Catégorie : SE RE-DECOUVRIR

Separator
Asterisk ANALYSE TRANSACTIONNELLE : TOUS DES PANTINS ?
14/03/2019 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

N’avez-vous jamais eu l’impression d’être un pantin ? D’avoir malgré vous une attitude qui ne vous ressemble pas ? D’avoir par exemple tantôt le comportement du petit enfant que vous avez été, tantôt celui de l’un de vos parents ? Et d’en éprouver un fort sentiment d’inauthenticité. Si vous aussi, vous souhaitez être juste vraiment vous-même, être maître chez vous, être adulte tout simplement, alors l’analyse transactionnelle peut vous apporter un éclairage précieux.

L’analyse transactionnelle, c’est quoi ?

Un outil pour décrypter les comportements

Derrière une parole, un acteur caché

L’analyse transactionnelle est avant tout un outil de développement personnel qui permet de mieux se connaître. Et pour être plus précis, il s’agit d’une grille de lecture des comportements. On apprend à déceler, dans la manière dont nous parlons, la personne cachée qui s’exprime vraiment : parent, enfant ou adulte.

Un outil en lien avec notre histoire personnelle

Si vous avez lu mon Ebook « Relire sa vie en 7 étapes », vous avez déjà un aperçu de ce qui fait votre histoire, l’importance que certaines personnes ont eu sur votre développement. Vous êtes maintenant conscients qu’en fonction des situations, nous avons tendance à adopter des « comportements types », comme si nous étions pris dans un schéma. Comme si nous rejouions indéfiniment des pans entier de notre vie que nous n’avons pas digérés.

Un outil de communication

Lorsqu’on parle d’analyse transactionnelle, on se réfère à un certain type de réaction que nous adoptons dans une circonstance particulière, en face d’une personne qui semble nous tendre une perche, parce qu’elle n’est pas exactement elle-même, mais qu’elle se met dans un rôle. Nous allons inconsciemment nous ajuster à ce rôle. 

Un ami, un collègue, est manifestement grognon aujourd’hui. Comment réagissez-vous ?

Comment ça marche ?

Nous adoptons inconsciemment des rôles

Dans son attitude, quelqu’un semble crier « à l’aide ! ». Que faites-vous instinctivement ?

L’analyse transactionnelle fait référence à des rôles qui prédisposent notre comportement en retour. Ainsi si quelqu’un vient à nous en se lamentant (elle se sent victime d’un bourreau, qu’il s’agisse d’une personne physique ou d’une situation), nous pourrions avoir naturellement l’instinct de la consoler et de chercher pour elle des solutions (nous revêtirons alors le rôle de sauveur). C’est un triangle qui s’instaure presque malgré nous. 

L’analyse transactionnelle nous permet d’en sortir

Le but de l’Analyse Transactionnelle ? Se ressaisir et accueillir tous les possibles

L’analyse transactionnelle invite à repérer ces rôles pour en sortir et adopter une attitude plus adaptée, qui nous permette de rester nous même tout en étant vraiment en relation. Dans l’exemple, nous pourrions écouter, compatir, encourager et renvoyer la personne à un questionnement qui lui permettra de trouver elle-même la ou les solutions pour s’en sortir. Le but est donc de prendre conscience de ce qui se passe par en nous et de choisir ce que nous allons dire et faire.

Les différents rôles dans l’analyse transactionnelle

Le parent

L’enfant a besoin de ses deux parents pour sa croissance. Sa survie et son équilibre psychique dépend d’eux, des bons soins et de l’affection qu’ils lui prodiguent. Les deux parents se partagent deux rôles, ou plutôt incarnent ces deux rôles successivement selon les circonstances.

Le parent nourricier

C’est celui qui console, réconforte, rassure le tout-petit qui s’est fait mal ou l’enfant qui traverse une difficulté, quel que soit son âge. Quand il incarne ce côté nourricier, il trouve les mots et les gestes qui rétablissent chez l’enfant la confiance et la paix et lui permettent ainsi de reprendre courage. 

Le parent nourricier cajole, réconforte et apporte à l’enfant le cocon dont il a besoin pour se sentir en sécurité

Le parent nourricier à l’extrême prend tout en charge à la place de l’enfant, quitte à l’assister alors qu’il est capable de faire par lui-même. Cette attitude est profondément nuisible car l’enfant a besoin de se frotter avec la réalité, de prendre des risques proportionnés à son âge pour se développer. 

Le parent normatif

C’est le parent qui pose le cadre et en rappelle les limites autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que l’enfant les aient intériorisées. Ces règles favorisent la structuration psychique de l’enfant, si indispensable a sa maturation.

Le parent normatif pose le cadre fondamental dans lequel l’enfant pourra déployer le meilleur de lui-même

L’enfant

L’enfant libre tout d’abord. Il est espiègle, spontané. Il aime jouer, taquiner, rigoler, rebondit sur chaque occasion pour goûter la vie.

L’enfant soumis ensuite. Il a intériorisé les règles et les applique scrupuleusement pour obtenir la reconnaissance et l’affection de ceux qui lui sont chers.

L’adulte

L’adulte se démarque de ces rôles car il jauge chaque situation et adapte ensuite son comportement en fonction. Il peut choisir de laisser parler en lui la partie normative, l’enfant libre… ou les deux, en trouvant une pirouette amusante pour faire passer son message ! L’adulte se caractérise par sa souplesse.

Bâtir sa vie comme on bâtit sa maison : faire du solide, tout en gardant sa légèreté

Comment parvenir à l’état adulte ?

