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Asterisk COMMENT COMMUNIQUER AVEC SON INCONSCIENT ?
30/10/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

Vous l’aurez peut-être remarqué si vous avez survolé d’autres articles de ce blog et-ou lu mon ebook, je suis fascinée par ce qui concerne l’Inconscient : cette partie de nous-mêmes où vivent nos plus grands désirs, et qui recèle des ressources insoupçonnées de créativité, mais aussi cette part d’ombre que nous souhaiterions la plupart du temps étouffer. Ce qui me fascine, c’est que tout soit là, à disposition : tout ce qui pourrait nous rendre profondément équilibrés et heureux si nous savions nous en servir.

 

NOTRE FONCTIONNEMENT A L’ETAT CONSCIENT

On parle d’état conscient quand on est réveillé et que l’on choisit ce que l’on fait. En effet on peut être réveillé et fonctionner « en automatique », comme quand se lave machinalement les dents.

A l’état conscient, nous employons des mots et notre raison. Nous réfléchissons de manière logique. Nous discernons avant d’agir.

 

NOTRE FONCTIONNEMENT A L’ETAT INCONSCIENT

L’inconscient se manifeste la nuit dans les rêves, mais aussi dans toutes les circonstances où nous agissons sans réfléchir : en automatique comme pour les activités machinales, mais aussi quand nous nous sentons dépassés par nos émotions. Et bien sûr dans toutes les activités de création.

 

LE LANGAGE PROPRE DE L’INCONSCIENT

Si le conscient est le domaine des mots et des limites de la raison, l’inconscient est celui :

  • des pulsions (émotions à l’état brut)
  • des souvenirs (avec tous les sens qui sont associés et qui donnent en un instant à une réminiscence un caractère parfaitement actuel)
  • de l’imaginaire (qu’il s’agisse des rêves les plus fous ou des cauchemars les plus terrifiants)
  • de tous les possibles

Dans son fonctionnement, l’inconscient est donc semblable à un enfant de moins de 7 ans :

  • Il vit toutes les émotions avec intensité, pour le meilleur (joie extatique) et pour le pire (peur panique)
  • Il ne distingue pas de frontière temporelle : pour lui, tout est actuel et sans fin
  • Il est à la fois complètement concret (il « est »là où il est, « dans » son corps) et pétri d’images (comparaisons, univers du fabuleux)
  • il se croit tout puissant, rien ne l’arrête, pas même le danger
  • Et bien sûr, pour lui, la vie est un immense terrain de jeux !

 


QUAND CONSCIENT ET INCONSCIENT SONT EN CONFLITS

Vers 7 ans, l’enfant devient de plus en plus capable d’intégrer les limites, des automatismes tels que la politesse, de différer ses envies, il comprend les demandes, peut entretenir une conversation avec un adulte et entre progressivement dans l’abstraction : il commence à lire, apprend des notions de plus en plus complexes.

Si tout se passe naturellement, l’univers de l’enfance s’évanouit doucement, il l’accepte car il devient « grand » et en tire assez de satisfaction.

Il s’habitue si bien à cet état rationnel qu’il peut en oublier le langage qui a été le sien pendant ses 7 premières années de vie. De sorte qu’il y a rupture complète entre le langage inconscient du tout petit qu’il a été, et le langage conscient des « grands ».

A certains moments pourtant, et particulièrement à l’adolescence, le jeune est traversé par des tempêtes intérieures. Cette intensité soudaine d’émotions, assortie de réminiscences confuses, d’images étranges, le plonge dans une perplexité destabilisante. Instinctivement, s’il reste seul avec ces impressions, il va mêler un intense sentiment d’être incompris et un paradoxal rejet des autres, une volonté farouche de s’en sortir par lui-même et l’attente tacite et ardente d’une intervention d’autrui qui viendrait le sauver, une forte affirmation identitaire à l’extérieur et une paradoxale fragilité intérieure.

Si ce vécu interne ne trouve pas d’interlocuteur stable et rassurant, il va se cristalliser à l’âge adulte, avec des moments rationnels où tout semble être maîtrisé, et des moments où le cadre explose, où la personne se sent à nouveau dépassée : elle ressent des émotions intenses, sent confusément qu’elle n’est plus tout à fait présente à ce qui se passe réellement mais qu’elle revit plutôt une scène passée. Il en résulte un comportement inadapté et un sentiment profond de malaise, voire de souffrance.

