aux conséquences, jusqu’à la 1ère chute, lamentable et désespérante). Mais depuis peu, je suis une trouillarde repentie : oui, je suis passée de l’autre côté du mur : côté zen et je dois cela… à trois petites habitudes qui ont tout changé dans ma vie. Comment ne pas les partager, en espérant faire des émules…? 😉

 

1/ EXPLORER MES PENSEES

Mon gros problème, c’était de contenir mes perceptions, mes impressions et l’imbroglio d’idées et d’arguments qui se chevauchaient dans mon esprit dès qu’une difficulté se présentait. Vous savez à quelle vitesse les impressions circulent en nous : en un instant, nous pouvons nous effondrer, persuadés que nous sommes nuls, bêtes, moches, incapables, sans avenir, etc. etc. (qui complète la liste ?). En fait, ces déductions arrivent au terme d’un exposé intérieur : une idée, qui en appelle une autre, qui évoque un souvenir, qui provoque un malaise, qui confirme une croyance négative sur nous : et le tour est joué. Seulement, tout ça est fulgurant, quasi simultané, et on se rend compte surtout du coup de poignard final.

Alors ma technique, qui est devenue une habitude zen du quotidien, la voilà : quand je sens la moutarde monter, je sors, je trouve un coin paumé… et j’expose tout haut TOUT TOUT TOUT ce qui vient à l’esprit et les émotions liées : je crie, je pleure, j’argumente sec, je débats, « ça » débat. Je pèse le pour, le contre, je suis le juge et toutes les parties, j’écoute les coups de gueule des jurés, je fais intervenir à la barre le tout petit en moi et je suis le juge qui descend de son estrade pour venir l’apaiser ; je joue le grand théâtre de mes personnages d’enfant-parent-adulte (analyse transactionnelle), je diffuse un instant mon film victime-sauveur-bourreau, j’écoute jusqu’au bout la plainte en boucle, je laisse la peur repeindre la salle d’audience avec son vomi, j’accueille TOUT. Et j’avise, en ménageant à chacun la reconnaissance dont il a besoin, et en trouvant une solution qui me satisfait vraiment.

On pourrait croire que je fabule, que je vire schizo, que je tire la chasse d’eau. Oui, je parle toute seule, ça me fait du bien, sans faire de mal à personne, c’est libérateur et je le place sans conteste comme 1ère habitude zen !

 

2/ ECRIRE A UNE AMIE

Ensuite, parce que je n’ai jamais su faire complètement toute seule, qu’on a souvent besoin d’un appel d’air, d’un vis-à-vis, du regard d’un tiers, j’ai une amie, une très bonne amie, à qui je peux tout confier. Notre truc, c’est d’échanger sur Messenger. Echanger par écrit, quand on le sent. On sait qu’on ne dérange pas l’autre. On sait que bien souvent, on a juste besoin de le dire et de savoir que l’autre le sait. 

Alors on ne se prive pas. C’est si bienfaisant de pouvoir exprimer à quelqu’un ce qui nous habite en sachant qu’on sera totalement accueilli et accepté.

Et puis l’écriture a des vertus puissantes. Quand on écrit, on développe la maîtrise de ses pensées. On est ensuite plus attentif. Et on peut choisir de changer. On s’aligne peu à peu entre nos valeurs, nos convictions, et nos objectifs. Le tout avec une énorme indulgence pour notre nature humaine, tâtonnante, qui a tant besoin de se sentir rejointe, comprise, accompagnée.

Enfin écrire, c’est garder une trace. Une fois qu’on a posé ce qui nous habite par écrit, on peut toujours remonter le fil de la discussion pour la relire, immédiatement ou des mois après. Et voir ainsi les choses sous un autre angle, se confirmer, enrichir, élargir notre perception. 

Amitié et écriture sont donc évidemment au coeur de mes habitudes zen ! 