S’observer

L’état adulte suppose l’activation en soi d’un observateur conscient et bienveillant. Il s’agit d’observer nos élans, nos automatismes, de chercher d’où ils viennent, puis de choisir de changer progressivement la donne, sur des points précis, pas après pas, pour reprendre notre vie en main. La pratique quotidienne de la méditation, ou juste une pause intérieure avant de nous exprimer, permettent de nous ressaisir et de traduire dans nos paroles nos choix libres.

Particulièrement dans les relations

Cet état s’exerce particulièrement dans les relations, qu’elles soient conjugales, professionnelles, éducatives. Souplesse, maturité, adaptabilité sont les secrets de relations épanouies !

Eduquer un enfant, c’est être avec lui, définir des limites dont il perçoit le sens, retrouver aussi sa propre âme d’enfant

Cet article vous-t-il aidé ? Avez-vous encore des questions ? N’hésitez pas à me les poster en commentaire !

Continue reading
Asterisk ENNEAGRAMME : QUI ETES-VOUS VRAIMENT ?
06/02/2019 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

L’enneagramme, du grec ennea (neuf) et gramma (point), est un outil ancestral de connaissance des caractères humains. Mais c’est seulement à partir des années 1970 qu’il a été largement diffusé en Occident. Selon l’enneagramme, les caractères humains sont répartis en neuf « types », chacun de nous en choisit inconsciemment un dans l’enfance. Quand on connaît le « type » d’une personne, on sait pourquoi elle agit, ce qu’elle vise, ce qu’elle est amenée à éviter de manière compulsive, mais aussi (pour une part) ce qu’elle peut développer comme étant le meilleur d’elle-même. Cette méthode est tellement précise, ses domaines d’application si vastes (pour se connaître, communiquer en couple ou en entreprise), qu’elle mérite qu’on en saisisse les principaux traits.

SYMBOLE

L’enneagramme est représenté par un cercle et neuf points numérotés comme ceci :

Les neuf types sont représentés par des numéros, avec des connexions les uns aux autres

9 TYPES – 3 CENTRES

Sur le cercle de l’enneagramme, les 9 types sont répartis en 3 centres, qui comprennent chacun 3 types. Les 3 types d’un même centre partagent une même focalisation : 

  • Le centre instinctif, celui des types 8,9 et 1, évoque un rapport privilégié à la colère, soit qu’on l’exprime de manière brute et extérieure, soit qu’on la retourne contre soi, soit qu’on l’évite à tout prix
  • Le centre émotionnel, celui des types 2,3 et 4, se réfère à un lien émotionnel prépondérant face à l’action, aux situations et aux autres
  • Le centre cérébral, des types, 5, 6 et 7, fait référence à un rapport cognitif au monde, à l’action, aux autres

UNE ORIENTATION VERS L’EXTERIEUR ET-OU L’INTERIEUR

Au sein de chacun de ces centres, un type va être davantage porté :

  • vers l’extérieur, vers les autres, vers l’action, vers le monde (les types 8, 2 et 5)
  • vers l’intérieur, le plus important étant en soi (les types 1, 4 et 7)
  • vers les deux en même temps… en ressentant un tiraillement (les types 9, 3 et 6).

EVITER UNE PART « D’OMBRE »

Ne pas se voir, ne pas oser regarder une partie de soi qui nous gêne

Chacun de nous est motivé à agir pour éviter quelque chose qui lui semble trop affreux. C’est souvent inconscient mais c’est bien réel et les personnes qui sont d’autres types ne peuvent pas le comprendre. On agit en partie pour éviter d’avoir mal et en l’occurence :

  • Le 1 se blinde contre la colère qu’il ressent contre lui-même, colère de ne pas être exactement à la hauteur de son idéal
  • Le 2 refuse de reconnaître qu’il a des besoins ;  il s’épuise dans le service des autres, tout en attendant tacitement d’eux la reconnaissance qu’il est quelqu’un d’exceptionnel
  • Le 3 est effondré par la perspective de l’échec ; il enchaîne les succès extérieurs, visibles, dans lesquels il croie trouver sa valeur
Le 3 s’est construit sur ses succès ; si l’extérieur ne lui renvoie pas sa valeur, il s’effondre
  • Le 4 est écoeuré par la banalité et préfère vivre un désespoir intense qu’une morne routine ; il aspire là encore à être exceptionnel
  • Le 5 panique à l’idée du vide intérieur; il accumule les connaissances pour éviter de s’y confronter ; c’est la peur qui l’engage à savoir toujours plus
  • Le 6 redoute la déviance, le fait de ne pas être exactement conforme à la règle et d’être rejeté pour ses manquements ; il se suradapte mentalement pour correspondre aux attentes du groupe
Le 6 redoute le regard du groupe sur lui
  • Le 7 fuit frénétiquement la souffrance, il enchaîne les actions stimulantes, plaisantes, pour échapper à la perception mentale de sa finitude
  • Le 8 rejette sa faiblesse, instinctivement, il affirme donc avec vacarme qu’il est fort, juste et qu’il a raison
  • Le 9 se protège des conflits ; il adopte une position consensuelle qui lui évite de s’affirmer, de trancher, et de déplaire
Le 9 voudrait être aimé de tous

LA « VRAIE » MOTIVATION A L’ACTION

En miroir, on agit donc aussi en fonction de quelque chose qui nous attire plus que tout, et qui n’est pas rationnel, objectif, perceptible du dehors.