 

LE MALAISE, SIGNAL D’ALARME DU CORPS

Ce malaise ressenti est comme un SOS, le signe que quelque chose attend d’être intégré. C’est la crise en vue d’un mieux. Un simple réajustement nécessaire.

Le corps réagi, lui qui est comme le partenaire privilégié de l’Inconscient. Si l’enfant a grandi et a oublié sa manière de communiquer jusque là, le corps lui, en a la mémoire.

C’est pourquoi, il est si important d’être attentif à l’inconfort ressenti, pour explorer ce qu’il signifie.

Première étape donc, pour rentrer en relation avec son Inconscient : écouter les perceptions de notre corps.

 

INTERROGER GRATUITEMENT AVEC L’INTENTION D’INTEGRER DE NOUVELLES INFORMATIONS

La deuxième étape en découle : lui poser la question du sens. Oui la question à son corps ! Pourquoi est-ce que je ressens un malaise ? La question est posée avec des mots (langage conscient), mais manifeste un intérêt pour l’Inconscient, en admettant de ne pas tout savoir, et en étant curieux de la réponse.

Deux dispositions sont nécessaires. D’abord poser la question en croyant vraiment que l’Inconscient est là pour nous aider et veut notre Bien. Et que la réponse nous conviendra parfaitement, qu’elle nous permettra de mieux nous connaître et de nous sentir mieux. Ensuite en émettant l’intention de l’accueillir complètement.

A partir du moment où la question est ainsi posée, un pont se crée.

La réponse va venir naturellement, d’une manière ou d’une autre, plus tard. Ou maintenant.

 

SE METTRE A HAUTEUR D’ENFANT DU PETIT ENFANT

Mais sachez que la réponse va surgir en « langage d’Inconscient » : par une image fixe, un rêve à décoder, une association de souvenirs combinée à des émotions intenses et peut-être à des sensations corporelles.

 

Pour le saisir, dites-vous que la réponse va être celle du tout petit. Pas une explication rationnelle avec des mots, mais un fourre-tout de messages fondamentaux, de sensations fortes, de vie à l’état brute.

 

Dans tous les cas, à la racine, il y a le tout-petit attachée à sa maman, nostalgique de la vie intra-utérine et d’une complétude d’amour. S’il y a des blessures, des peurs traumatisantes, une part d’ombre tétanisante, tout cela est « juste » lié au besoin d’amour inconditionnel. Besoin d’être rassuré, compris, rejoint, encouragé, apprécié pour sa valeur.

 

LE VRAI PONT SE FAIT QUAND…

Le vrai pont a lieu quand l’adulte en soi, doué de raison et d’expérience, vient rejoindre la blessure du tout petit de manière parfaitement ajustée : oui, de la manière que le tout-petit attendait. Vous êtes le seul à savoir exactement ce qu’il attendait dans cette scène, à ce moment là précisément, ce moment si mal vécu, qui a provoqué tant de mal-être. Souvenez-vous, regardez, comprenez, et donnez lui en imagination (puisque c’est son langage) ce qu’il attendait : des bras pour le bercer, une parole réconfortante ou stimulante, une écoute attentive et compréhensive, une aide,…

Vous qui êtes adulte, vous savez maintenant que un tel ou un tel, qui s’occupait de vous à l’époque, n’a pas su, n’a pas pu sans doute aussi, donner ce que vous attendiez. Cette immense douleur subjective est contre-balancée par la conscience d’adulte qui sait quel a pu être l’état d’esprit du parent à cette époque, son propre vécu subjectif, ce qui a pu l’amener à agir ainsi, de manière inadaptée et blessante.

C’est le fil ténu qui nous relie tous : êtres en attente d’amour inconditionnel, blessés de ne pas le recevoir, tâchant de vivre au mieux avec ça.

Vous savez maintenant comment communiquer avec votre Inconscient. Nous verrons dans  d’autres articles la puissance de la résilience, de l’empathie et du don. L’inconscient comme source de créativité inépuisable. Et bien sûr toujours la nécessité d’une communication authentique.

 

 

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Asterisk SCULPTEZ VOTRE MENTAL !
23/10/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

Chaque jour, nous avons la possibilité d’organiser au moins un minimum d’activités par nous-mêmes. Nous sommes libres de nos mouvements et de choisir d’agir dans tel ou tel sens. Le temps passé est alors mesurable, tout comme le résultat. Mais en ce qui concerne les pensées, c’est beaucoup plus fouillis. On peut certes observer qu’on a eu telle discussion, qu’on s’est penché sur tel travail. Mais pour le reste ? A quoi ai-je pensé en me levant, dans les transports, voire même tout en discutant avec quelqu’un ? Et qu’en a-t-il résulté ? Bien souvent, nous n’en avons pas la moindre idée, de sorte que nous subissons nos pensées. Et si cela était réversible ?