 

3/ CONTEMPLER

Ma troisième habitude paraîtra banale à certains ; les « vrais » la saisiront. Cette habitude-là, on ne l’embrigade pas dans une formule. Tous les jours, j’ai besoin, c’est vital, de contempler la création. Je le fais à trois moments différents de la journée. 

Le matin, juste après mes étirements, je sors respirer le bon air, emmitouflée si besoin sous trois couches d’épaisseur, un mug de café chaud dans la main gauche, un parapluie dans la main droite. Je savoure le silence, le commencement, la nature, et moi au milieu. Ma joie est toujours toujours là dans ces instants. Et quand j’ai la chance de voir le soleil se lever, ma journée sera belle.

Je puise dans ces premiers rayons du matin une force surprenante.

 

Plus tard, je me ballade, en regardant la nature, qui change jour après jour. J’ai trois trajets, mais comment se lasser ? Je regarde tantôt l’infiniment grand, tantôt l’infiniment petit. Tantôt la végétation, tantôt la vie animale. Je vais de découverte émerveillée en gratitude.

 

Le soir enfin, la nuit étoilée m’éblouit. Je suis toujours stupéfaite : c’est beau et si lointain. Nous sommes si peu et l’univers est si vaste. La vie nous est donnée maintenant, à savourer. Et ce satellite qui nous suit, la lune, je suis sa trajectoire, je lui expose mon visage pour un bain apaisant.

 

Trois habitudes, c’est trop peu… J’aurais voulu vous partager ce que je puise dans la lecture, le fait de côtoyer des personnages inspirants. Dans l’auto-hypnose, ce voyage intérieur. Et dans le fait d’être auprès de mon enfant qui a 7 ans, à hauteur d’enfant, en recontactant mon propre enfant libre, créatif, et en sollicitant en moi les ressources de sagesse que je n’aurais sans doute pas explorées sinon. 

Ce sera pour une prochaine fois, un prochain article, sur le blog d’Olivier ou sur le mien 😉

Isabelle

Cet article a été écrit dans le cadre d’un évènement inter blogueurs proposé par Olivier Roland qui anime le blog « Habitudes Zen ». Si vous aussi, vous êtes stressé, prêt à vous repentir, je vous recommande la méthode pas à pas proposée dans cet article

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Asterisk FONCEZ LIRE DES LIVRES PRATIQUES !
29/10/2018 Isabelle in SE RESSOURCER / No comments

Dans notre chère nation, lorsque le petit d’homme commence à déchiffrer, on lui fait lire des histoires. Pour l’attirer, lui donner envie de connaître la suite et donc l’amener peu à peu vers une lecture fluide en prenant le plaisir pour tremplin. C’est une méthode pleine de sagesse et loin de moi l’idée de la remettre en cause *. Plus tard, le jeune lit des énoncés, des manuels, il déchiffre les panneaux : il a une lecture plus utilitaire, même si on l’ouvre aussi à tout type d’oeuvres de fiction. Mais à aucun moment de son cursus, on ne va me semble-t-il (démentez-moi en commentaire ;-)) lui proposer en lecture suivie un ouvrage qui lui permette d’apprendre une nouvelle matière par lui-même, de A à Z. Ce que j’appelle les livres pratiques et dont j’aimerais vanter ici les mérites ! 😉

 

DES LIVRES EN « COMMENT »

Exemple de livres pratiques : comment devenir père ?

Molière…? Vous avez lu j’imagine ! Le manuel de physique de 4ème ? Aussi bien sûr, au moins les pages obligatoires. Mais qu’en est-il de : « Comment faire une maquette ? Organiser une réception. Apprendre le chant lyrique. Rénover sa maison. Ou élever son enfant » ? Ca, si aujourd’hui vous savez le faire, c’est que vous l’avez appris « à côté » de l’école. 

 

A QUOI BON INITIER LES ENFANTS A LA LECTURE DE LIVRE PRATIQUE ?