Et si on agissait en fait pour de mauvaises raisons, des raisons imperceptibles, qu’on se voile à nous-même ?
  • Le 1 voudrait tellement qu’on le reconnaisse pour la qualité de son action
Le 1 tâche d’agir parfaitement
  • Le 2 attend qu’on perçoive son dévouement pour les autres
  • Le 3 désespère que ses succès lui permette d’être reconnu pour sa valeur
  • Le 4 pleure dans l’attente que sa différence soit perçue et appréciée
  • Le 5 force l’accumulation de connaissances pour échapper à la sensation du vide intérieur
Le 5 le nez fourré dans ses livres !
  • Le 6 poursuit fébrilement un but : être valorisé pour sa droiture qui lui garantirait l’intégration, l’acceptation, l’amour inconditionnel
  • Le 7 s’immerge dans une joie de vivre qui masque sa peur fondamentale de la mort
  • Le 8 vise l’affirmation de sa force quitte à tout détruire sur son passage, sans scrupule
Le 8 s’affirme. Un côté « rouleau compresseur » ?
  • Le 9 affiche indéfectiblement une paix intérieure qui cache une fragilité abyssale, le 9 ne sait pas exactement qui il est

LE TYPE DANS SA VERSION BRUTE

Le type dans sa version « brute » : une version animale de nous-même, réagissant à l’instinct, sur la défensive ?

On le voit bien, d’après ces types, chacun porte en soi un potentiel de névrose ! Il peut exister une obsession inconsciente à rechercher sa valeur, à fuir le vide intérieur, à gérer la colère ressentie. Chacune de ces obsessions peut être rattachée à un des « péchés capitaux » en lien avec la tradition judéo-chrétienne. Selon notre type, nous allons avoir tendance à être plus sensibles, réactifs à l’un ou l’autre :

  • Le 1 va se cristalliser sur la quête de la perfection pour lui même, et tomber malgré lui dans la colère quand il ne l’atteint pas
  • Le 2 qui se donne excessivement aux autres croit que lui, n’a pas de besoins. L’orgueil n’est pas loin…
Le 2 est toujours prêt à vous aider (même si vous ne lui demandez rien !)
  • Le 3, en multipliant les succès, va développer une forme de vanité et un penchant pour le mensonge : il est prêt à tout pour réussir… et ainsi trouver ce qu’il cherche vraiment derrière ce manège : la reconnaissance de sa valeur
  • Le 4, dans sa quête de différence, glisse tendancieusement vers la mélancolie, le rêve d’être à part ; il envie les autres
Le 4 est ressent tout intensément, il envie les destins particuliers, il jubile quand sa différence est perçue
  • Le 5, qui accumule des connaissances dans l’abstrait, pourrait bien devenir avare, et se détacher peu à peu du monde concret
  • Le 6, qui cherche à être reconnu comme étant une personne fiable, va douter de tout, et d’abord de lui-même mais aussi du monde qui l’entoure ; la peur est son guide
  • Le 7, pour éviter de souffrir, va enchaîner les expériences plaisantes et tomber dans l’intempérance
Le 7 a soif d’expériences plaisantes, son appétit de vivre est insatiable
  • Le 8 se vengera de celui qui lui aura révélé sa faiblesse, et il le fera avec excès…
  • Le 9, éternel consensuel, fuyant les conflits, peine à se décider et finit par ne pas agir, sombrant dans la paresse

LE MASQUE

Le masque nous colle à la peau. On croit qu’il nous protège, que les autres ne le voient pas et pourtant, il est flagrant !

En situation de stress, nous allons déployer un masque, une attitude qui permet de cacher nos vraies motivations. Nous sommes dans le déni et le parfait mécanisme de défense.

  • Le 1, qui a montré malgré lui qu’il n’était pas parfait, veut cacher qu’il est piqué au vif. Il fait comme si il n’était pas en colère mais ça se trahit malgré lui
  • Le 2 qui se donne tant aux autres, finit par croire sincèrement qu’il n’a pas de besoins. Cet oubli de soi peut générer des maladies (le corps parle puisqu’on n’en prend pas soin), de la rancoeur mal dissimulée, du mépris pour les autres
  • Le 3 qui attend désespérément la reconnaissance de sa valeur dans ses succès, est complètement dépendant de l’avis des autres sur lui. S’il n’est pas adulé, il peut sombrer dans la dépression
En situation d’échec, le 3 se voit comme un loser
  • Le 4 est débordé par ses sentiments, l’envie qui le ronge
  • Le 5 se replie sur lui, se confine dans le travail intellectuel et l’observation.
Le 5 réfléchit et observe, indéfectiblement
  • Le 6 envisage le pire
  • Le 7 se crée une logique parfaite qui anesthésie sa souffrance.
  • Le 8 ne fait plus confiance qu’à lui-même ; tous les autres ont tort par principe
  • Le 9 se réfugie dans des addictions pour éviter de regarder la colère qui monte en lui et qu’il ne saurait pas gérer

LA FORCE DE CHAQUE TYPE

Heureusement, si nous portons tous des attentes inconscientes, au-delà des mots, et qui peuvent nous ronger, notre type est aussi porteur de forces spécifiques, que nous arriverons d’autant mieux à déployer que nous nous connaissons vraiment ! Le travail de connaissance de soi nous équilibre et nous permet de déployer le meilleur de nous-même.