 

LE BALAI INCESSANT DES PENSEES

A partir du moment où l’on se réveille, les pensées finalement, ne s’arrêtent quasiment jamais. Il y en a de toutes sortes : positives ou négatives, j’en ai parlé dans mon article sur le doute.

Il semble, vu leur nombre (entre 40 et 60.000 par jour) qu’il soit juste absolument impossible de s’en rendre compte et d’avoir une prise sur elles….

Ce qui est bien embêtant car la pensée nous impact. Selon qu’elle est optimiste ou non, constructive, pleine d’espoir. Ou son contraire. Chaque pensée est opérante. Elle influe sur notre ressenti. Elle nous transforme.

Imaginez un instant notre immense pouvoir si nous pouvions maîtriser ce flux de pensées dans le sens que nous voulons.

 

LA SCULPTURE DU MENTAL, DEFINITION

C’est ce qu’on appelle la sculpture du mental… et c’est possible. Oh pas dans le détail. Mais dans les grandes lignes. Le cerveau est bien assez intelligent pour faire rentrer dedans toutes les pensées subsidiaires. Et oui, le cerveau peut classer les pensées et les incliner dans un sens ou dans un autre.

 

AU TOUT DEBUT, IL Y A…

La vigilance ! La simple attention à notre discours intérieur. Si je remarque ce à quoi je pense en général, ce qui m’habite tout au long de la journée, alors je vais commencer à réaliser ce qui se passe en moi. C’est la première étape, la plus fondamentale, celle de l’état des lieux et de la prise de conscience.

 

DECIDER CE QUE JE VEUX PENSER

Par la suite, je peux me fixer un carnet de bord. Le terme est choisi à dessein : nous sommes chacun les capitaines de notre vie, allant d’un point à un autre, par les moyens que nous déterminons.

Il va s’agir de formuler un cap, les objectifs : ce que je veux.

Et des moyens : une structure solide et cohérente. Je vais choisir la manière dont je veux penser.

 

REFUTATIONS

Mais je le fais déjà, me direz-vous ! Je fais des choix en conscience, je tâche d’avancer à partir de principes et de valeurs qui m’ont été inculqués et que je partage, ou d’après des convictions que je me suis forgées.

Fort bien. Effectivement, pour penser comme je le veux, je vais tout simplement me redemader quels sont mes principes, mes valeurs, mes convictions profondes.

 

QUAND ON EST EN MODE « REPLAY »

Restent tous ces moments néanmoins où ce n’est pas vraiment moi qui pense. Je ne fais que radoter sans vraiment m’interroger. En politique, en morale par exemple. Est-ce moi qui parle ou quelqu’un qui a eu de l’influence sur moi ?

 

LA PETITE VOIX QUI VOUS DEMONTE

Et de manière plus pernicieuse : quand je me sens mal, qui pense en moi ? Là, il n’est plus question de valeurs et de convictions mais bien de ressenti pénible. Que se passe-t-il ? Et bien je m’applique tout simplement des jugements sur ce que je devrais être, là où je devrais en être, ce qui a été de bien ou pas, et je me condamne. Cette manière de penser est très en vogue dans nos sociétés modernes, encore imprégnées de morale kantienne (il faut, tu dois) et qui tendent vers l’auto-censure des individus, c’est la « police des consciences ».

 

DEBUSQUER ET INTERROGER LES EVIDENCES

Comment sortir de l’impasse de Big Brother ? En le débusquant. En repérant les pensées automatiques et en les interrogeant pour voir si elles résonnent toujours pour moi. Est-ce que je suis en cohérence avec elles ?

 

REMPLACER UN MESSAGE PAR UN AUTRE

 

Sculpter son mental, c’est choisir d’y regarder de plus près, explorer ma manière d’être, interroger les évidences. Et remplacer en toute conscience les messages périmés par l’expression forte de ce qui résonne pour moi.

 

 

DES IDEES DE FORMULATION

Parmi les formulations qui entérinent ce renouveau, il y a :

A PARTIR DE MAINTENANT, je

JE M’AUTORISE

JE REALISE

JE CHOISIS

JE REGARDE

J’AFFIRME

 

Une phrase qui a marqué un changement pour moi :

À partir de maintenant, je donne le meilleur de moi-même

Et vous, quelle a été votre phrase déclencheur de renouveau ?