Certains diront que « ça ne regarde pas l’école », c’est de l’ordre de la passion. Cependant, force est de constater que la plupart du temps, c’est lorsqu’une personne cultive cette passion qu’elle se sent satisfaite de sa vie, qu’elle perçoit sa valeur ajoutée, et c’est même plus souvent qu’on ne le croit, ce qui la pousse vers un métier ou qui fait la différence lors d’un entretien d’embauche… Sur le marché du travail, avoir une passion fait la différence !

D’autres diront que ceux sont « des choses qui se transmettent » : qu’il faut qu’un connaisseur vous initie. Et encore une fois, je ne me permettrai pas de contester la voix du bon sens. Mais il arrive que parfois, on déchante et on se dit qu’au fond, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et que la prochaine fois, on apprendra en furetant sur le net ! 

Preuve qu’on sent quand même que dans tous ces apprentissages qui se font en dehors de l’école ou à l’âge adulte, ce qui nous plaît, c’est d’apprendre par nous-même. De suivre un désir, d’explorer, de tester, de se réajuster en ayant le résultat pour seul arbitre et la fierté comme récompense.

Ce processus, si sain, n’est-il pas un modèle d’apprentissage ? N’y aurait-il pas alors de l’intérêt à l’intégrer d’une manière ou d’une autre dans l’instruction ?

 

ON APPREND BIEN CE POUR QUOI ON EPROUVE UN INTERET

On le sait bien : on retient bien ce qui nous plait. Et cela nous plait car on y voit un intérêt. J’ai déjà parlé de l’énorme avantage qu’ont les gens qui ont cultivé la curiosité depuis leur plus âge (ou dont la curiosité naturelle n’a pas été étouffée par l’exigence de rentrer dans un moule). 

 

Je voudrais rappeler maintenant que lorsqu’on sait pourquoi on apprend quelque chose, et qu’on a
vraiment choisi de l’apprendre
, ce qu’on apprend a tendance « à rentrer comme dans du beurre », comme dit l’expression. Même si c’est du chinois ! Parce qu’à la clef, il y a l’usage qu’on va en faire, l’intérêt qu’on a à l’intégrer au plus vite pour pouvoir agir dans le sens que nous voulons vraiment.

 

DE QUOI J’AI VRAIMENT ENVIE ?

Cette question de « ce dont on a vraiment envie » est donc cruciale, c’est un moteur puissant d’action et de joie de vivre.

Mais elle pourra paraître ahurissante à certains. Car beaucoup d’entre nous passent leurs journées à courir et n’aspirent qu’à une chose : avoir « un peu de temps pour eux » qu’ils combleraient aisément avec tout un tas d’activités en attente.

Mais il existe, et c’est une réalité, une forte proportion de la population qui a du temps, beaucoup de temps, mais se sent démunie et sans ressort : ne serait-ce que les retraités, les chômeurs, les femmes qui ont élevé leurs enfants lesquels ont grandi et qui se retrouve sans activité et parfois en décalage par rapport aux exigences du marché du travail. On pourrait aussi éventuellement inclure certains adolescents qui n’ont pas d’activités extra-scolaires ni l’envie de traîner à tout prix avec un groupe pendant des après-midi entières. 

Dans tous les cas, ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui se posent cette simple question, sans aucun jugement sur la réponse : de quoi ai-je VRAIMENT envie ? Qu’est-ce que je voudrais VRAIMENT faire ? C’est « la » petite question qui met en mouvement, pourvu qu’on la laisse « tourner » quelques temps dans sa tête. 

 

DEFRICHEZ ET LAISSEZ VENIR

Si cette question vous interpelle, je vous invite à laisser passer quelques jours, puis à mettre par écrit toutes les idées qui vous viennent à ce sujet : barrières intérieures, sentiments ambivalents, mais aussi envie profonde et idées de solutions pour la réaliser. Prendre une feuille et mettre à plat ses idées met en route le cerveau. Après cela, laissez infuser quelques temps et constater où vous en êtes et ce que vous pourriez faire enfin, pour vous !