  • Le 1 qui se connaît et s’accepte est une personne de confiance, capable de porter des responsabilités et de se donner de manière ajustée
Un type à l’état d’équilibre se donne en fonction de ses talents et en se respectant vraiment
  • Le 2 qui a reconnu ses besoins est une personne à la fois généreuse et qui sait dire non pour se respecter
  • Le 3 qui ne recherche plus à tout prix sa valeur dans le succès reste une personne taillée pour l’action, l’entreprise
  • Le 4 qui s’est regardé avec bienveillance, qui s’est reconnu comme unique et aimable, pourra exercer son talent créatif spécifique et en tirer beaucoup de joie
  • Le 5, lorsqu’il a contacté ses sensations, lorsqu’il n’est plus simplement dans sa tête, lorsqu’il s’est enraciné, est une personne érudite et perspicace
Sortir des perceptions uniquement cognitives
  • Le 6, qui a aussi fait l’expérience de l’enracinement, de la relaxation, peut s’accepter avec ses forces et ses faiblesses, renonçant à s’identifier à la règle. Cela fait de lui une personne loyale, sur laquelle on peut compter, qui cerne les caractères et qui a des intuitions pertinentes
  • Le 7 qui a traversé sa souffrance est une personne joviale, qui relève des défis, dont l’enthousiasme est porteur
  • Le 8 qui reconnaît sa vulnérabilité peut mettre sa force bien réelle et très puissante au service des autres
  • Le 9 qui reconnaît qui il est, quelles sont ses valeurs, ce qu’il veut, et qui met ses actions en accord avec elles, est une personne ouverte à tous, avec de grandes capacités d’écoute, qui sait ménager les avis de chacun pour trouver un juste milieu satisfaisant pour tous

LES AILES ET LE POTENTIEL D’EVOLUTION

Les circonstances de la vie nous amènent à évoluer, à changer de perspective

Tout au long de notre vie, notre expérience nous amène à évoluer. Nous sommes amenés à développer des talents supplémentaires. D’après l’ennéagramme, nous nous approprions les talents de l’un ou des deux types les plus proches du notre. Un type 9 peut développer une « aile » 8, en s’affirmant et en exprimant sa force. Il peut aussi se rapprocher du type « 1 » en devenant très attentif à agir parfaitement, consciencieusement.

Par ailleurs, et c’est ce que signifient les « flèches » dans le cercle, chaque type est relié à deux autres types. En état de stress, nous pouvons développer l’attitude compulsive de ces types. Mais en état dévolution harmonieuse, nous nous équilibrons en nous ouvrant aux talents liés à l’un ou l’autre. Ainsi, et de plus en plus au cours de notre vie, nous nous assouplissons et contactons d’autres types que notre type de base.

Dans la vie, nous poursuivons des quêtes, nous atteignons des sommets, nous franchissons des montagnes, et tout cela nous rend plus souples, plus humbles, plus proches les uns des autres

L’ennéagramme est pour conclure une grille de lecture complexe, qui aborde sans détour les possibles névroses de la nature humaine, tout en ouvrant sur ses forces, sa richesse, sa diversité. C’est un outil qui conduit à la connaissance de soi, qui contribue au développement personnel et à améliorer sa communication et ses relations en général.

Je vous ai donné ici un aperçu avec mes mots, mon appréciation. Il existe de nombreuses écoles, de grands auteurs pour aller plus loin, et aussi une notion que je n’ai pas abordée ici pour ne pas alourdir l’article, celle des « sous-types », que j’aborderai bientôt.

Si cet article vous a plus, n’hésitez pas à le commenter et à la partager !

Continue reading
Asterisk LA SOPHRO-ANALYSE, UNE THERAPIE NOVATRICE
05/02/2019 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

Si vous avez lu ma présentation, vous savez que j’ai suivi une formation en sophro-analyse avec l’Institut Européen de Sophro-Analyse. Il est temps de vous expliquer de quoi il s’agit 😉 J’inaugure avec cet article une série sur les accompagnements « alternatifs », ceux qui ne rentrent pas dans les « cases » habituelles.

LA DEMARCHE THERAPEUTIQUE CLASSIQUE POUR CHANGER

La personne se heurte à ses problèmes

Comme dans la plupart des psychothérapies, la personne qui vient consulter en sophro-analyse arrive avec une problématique qui la dépasse et avec laquelle elle se débat.  Elle partage tout haut (parfois pour la 1ère fois) ce qu’elle se raconte d’habitude intérieurement. Cela lui permet :

  • de remettre de l’ordre dans ses idées, ce qui va diminuer sa tension émotionnelle
La personne se confie, cela la détend ; le thérapeute pose les questions qui favorisent les prises de conscience. On se situe au niveau cérébral.
  • de prendre conscience que ce qu’elle se raconte répond à une logique qui lui est personnelle… avec des références, des points d’appui qui sont autant d’évidences jamais interrogées. En questionnant ces non-dit, ces évidences, en les rapprochant de la réalité, des faits, la personne va sortir d’un prisme unique et s’ouvrir à d’autres perspectives. Elle va élargir son regard.
  • d’assumer la responsabilité de ce qui lui arrive, de faire des choix qui lui correspondent plus, d’entretenir des relations satisfaisantes et se détendre.

L’outil majeur de ce travail de pacification est la ligne de vie. Vous pouvez faire un 1er pas dans ce travail de relecture en suivant les indications que je vous partage dans mon Ebook : « relire sa vie en 7 étapes ».

LA DEMARCHE D’INTEGRATION DU RESSENTI POUR ETRE TRANSFORME

La sophro-analyse s’appuie également sur la sophrologie. Le praticien apprend à la personne qui vient le consulter à :

  • se relaxer
  • écouter ce qui se passe dans son corps 
  • prêter attention aux tensions qu’elle ressent
  • débloquer ces noeuds énergétiques, notamment par la visualisation
Le sophro-analyste apprend à se détendre et à prêter attention aux signes que nous envoie notre corps

En sophro-analyse, le travail se fait donc non pas seulement sur le « mental » (le dialogue seul), mais en accueillant les ressentis dans un état de relaxation (état sopho-liminal) dans lequel la personne est réceptive aux évocations, souvenirs, images que lui renvoient son Inconscient et qui favorisent la transformation.