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Asterisk COMMENT DEPASSER LE DOUTE ?
Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

Tout semble aller BIEN. Objectivement. Vous poursuivez votre objectif. Vous pensez en avoir les compétences. Tout le monde vous y encourage (en tous cas, c’est globalement votre impression). Et pourtant, vous vous sentez tout d’un coup paralysé. Impossible d’aller plus loin : vous DOUTEZ. Mais d’où vient ce doute ? Et surtout : comment le désamorcer ou plutôt : le traverser !?

 

QUAND LE MENTAL PREND TOUTE LA PLACE

Le doute est une hésitation extrême. Tout devrait aller pour le mieux mais on n’ose plus. Il y a comme un noeud, quelque chose qui coince, et vous sentez sûrement que ça vient de là haut, de la tête. D’un enchevêtrement de pensées tout à fait logiques, auxquelles vous adhérez complètement ; impossible donc de les interroger; vous vous retrouver seulement avec la conviction immédiate et implacable que vous ne pouvez pas.

 

 

DANS LE DOUTE, C’EST LE CORPS QUI PARLE

Que se passe-t-il ? Bonne nouvelle : notre corps tire tout simplement la sonnette d’alarme :

NON, il n’ira pas plus loin dans ces conditions !

Ça ne veut pas dire qu’il n’ira pas plus loin, mais PAS COMME CA !

La pause s’impose pour sortir de l’ombre ce magma de pensées apparemment justes et foncièrement destructrices.

 

EN QUELQUES INSTANTS, UNE ASSOCIATION DE PENSEES PLOMBANTES

Je vous l’ai déjà partagé (dans l’article sur l’auto-hypnose) : 40 à 60.000 pensées nous traversent chaque jour. Une déferlante. Que dis-je : une cascade ! En une seconde, vous pouvez avoir produit intérieurement une centaine d’idées, à base de de réminiscences, de problèmes actuels qui tournent en boucle et surtout… de considérations sur la vie.

10.000 CONSIDERATIONS SUR LA VIE…

Certaines sont positives et nous aident à avancer : je sais qu’après l’hiver glacial, le doux printemps finira par arriver. Je sais que certains réussissent, et pourquoi pas moi, j’en ai la preuve. Je sais que l’effort est récompensé et ainsi je suis motivé à persévérer. Etc. Etc.

Mais certaines pensées nous handicapent littéralement :

je me convaincs par exemple, j’aila preuve irréfutable, et dix exemples à l’appui, que personne ne retrouve de travail après 50 ans, que la vie est dure et que tout le monde en bave c’est normal, qu’il convient de se résigner pour faire face, etc etc.

 

Les plus morbides sont celles qui attaquent notre identité : lorsque je me convaincs que je suis un salopard, que ma vie est un échec, qu’il n’y a rien de bon à tirer à mon âge, etc etc.

 

 

LES PENSEES S’ENCHAINENT PAR ASSOCIATION

Comment ça se passe ? Les pensées s’enchaînent par association. Toujours. Une pensée surgit et j’en déduis quelques chose  ; cela fait écho à une autre, qui renvoie à une autre, qui replonge dans un souvenir, qui lui même a sa conclusion dramatique.

Certaine  de ces enchaînement peuvent vous conduire à votre perte.

Particulièrement si vous ne vous en apercevez pas.

 

QUAND UN EVENEMENT VOUS ARRIVE, QU’EN DEDUISEZ VOUS ?

Le clef est dans l’interprétation des faits. Une ampoule qui grille, bof, se prendre les pieds dans un lego, habituel, avoir un PV, ça arrive.

Mais je peux aussi me convaincre, l’air de rien, de ma nullité, de ma malchance, des autres responsables de mon malheur, etc. etc.

Vous voyez le principe ?

 

ET DONC ?

Et donc : si je remonte le fil de mes pensées, en distinguant les faits et ce que j’en ai déduit, si je prends conscience de ce que je me suis dit à moi-même et que j’y réponds intérieurement autrement (cf l’article sur l’auto-coaching), alors : j’irais mieux !

Le simple fait de décortiquer mes pensées, de réaliser ce qui s’est passé apporte déjà un soulagement.

Mais si en plus je peux y répondre point par point par des paroles de compréhension, de dé-dramatisation et d’encouragement, alors, je repartirai du bon pied !