Car la réponse est tapie derrière quelque part en vous, derrière un masque social, des attentes sociétales, de trop nombreuses exigences intériorisées, et -soyons clair- plus souvent qu’on ne le pense : un auto-sabotage par principe. 

 

PASSER A L’ACTION

Une fois qu’on s’est découvert une envie de jardiner, de coudre, d’apprendre la guitare, le japonais, l’écriture ou l’électricité, on n’est pas plus avancé si on reste là ! 

Certains trouveront à 50m de chez eux un club de guitare ou un voisin pour les initier. 

D’autres rejoindront un groupe Fb et achèteront la méthode Duolingo. 

D’autres iront chercher un MOOC ou une vidéo youtube 😉 

 

Mais il existe aussi un moyen très simple de commencer, connu de nos grands-mères, c’est de chercher des livres sur le sujet. Des livres… pratiques ! Des livres écrits par des gens qui ont atteint un stade d’expérience suffisant pour être capables de formuler et de déployer clairement leurs idées. 

 

 

LES AVANTAGES DU LIVRE SUR TOUT AUTRE SUPPORT

D’abord le livre, s’il a été publié, l’a été parce qu’un éditeur a jugé que l’auteur était suffisamment expert dans son domaine. En général, la source est assez fiable. Et si elle ne l’est pas, les critiques ne manqueront pas de le relever. Qu’il s’agisse de critiques journalistiques pour les ouvrages les plus connus, ou de commentaires de lecteurs comme on peut en voir à foison sur Amazon par exemple.

Ensuite, le livre comprend un sommaire ou une table des matières. On perçoit donc immédiatement le fil rouge de l’auteur, son intention. Ce qui nous permet de nous approprier sciemment le contenu mais aussi de ne piocher « que » ce qui nous intéresse. On peut cibler un chapitre et délaisser le reste. 

 

Enfin, le gros avantage du livre pratique sur tout autre support est selon moi le gain de temps : un auteur a rassemblé en quelques centaines de pages le meilleur de ses recherches sur le sujet. Et pour peu qu’on soit habitué à une lecture rapide, qui scane l’information, on peut très rapidement intégrer la pensée d’un expert.

 

LE RESUME, C’EST ENCORE MIEUX ?

Si l’optique est d’aller à l’essentiel en lisant des livres, on peut se demander si l’on ne gagnerait pas encore plus de temps en ayant « juste » la synthèse du livre, avec ses idées phares ? Car on sait bien que sur les quelques centaines de pages d’un livre pratique, il y a encore beaucoup de redites… et encore plus si l’auteur a une pensée circulaire, c’est-à-dire qu’il développe sa pensée en la survolant une première fois puis en creusant de plus en plus. Cette manière de faire permet de capter l’attention du lecteur avec des idées simples et accessibles au début, ce qui le met en confiance, puis de l’amener peu à peu vers la complexité.

On comprendra l’intérêt d’une application comme Koober qui propose des résumés de livres pratiques. Mais on comprendra aussi qu’il s’agit d’un « premier aperçu » et que quand le sujet nous intéresse vraiment, il est toujours intéressant d’aller se forger sa propre opinion en allant à la source.

 

 

Et vous, comment avez-vous appris ce qui fait aujourd’hui votre passion, votre valeur ajoutée ? Avez-vous lu un livre qui vous a initié ?

 

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Asterisk L’ASMR : DES CHATOUILLIS DANS LE CERVEAU
25/10/2018 Isabelle in SE RESSOURCER / No comments

Des centaines de milliers de vues sur chaque vidéo youtube. Un nombre croissant de personnes qui se disent accrocs. Et pourtant : l’ASMR, Autonomous Sensory Meridian Response (Réponse des méridiens sensoriels autonomes) qui existe depuis 2007, est une pratique encore méconnue. Plongée dans cet univers étrange… et addictif ?