L’objectif du praticien va être de favoriser la pacification intérieure et d’accompagner la personne qui le consulte vers Qui Elle Est Vraiment.

L’objectif de la sophro-analyse : libérer le potentiel de vie présent en chacun

QUELQUES OUTILS SUPPLEMENTAIRES

Pour accompagner les personnes dans cette exploration d’elles-mêmes, le sophro-analyste utilise aussi :

  • L’ennéagramme
  • L’analyse transactionnelle
  • Le processus d’investigation de Katie Byron
  • La cohérence cardiaque
  • La méditation
  • L’activation en soi d’un observateur conscient et bienveillant : je vois ce qui se passe, j’observe, j’accepte, je me situe et je m’ouvre à ce qui est bon en moi et en l’autre.
  • La gratitude, qui implique à la fois le corps et l’esprit et favorise la pacification

Chacun de ces outils est détaillé pour que la personne se l’approprie et qu’elle devienne actrice de sa transformation.

Cet article vous a-t-il intéressé ? Vous avez des questions ? N’hésitez pas à me les partager en commentaire ! De mon côté, je vous proposerai un article pour chacun de ces outils de développement personnel.

Continue reading
Asterisk LA TRANSE GENERATIVE POUR CREER DES POSSIBLES
14/01/2019 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / one comment

Dans son ouvrage L’hypnose générative, Stephen Gilligan, un élève de Milton Erikson, explore l’expérience du flow créatif.

Ca vous paraît « jargoneux » ? C’est effectivement peu commun et pourtant, tout est dit dans le terme : il s’agit de favoriser en soi le flux (la circulation) de tout ce qui va pouvoir générer (amener) de la création (des solutions alternatives à un problème, une manière nouvelle d’aborder une situation ou de se percevoir soi-même). Pour moi, cet état peut être atteint en auto-hypnose et produire des résultats stupéfiants. Voici en quoi il consiste, plus en détails.

L’ETAT DE TRANSE

La personne qui entre en transe se sent aspirée en elle, son attention est focalisée sur ce qui se passe à l’intérieur

Il s’agit d’abord d’un état d’hypnose donc de « transe » : la personne est là, elle entend ce qui se passe mais elle est davantage portée au-dedans d’elle-même et réceptive à son inconscient qu’à la partie rationnelle, logique, consciente d’elle-même

HYPNOSE CLASSIQUE VS HYPNOSE GENERATIVE

Dans L’HYPNOSE TRADITIONNELLE, la personne arrive avec une demande, une intention de travail et elle consent à ce que le thérapeute intervienne sur elle. Ensuite c’est lui qui va la faire entrer en transe et dialoguer avec sa partie inconsciente. La personne est donc réceptive. Il arrive même parfois qu’elle oublie ce qui s’est dit en séance. 

Dans l’hypnose classique, le praticien intervient ; il est au centre de la thérapie et favorise la réintégration au niveau inconscient.

Dans L’HYPNOSE GENERATIVE, la personne arrive avec une demande, une intention de travail. Mais elle est aussi partie prenante du travail. Elle dialogue avec le thérapeute pendant toute la séance. Elle exprime ce qui lui vient : les images, les rapprochements, les souvenirs. C’est elle qui apporte la matière et contribue sciemment à son rétablissement

Dans l’hypnose générative, le praticien est un partenaire. Il rejoint le patient qui va s’exprimer et trouver tout au long de la séance les ressources qu’il cherche pour sortir de ses difficultés

LA PLACE DE L’HYPNOTHERAPEUTE DANS L’HYPNOSE GENERATIVE

Le thérapeute se situe davantage comme accompagnant. D’abord il invite la personne à écouter ce qui se passe dans son corps et à trouver un lieu d’ancrage intérieur : son centre. Le travail ne peut se faire que si la personne est profondément en elle-même. Là, il lui suggère de visualiser une boule de lumière, de feu, d’intense rayonnement. Bref une image qui concrétise la force intérieure dont nous sommes animés quand nous sommes unifiés : tête, coeur, corps.

Par la suite, le thérapeute reformule les attentes, les ressentis, ce qui est dit à chaque étape et invite à l’accueillir pleinement.

Il propose aussi des exercices qui allient l’imaginaire et le déplacement dans l’espace. 

Etre centré et envisager tous les possibles

Il est là pour débriefer, exprimer de la gratitude, faire miroir aux découvertes de la personne sur elle-même.

DES EXERCICES QUI ALLIENT VISUALISATION (IMAGINAIRE) ET DEPLACEMENT DANS L’ESPACE

Typiquement, la personne ouvre les bras pour s’ouvrir à une partie de soi. Et-ou elle pose la situation dans un cercle qu’elle visualise devant elle : elle entre dedans, fait un pas de côté, tourne autour. Ces termes en eux-mêmes sont parlant. Concrètement :

La personne est ancrée et peut presque tenir une boule d’énergie en son centre
  • S’il s’agit d’un problème, la personne extériorise la situation et la perçoit sous différentes facettes.
  • S’il s’agit de réconcilier plusieurs parties en soi (pouvoir à la fois travailler et lâcher prise, par exemple), la personne les pose à deux points du cercle et passe de l’une à l’autre. En marchant, des images surgissent, des ponts se font.
  • S’il s’agit de guérir d’une addiction, les exercices amènent à accueillir la signification, l’attente positive, le besoin réel sous-jacent, afin de créer une autre manière d’y répondre.