Il s’agit d’entendre ce que je me suis dit, de l’accueillir, et d’y répondre avec la voix du parent encourageant en moi (cf analyse transactionnelle).

Vous voyez ce que je veux dire ?

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Asterisk AUTO-HYPNOSE, HABITER SON ETRE PROFOND
22/10/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

A l’état habituel, nous vivons en surface de nous-mêmes : nous agissons automatiquement ; et quand nous disons : « je veux » ou « je choisis », cela se passe essentiellement dans notre tête ; c’est rationnel. Rares sont les moments où tout notre être est engagé : notre tête, notre corps, notre conscience ou notre âme. C’est pourtant dans ces moments-là que nous avons le sentiment intime et consistant de vivre vraiment et d’être cohérents. L’auto-hypnose est une manière de progresser vers cet objectif.

 

CE QU’EST L’AUTO-HYPNOSE

C’est une manière de nous recentrer, comme on le fait dans la relaxation, la méditation ou la prière. Se recentrer, c’est revenir à soi, être attentif à ce qui se passe maintenant au-dedans, à son ressenti, à son discours intérieur, aux images qui défilent, aux évocations, aux souvenirs, à l’association d’idées. A tout ce qui se passe en interne et qui est à la fois complètement personnel et fugace.

 

EXPLORER LE CHAMP IMMENSE DES PENSEES

Savez-vous que nous sommes traversé chaque jour par 40 à 60.000 pensées ? Toutes ont un impact sur nous, d’une manière ou d’une autre. Mais combien en retenons-nous ? Quelques dizaines ? Nous retenons ce qui nous préoccupe : tel problème ressassé. Nous retenons les nouveautés : telle impression, telle solution. Nous retenons ce dont nous aurons besoin pour le lendemain.

L’hypnose se focalise sur le champ immenses des idées non explorées et remplacer une pensée par une autre pensée opérante plus forte.

 

UN EXEMPLE : LA PRISE DE PAROLE EN PUBLIC

Je me rends compte que je souhaiterais enfin oser prendre la parole en public mais qu’une certaine timidité, une impression d’être illégitime à m’exprimer, m’en retient malgré moi.

L’hypnose ne va pas forcément travailler sur les idées sous-jacentes : à la racine, qu’est-ce que je me dis qui m’amène à ce que j’appelle timidité. Mais par l’hypnose, je vais intérioriser de nouvelles idées qui seront comme des propulseurs d’action.

Très concrètement : après des séances d’hypnose sur ce thème de la prise de parole en public,  je sentirai que je peux le faire, que ça va être grisant, qu’il y a tout à gagner à essayer. Je le « sentirai ». Ce sera une évidence. Et pourquoi ? Parce que j’aurais engrammé des messages permissifs et visualisé ma réussite. Je serai déjà en présence de mon succès avant même de prendre la parole, comme si j’avais déjà fait cette expérience à plusieurs reprises auparavant.

 

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Asterisk AUTO-COACHING : ETRE A SOI-MEME SON PROPRE SOUTIEN
Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

N’avez-vous jamais rêvé de trouver une personne qui sache exactement où vous en êtes, qui cerne immédiatement vos difficultés et trouve les mots que vous attendez pour vous réconforter et vous rebooster ? Moi si. Et je l’ai trouvé : cette personne, c’est moi ! Ne suis-je pas la mieux placée pour me connaître, me soutenir, savoir quoi dire et quand me taire et être juste là ? Voyons ensemble comment s’y prendre pour devenir son propre coach !

LE REVE DU MEILLEUR AMI

Vous avez une petit coup de mou aujourd’hui ? Vous êtes franchement au fond du trou ? Tout est noir et morose. Vous n’avez ni courage ni ressort.

Ah… si seulement « cet » ami était là, lui, l’indéfectible soutien. Il saurait quoi faire, quoi dire, et vous vous sentirez mieux…

Mais au fait, que ferait-il ?

  • Selon moi, déjà, il serait là tout de suite. Vous n’allez pas bien, il rapplique. Il n’est pas au milieu d’une réunion, en plein rdv galant, pris « par un truc important ». Non : il saisit la gravité de la situation et il est là. C’est magique !
  • Bien sûr, sa présence serait en soi un réconfort.
  • Et il vous écouterait attentivement. 10 minutes, une heure. Peu importe. Autant que vous en ressentez le besoin.