 

ETRANGES SENSATIONS…

Le principe de l’ASMR ? Des chuchotements, des bruits de bouche, divers sons (papier froissé, pages tournées, tapotements des ongles sur n’importe quelle surface, ou des doigts sur un clavier,…), enregistrés tout près d’un micro qui capte les sons à 360°. Ces sons, qui arrivent directement dans vos oreilles grâce à vos écouteurs, provoquent chez la plupart des gens des frissons étranges, ce qui lui a valu l’appellation railleuse d' »orgasme cérébral ».

 

UNE MANIERE EXTREMENT EFFICACE DE SE DETENDRE

LOL !

L’effet de cette écoute est tel, la détente peut-être si rapide et complète qu’elle peut susciter l’endormissement.

Certaines personnes ne peuvent d’ailleurs plus s’en passer et une majorité de gens qui se sont lancés des vidéos ont longtemps été des consommateurs de contenus comme Sandra « Après avoir regardé pendant plus d’un an des vidéos ASMR, raconte-t-elle à Elodie-Joy Joubert (références en bas de l’article), j’ai voulu à mon tour partager cette méthode de détente en y apportant peut-être ma petite touche, ma vision« . Sa chaîne compte aujourd’hui plus de 100.000 abonnés !

 

Mais que se passe-t-il pour que ça marche ? A mon sens, ces sons diffusés au plus proche de l’oreille renvoient la personne qui les écoutent dans sa bulle. On se sent immergé, totalement à l’écoute et totalement en soi. Avec un sentiment de sécurité dont parle Sandra, qui souffrait auparavant d’angoisse nocturnes.

 

Des youtuber ont compris le parallèle qu’il pouvait y avoir avec l‘hypnose et proposent des vidéos d’accompagnement ciblées pour résoudre telle ou telle difficulté, comme L’Apaisé, avec ici une vidéo extrêmement efficace pour s’endormir…

 

DIFFERENTS TYPE DE VIDEOS

A la base -simple question de définition- une vidéo d’ASMR est centrée sur le son. Pas besoin de voir la personne qui enregistre. En général, les youtuber montrent le bas de leur visage, pas les yeux.

1-LES VIDEOS DE TRIGGERS

Les enregistrements peuvent être uniquement centrés sur ce qu’on appelle des « triggers« , des déclencheurs : tous ces sons qui suscitent immédiatement votre réaction, chacun étant cependant plus ou moins réceptifs à l’un ou à l’autre. On aboutit à des vidéos longues, parfois une ou deux heures, avec uniquement une succession de bruits.

Le youtuber est souvent équipé d’un voire de deux micros qui captent extrêmement bien le son, de sorte qu’il parle (et l’auditeur le sent) directement et alternativement dans une oreille ou dans une autre.

Le jeu des triggers est infini. Il y a des classiques et des variantes.

On remarque par exemple que certains mots, certains sons comme le « sk », ont un effet puissant. On voit certains youtuber demander à leurs followers d’écrire en commentaire ce qu’ils souhaiteraient entendre comme mot.

On voit des gens tripoter des perles dans un liquide visqueux. Bizarre !

On en voit travailler si bien leurs vidéos que les sons s’enchaînent comme une chorégraphie, comme celles de Kayla Suzette. C’est assez bluffant !

2- LES ROLE PLAY

Les youtuber qui pratiquent l’ASMR se définissent comme des artistes. En effet ceux sont de véritables créateurs de contenus. Très à la mode, le role play, en est l’exemple type : la personne qui l’enregistre invente un scénario pour que celui qui l’écoute soit à la fois détendu et immergé dans un imaginaire. Il peut s’agir de petites histoires du quotidien, ou d’un rendez-vous pour un soin esthétique. La personne écoute se sent reçue, en tête à tête, pour un moment privilégié.