Elle est invitée à faire les gestes 3 à 4 fois plus lentement que la normale. Car ce ne sont pas des gestes posés dans le cadre habituel de la vie, mais des gestes évocateurs, signifiants, qui sont censés provoquer des changements de perceptions et transformer profondément la personne qui les vit. De fait, lorsqu’elle se meut dans l’espace, lorsqu’elle « tourne autour » de sa situation problème au ralenti, quelque chose aussi en elle. 

L’EXERCICE DE LA BOULE D’ENERGIE

Dans cet exercice, la personne visualise en elle la boule d’énergie, puis en imagination, elle la place devant elle. Elle intègre dans cette boule sa situation problème. Et elle va faire plusieurs tours au ralenti. 

Du centre provient une énergie qui irradie (visualisation)
  • Pendant le 1er tour, elle dépose intentionnellement dans cette boule des ressources de tendresse
  • Pendant le 2ème tour, elle y dépose des ressources d’ardeur active
Tourner lentement dans un sens, dans l’autre, comme vous le sentez
  • Pendant le 3ème tour, elle libère son enfant libre, des ressources d’espièglerie  
  • Et enfin pendant le 4ème tour, elle mélange toutes ces ressources
L’hypnose générative apporte une impression puissante d’unification

Quand cet exercice est fait, lentement, la personne reprend la boule d’énergie et la replace en elle.

LA PORTEE DE L’HYPNOSE GENERATIVE

Cette technique permet de réaliser la puissance du fait d’habiter son corps, de rentrer en soi profondément, d’interroger d’autres connexions que celles de la pensée logique, et de marier l’imaginaire, le sens des mots, des images et des mouvements.

De nouvelles connexions se font !

J’ai conscience que cela peut paraître ésotérique à plus d’un, car c’est une manière de résoudre un problème peu commune, et dont la forme peut paraître déroutante. Pourtant, cela favorise l’acceptation de soi et une intégration de toutes les ressources dont chaque personne dispose. Celles du coeur (on sollicite la tendresse, la compassion), de l’instinct (la force active), du jeu (la fantaisie, le rire, sont des moteurs efficaces en résolution de problèmes !), de l’imaginaire, du mouvement

Qu’en dites-vous ? Avez-vous déjà expérimenté l’hypnose générative ou fait des exercices qui s’en rapprochent ? J’attends vos témoignages !

Continue reading
Asterisk 3 MANIERES ORIGINALES DE VOUS DETACHER D’UN PROBLEME OBSESSIONNEL
09/01/2019 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

Dans On a toujours une seconde chance pour être heureux, Yves-Alexandre Thalmann s’intéresse à l’impact de nos pensées sur notre sentiment d’être heureux. Et bien sûr, lorsqu’on est obnubilé par un problème qui nous paraît insoluble, notre degré de bonheur perçu frôle le zéro ! L’auteur suggère alors 3 petites astuces pour s’en dépêtrer !

1- DISSOCIER PENSEE ET REALITE

Penser et repenser à votre problème vous bloque et vous empêche littéralement de voir une solution

Le problème devient comme son nom l’indique « obnubilant »… quand nous y pensons à l’excès. C’est la pensée qui nous mine. Or la pensée n’est pas la réalité. Elle ne fait que s’en rapprocher et souvent la tordre : elle va lui associer par exemple des regrets et des prévisions alarmistes. Le premier conseil est donc de dissocier la pensée et la réalité, notamment en commençant ses phrases par : « Je suis en train de penser que… »

2- INTRODUIRE UN BRIN D’ESPIEGLERIE

Rire de soi, rire d’une situation pour la voir autrement, avec plus de légèreté

Non pas que la situation prête forcément à rigoler ! Mais introduire un peu d’humour va engager d’autres circuits de votre cerveau que l’habituel ressassent automatique du problème. Cela va permettre de prendre de la hauteur, instantanément, et d’activer vos zygomatiques 😉

A/ LE DIRE AVEC UN ACCENT

Expliquez ce qui vous tracasse en mode « orang-outan »… chiche ?

Se dire exactement la même chose que l’instant d’avant, le même déroulé, les mêmes arguments, le même air indigné, avec toute la réaction « brute »… mais le dire avec une voix ou un accent différent ! Essayez, c’est bluffant ! Comment résister à l’envie de se bidonner quand on parle d’un probable licenciement avec l’accent de Schwarzenegger ! 

B/ LE CHANTER

Chanter ses problèmes « à la mexicaine »… osez, oses, osons ! Fou rire garanti !

Dans la même veine, on peut « chanter » son problème sur un air connu, comme « Joyeux anniversaire ». Votre cerveau va mettre deux « filtres » improbables l’un sur l’autre (une chanson de votre enfance, et un sujet « sérieux ») : court-circuit assuré : le côté désopilant aura vite fait de vous faire prendre de la hauteur !

3- SCENARISER SON PROBLEME

En avant, prêt, tournez !!

Et oui, tout simplement : vous faire un film au sens propre. Pas avec une caméra, mais en imagination, comme si vous y étiez. Vous voyez Hollywood, le plateau, vous avez fixé le sénar’, vous êtes derrière la caméra : action ! Le top du top : donner un titre à ce Blockbuster !!

Ainsi, la prochaine fois que vous aurez à nouveau le nez dans le guidon, que vous serez réveillé par votre obsession, vous pourrez intérieurement vous dire : « Ca y est, je me rejoue « Les difficultés avec mon chef 2.0 » ». 