  • Il va sans dire qu’il vous comprendrait, saisissant complètement votre problématique.
  • Il partagerait votre douleur et sa compassion serait un baume sur votre coeur.
  • Il pourrait se taire car un grand silence vaut parfois mieux que des conseils.
  • Ou parler : posant si besoin une question en passant, pour lever le voile sur un aspect apparemment insignifiant de sorte que tout d’un coup, votre récit prenne une nouvelle teneur, plus légère, ouvrant des perspectives enthousiasmantes. Le miracle !

Etes-vous d’accord ? Lui voyez-vous d’autres qualités à cet ami rêvé ?

 

AMI CONCRET ? VIS-A-VIS POUR LA VIE ? METAPHORE DIVINE ?

Cet ami-là, certains le connaissent : c’est leur « meilleur ami ». Leur conjoint peut-être. Dieu, qui sait ?

Il savent qu’il est là, qu’il ne les lâchera pas, et qu’il saura toujours s’y prendre.

Ils savent qu’avec lui, ils pourront traverser toutes les difficultés, avancer dans la vie quoi qu’il arrive.

Et cela leur donne une assise impressionnante.

Avez-vous cet ami ? Est-ce votre voeu le plus cher de le rencontrer ?

 

Un ami, un confident, toujours là… un rêve ?

 

CE QUE CE DESIR D’AMI NOUS APPREND

Qu’il existe ou pas, ce rêve de l’ami parfait nous donne un repère.

Il nous aide à cerner ce que nous attendons vraiment. Ce qui nous importe. Nos besoins fondamentaux.

Besoin de présence. D’un interlocuteur qui ne compte pas son temps.

Besoin d’attention. Besoin de sentir rejoint. Compris.

Besoin de  s’ouvrir à ce qui nous habite profondément. Besoin de s’exprimer. De partager son ressenti, ses questions.

Besoin d’un truc en plus. Qui élargisse notre regard. Nous fasse percevoir la situation autrement. Besoin de le discerner par soi-même.

Besoin d’être maître de sa vie. De ses découvertes.

Besoin d’être accompagné pour cela.

 

Est-ce que ces besoins vous rejoignent ? Comment pourriez-vous nommer vos besoins ?

 

LE BIENFAIT DE NOMMER CE QUI EST

Jean-Jacques Crèvecoeur, dans Relations et jeux de pouvoir, nous apprend qu’un besoin « doit toujours être pris en compte, sous peine d’occasionner à la personne un déséquilibre à plus ou moins long terme ».

Regarder ses besoins serait donc nécessaire pour la santé !

J’ajoute que le simple fait de les sortir de l’ombre, de leur donner une existence, c’est déjà se sentir mieux.

Ensuite, une fois que je les ai repérés, je peux chercher posément comment faire avec. Trouver des solutions, ou simplement grandir en maturité : peut-être que je n’aurais pas tout… et que je pourrais être heureux malgré tout !

Qu’en pensez-vous ?

RETOURNER LA SITUATION : ETRE ACTEUR DE MA VIE

J’attends quelqu’un qui m’apporte ce dont j’ai besoin. Le pourra-t-il jamais complètement ?

Aujourd’hui, si je lis cet article, c’est que j’ai le niveau de base : lecture, vocabulaire… intérêt pour le développement personnel.

Qu’est-ce qui m’empêche aujourd’hui d’exprimer ce que voudrais m’entendre dire ?

J’ai nommé mes besoins. Je peux maintenant écrire les paroles que j’attends.

Vous verrez, cet exercice est très puissant !

VISUALISER MON « MOI » RECONFORTANT

Si la situation pénible que je traverse fait écho à une situation passée, j’ai une perche pour aller mieux.

Je peux regarder ce « moi passé », plus jeune, moins armé peut-être, qui se prend une claque, qui se sent triste et abattu, perdu peut-être. Et de même que je trouverais naturellement des mots pour apaiser le chagrin d’un enfant, je peux lui dire que je suis là, que je ne l’abandonnerai jamais, qu’il dépassera cela. Et lui redonner espoir.

 

Et trouver un geste affectueux : une main sur l’épaule, le prendre dans mes bras, sécher ses larmes.`

En me replongeant dans les circonstances exactes de mon désarroi passé, en tant qu’acteur présent, je m’apporte des forces neuves.

L’avez-vous déjà expérimenté ?

Et si je pouvais le faire dès maintenant : de mon « moi présent » à mon « moi présent » ? En percevez-vous l’impact ?

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