Voici une vidéo de Sandra, dont je vous parlais tout à l’heure :

Une youtubeuse américaine écrit même des scripts de Science Fiction.

On ne peut qu’admirer le talent de ces personnes qui consacrent leur temps libres à aider les autres à se détendre.

3- LES VIDEOS POUR APPRENDRE

Et pourquoi pas ? Quand on écoute une vidéo ASMR, on est hyper attentif. Pourquoi ne pas en profiter pour écouter un contenu « utile » ?

Ainsi il existe des vidéos d’ASMR pour apprendre les langues.

Et même des lectures de la Bible en chuchotements !

 

L’EFFET DE L’ECOUTE REGULIERE DE VIDEOS ASMR

Les personnes qui écoutent fréquemment des vidéos ASMR remarquent bien sûr qu’ils sont moins sujets au stress, et ressentent un bien-être général. Mais ails deviennent aussi plus attentifs à tous les « sons de la vie » : l’eau qui coule du robinet, une porte qui s’ouvre et se ferme, les pas d’un voisin et bien sûr, la modulation d’une voix. Ils témoignent que cette sensibilité au canal « audio » leur permet d’être davantage « présents » et d’apprécier la vie. Que demander de plus ?

Quoi qu’il en soit, aussi déconcertant soit-il, il serait dommage d’ignorer un phénomène qui pourrait bien être plus qu’une simple mode !

Et vous, connaissiez-vous l’ASMR avant de lire cet article ? Etes-vous « réceptif » ? 

Pour aller + loin : A ce jour, la bibliographie « ASMR » est assez courte. Vous pouvez lire ASMS Manuel d’orgasme cérébral, d’Elodie-Joy JOUBERT, F1srt éditions, 2018. Avec CD de découverte.

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Asterisk TOP 10 DES ACTIVITES RESSOURCANTES : LA BALADOTHERAPIE
Isabelle in SE RESSOURCER / No comments

Dans son Livre du Lykke, le tour du monde des gens heureux, Meik Wiking, qui a fondé l’Institut de recherche sur le bonheur, à Copenhague, présente ce qui rend généralement les gens heureux. Nous Français faisons une apparition furtive en tant que peuple qui passons le plus de temps à table, le fait d’être ensemble étant un gage de bien-être. Bon.

Les Japonais eux, s’illustrent par leur contact avec la nature dans la pratique du Shinrin Yoku, littéralement « bain de forêt ». Tiens donc… j’ai comme une impression de déjà vu, moi qui ne peux plus me passer d’un bol d’air quotidien. Vous aussi ? Alors il semble que vous soyez sans le savoir adeptes de la baladothérapie !

AH BON, SE BALADER FAIT DU BIEN ?

Dans certaines enquêtes sur le bonheur, j’ai parfois l’impression qu’on réinvente la roue. Au risque d’en perdre notre spontanéité. Les experts qui étudient le Shinrin Yoku ont donc remarqué que le fait de passer 40 minutes dans la forêt matin et après-midi, a des incidences majeures sur notre équilibre psychique et notre santé en générale.

Pour donner de une valeur novatrice à cet exercice, ils nous expliquent les conditions dans lesquelles le Shinrin-Yoku peut être bénéfique. Vous ne tirerez partie de votre balade en forêt « que » si vous êtes attentifs à ce que vous sentez : respirez, observer, touchez, soyez présent ici et maintenant, et alors oui, vous vous sentirez mieux. Me voilà donc bien aise : mon expérience rejoint celle des chercheurs.

UNE BALADE BENEFIQUE, C’EST UNE BALADE GRATUITE

Il me semble que dans cette étude il y a l’idée de gratuité :je ne marche pas pour aller d’un point à un autre j(ou pas « d’abord ») mais pour le plaisir de la balade. Je flâne, le nez en l’air, comme un poète si vous voulez (ça c’est pas obligé, rassurez-vous).