Ces quelques astuces ont un point commun : elles relativisent la pensée, et créent un biais cognitif, une échappée. Instantanément, elles permettent de prendre de la hauteur et donc de redevenir maître à bord.

Vous avez essayé ? Alors, quel est le titre de votre scénario préféré…? 😉

Continue reading
Asterisk 5 LIVRES POUR DECOUVRIR L’HYPNOSE
07/01/2019 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

L’hypnose me fascine. Non pas parce que cela permettrait, comme on pourrait le penser, de détenir un pouvoir sur autrui. Mais parce qu’il s’agit d’explorer les ressources cachées de l’inconscient, d’ouvrir sur des possibles inconcevables avant cette exploration. J’ai découvert l’hypnose à travers quelques livres. Je ne résiste pas à l’envie de vous les partager.

Un thérapeute hors du commun, Milton H.Erikson, Jay HALEY, 1973

L’histoire de celui qui a réinventé l’hypnose, qui en a fait une thérapie efficace. C’est une 1ère entrée, à travers une biographie fascinante

Erikson, hypnose et psychothérapie, Dr Dominique MEGGLE, 1998

Toujours la vie de Milton Erikson, mais croisée avec la relecture et la pratique d’un psychiatre français. On restitue Erikson dans son temps, et la thérapie par l’hypnose dans ce qu’elle a d’actuel.

L’hypnose générative, Stephen GILLIGAN, 2012

L’auteur, qui a connu Erikson, a poussé l’hypnose jusque dans ses possibilités créatrices. Pour lui, l’hypnose permet non seulement de réconcilier l’individu avec lui même mais aussi de l’ouvrir à tous les possibles. C’est la personne qui consulte qui détient sans le savoir à la fois les racines et les clefs de son problème. Le thérapeute se situe comme un accompagnant. J’y trouve des clefs nombreuses et valides pour une auto-hypnose.

50 exercices d’autohypnose, Mireille MEYER, 2012

Un petit fascicule très abordable pour découvrir l’autohypnose chez soi. Une manière très simple de se lancer. Je me suis inspirée de l’un des exercices de ce livre pour vous présenter un protocole d’auto-hypnose.

Guide pratique d’hypnose rapide, Jordan VEROT, 2018

L’auteur dirige un centre d’hypnose. Il livre ici toutes ses clefs pour permettre à des patients d’entrer en hypnose. Un ouvrage plein de bon sens, très détaillé, qui repose sur la pratique de l’auteur. Il s’agit du tome 1, le tome 2 est à venir.

Cette liste n’a aucune prétention à être exhaustive. Je vous partage plus mon cheminement qu’une bibliographie 😉 Si cette liste vous a inspirée ou que vous avez d’autres ouvrages à me recommander, n’hésitez pas à me le dire en commentaire !

Continue reading
Asterisk CLARIFIER SON ESPRIT EN RANGEANT
18/12/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / one comment

Ranger a des vertus insoupçonnées. Ok on brasse de la poussière, ça mange du temps sur le reste, ça « peut » mettre un « léger » stress au niveau relationnel. Mais quelle satisfaction après coup. L’impression de voir plus clair non seulement autour de soi mais en soi. Zoom sur les bonnes raisons de s’y mettre et les manières d’y parvenir le plus sereinement et le plus efficacement possible !

LES LIMITES D’UN COTE « ARTISTE »

L’artiste, celui dont c’est le métier, peut s’avérer minutieux dans le rangement de son matériel !

Quand notre environnement est encombré, c’est notre esprit qui s’éparpille. Notre cerveau gère toute cette partie visible et embrouillée autour de nous.  Mais à la longue, c’est de l’énergie qui n’est pas mise ailleurs

PAR OU COMMENCER ?

La bonne volonté était là : on essaie, on s’y met, et c’est la catastrophe 😉

La question cependant, quand on n’a pas fait l’exercice depuis des mois, est : par où commencer ? Dois-je prévoir un temps : le faire en un bloc ou l’étaler sur plusieurs jours ? Me fixer une zone de rangement ? Mettre d’autres personnes à contribution ? Là comme ailleurs, un défrichage s’impose.

TROUVER SON POURQUOI

Pourquoi on fait les choses ? Trouver son « pourquoi » donne de la hauteur et insuffle un dynamisme inégalé

Pourquoi est-ce que je veux ranger ? Qu’est-ce que je désire à la clef : accueillir convenablement mes invités ? Retrouver une certaine légèreté ? Adopter un nouveau style de vie, me débarrasser de l’inutile ? Quelles que soient mes raisons, les poser me donne une perspective : je n’agis pas en vertu d’un principe kantien, d’un « Il faut » catégorique qui appelle l’obéissance aveugle, mais parce que je le choisis. En agissant ainsi, je vis en cohérence avec ce qui est important pour moi, que ce soit les conditions dans lesquelles j’accueille chez moi, le voeu de me renouveler intérieurement, ou de changer mes habitudes. 

D’ABORD, Y PENSER QUELQUES JOURS

Y penser, rêver un peu : un jour, mon bureau ressemblera à… ça !

Oh… pas pour se prendre la tête et stresser dans le vide. Mais l’avoir en arrière fond, comme un objectif qu’on veut voir se réaliser dans un avenir proche, avec la satisfaction qu’on en escompte. Laisser cette pensée nous travailler. Les choses vont alors se modifier d’elles-mêmes, en nous. Au besoin, prendre un temps pour visualiser son intérieur renouvelé et l’état émotionnel dans lequel on se trouvera quand ce sera fait. Vous pouvez vous appuyer pour cela sur le protocole d’auto-hypnose que j’ai publié.