Et donc : une balade, même autour de votre pâté de maison ou dans la capitale est bénéfique (excepté peut-être sur les grands boulevards bruyants… encore qu’on puisse faire abstraction du bruit s’il est régulier et se plonger malgré tout dans notre bulle, j’ai vécu ça dans de grandes manifestations : la présence d’une foule n’empêche pas forcément de se recueillir).

La balade, pour moi, est bénéfique où qu’elle soit, pourvu qu’il s’agisse de flânerie, de marcher sans trop regarder sa montre.

Elle détend, clarifie les pensées, ressource : et c’est pourquoi je mets cet article dans la catégorie « se ressourcer » 😉

EN FORET…  C’EST MIEUX ?

Ensuite, pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour réaliser qu’une balade « en forêt » apporte un « petit plus » : le contact avec la nature. Humer les odeurs, se laisser absorber par le son du craquement de nos pas sur les feuilles, observer les arbres et leur changement au fil des saisons, toucher peut-être l’écorce d’un tronc, s’arrêter, se baisser pour contempler l’infiniment petit. Il y a un état d’esprit contemplatif et profondément ressourçant du fait de se balader en forêt. On n’a pas de mal à imaginer que cela puisse être bon pour le coeur, les nerfs, les poumons, la circulation, mais aussi la patience et la sérénité intérieure. Croyez-moi ou plutôt, faites-en l’expérience ! Et si vous en êtes déjà convaincu, tant qu’à faire, pourquoi ne pas parler plutôt de sylvothérapie (du latin Sylva : la forêt) puisque les mots français se forment en général sur le latin ou le grec !? 😉

L’IMPACT SUR LA SANTE D’UNE BALADE DANS UN TYPE DE FORET PLUTOT QU’UN AUTRE

Ma question serait plutôt d’évaluer l’impact d’une balade dans un type de forêt plutôt que dans un autre. Et oui : là où j’ai grandi, il y a surtout des chênes. J’ai par la suite vécu près d’une forêt avec beaucoup de chataigniers. Est-ce que cela a pu faire une différence sur ma santé, mis à part le fait qu’on ne puisse pas (encore ?) faire de cuisine à base de glands ? Figurez-vous que les chercheurs en Shinrin-Yoku ont observé que le fait de respirer 40 à 60 secondes l’odeur des Cèdres du Japon faisait baisser la pression sanguine systolique. Je ne sais pas ce que font les chênes ni les chataigniers : est-ce que je devrais faire pousser des Cèdres du Japon pour augmenter encore les bénéfices de ma balade ? C’est une idée. En attendant, je me contenterai d’une inhalation d’huile essentielle 😉

Pour aller + loin : je publierai bientôt un article sur la pédagogie Charlotte Mason. Cette britannique ayant vécu au XIXème siècle, et contemporaine de Maria Montessori, recommandait que les enfants passent 4 à 6h dehors, par tous les temps. C’est par le fait d’être dans la nature que le petit humain se construit de manière équilibrée. J’en suis persuadée. Et vous ?

Quel est votre avis sur la question ? Etes-vous dépendant d’une balade au grand air ? Nostalgique de la nature si vous vivez en ville ? Percevez-vous immédiatement les bienfaits d’une immersion en forêt ?

Question : est-ce qu’une balade en forêt en automne, avec ses couleurs chatoyantes…

… vaut « plus » qu’une balade en forêt l’hiver, quand les arbres sont « tous nus »…?

Et une balade sur la plage, ça vaut combien en terme de santé ? Le vent marin, c’est plus oxygénant que l’odeur du Cèdre du Japon, non ?

Est-il préférable de se balader au lever ou au coucher du soleil…?

Allez j’arrête… quelle prise de tête !

Sortez, baladez-vous, variez les plaisirs, soyez là surtout, profitez !! 😉

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