QUAND RANGER EST UN CAP PSYCHOLOGIQUE

Pour certains, faire du rangement, c’est changer de planète !

Mais parfois, aussi risible que ça puisse paraître vu de l’extérieur, le rangement peut-être un cap psychologique difficile à passer. En effet, l’environnement dans lequel nous évoluons est un cadre ; nous y avons nos habitudes. Ranger, c’est accepter d’en changer. Cela peut générer un inconfort vague qui incite inconsciemment à ne pas le faire. Ca n’est pas qu’on ne le « veut » pas, mais insidieusement, on va se trouver de bonnes raisons pour le repousser. Et quand on y pensera, ce sera avec un sentiment amère de culpabilité. Si c’est le cas pour vous, c’est une occasion parfaite de mieux vous connaître, d’explorer les raisons pour lesquelles vous vous sentez mal à l’aise, afin de vous accueillir tel que vous êtes, et d’y aller en douceur dans le changement.

LES VRAIS FACTEURS DE STRESS SONT SOUVENT RIDICULES

Quelle est pour vous cette petite goutte d’eau qui peut faire déborder le vase ? Qui va occasionner un stress ingérable ?

La 1ère réalité à connaître, c’est que la plupart des choses qui provoquent un stress délétère pour notre santé peuvent a priori sembler minimes, quand on les compare à ce qu’endurent certaines personnes. Ce sont ces chaussettes que notre conjoint laisse traîner sans y faire attention et qui nous agacent au quotidien. Cette impression de ne pas être suffisamment valorisé dans notre travail. C’est le poids ressenti de vivre dans un Etat qui fait peser sur nous une pression insidieuse. Bien souvent, la réalité et le ressenti se croisent vaguement, de plus ou moins loin, et renforcent une croyance intérieure qui crée une barrière : une incapacité à agir efficacement pour que les choses changent. Le stress se niche dans ces zones de flou. Et l’impression que ce stress est ridicule crée une culpabilité latente qui éloigne encore plus le moment où nous pourrons effectivement changer.

DEPASSER LE CAP EN 3 POINTS

Sortir de l’auto-jugement

Sortir de nos modes de pensées habituels, entrer dans une autre dimension

D’abord donc : sortir de l’auto-jugement. Que ce soit l’auto-sabotage : on se dit qu’on est incapable de changer, en drainant uniquement les arguments qui viennent le confirmer. Et-ou la comparaison et le jugement négatif porté sur soi en boomerang : les autres le font naturellement, si je n’y parviens pas, c’est sans doute qu’il me manque quelque chose, que je suis « moins bien » qu’eux. 

Accueillir ce qui est et m’aimer inconditionnellement

La base : s’apprécier comme on est

Accueillir ce qui est : le fait est que je n’y arrive pas. C’est ainsi. Et ça ne m’empêche pas d’être quelqu’un d’aimable. Ceux sont deux choses différentes. Donc je peux intérieurement me redire que je m’aime totalement, y compris avec cette problématique que je porte.

Comprendre et explorer ce qui m’a amené à bâtir cette barrière intérieure

Cette barrière que je me suis créé- parle de mon désir d’aimer et d’être aimé

 Savoir que ce stress au rangement (ou n’importe quel autre stress…) correspond à cette zone floue (je ne sais pas comment m’y prendre, je me sens impuissant) mais aussi à des parties en nous que nous n’avons pas encore explorées et qui renvoient à des valeurs que nous portons. Nous ne parvenons pas à les respecter parce que nous ne les avons jamais regardées ainsi. Qu’est-ce qui se cache derrière telle ou telle déception, récrimination, impression de subir… ou incapacité à agir ? Se poser la question en vérité, et voir ce qui vient, c’est déjà ouvrir une porte de sortie. C’est un pas important vers une plus grande conscience de qui nous sommes vraiment. Ouah !!

LE PASSAGE A L’ACTION

Quand on est au clair sur son « pourquoi », il est temps de passer au « comment »

Quand ce regard sur soi est posé, que vous avez pu visualiser le changement, reste la question du comment, concrètement. Vous avez certainement en vous des ressources pour trouver une manière respectueuse de procéder. Poser la question ouvertement : « comment pourrais-je ranger chez moi en étant complètement en phase avec ma manière de fonctionner et  ce qui m’importe ? », la porter quelques jours, va amener des réponses inenvisagées.

Pêle-mêle de différentes réponses possibles, qui vous montreront la complexité intérieure de chacun et combien quelque chose d’aussi anodin que le rangement peut parler de notre moi profond :

Assumer sa manière d’être

« Au fond, ce qui m’importe, c’est que le salon soit rangé pour recevoir, mais dans mon bureau, j’aime évoluer au milieu de mon foutoir, c’est mon espace à moi, de liberté, et j’aime sentir ce désordre : je l’assume. » En fait, le rangement peut être cloisonné à certaines pièces : ce n’est pas forcément « tout ou rien ». Certains ont même une pièce fourre-tout, qu’il s’agisse du garage, du grenier ou de l’arrière-cuisine. Le tout est de trouver une solution qui satisfasse nos valeurs et celles de ceux qui vivent avec nous.

Une pièce où on entasse ce qui traîne, ce qui encombre. Un vieux grenier, une pièce en plus…

Trouver le bon timing

Certain(e)s aiment le rangement, mais se sentent rapidement dépassés s’il s’agit de le faire au dernier moment. C’est trop d’un coup. Une solution : en faire un peu chaque jour, tranquillement, et apprécier les bienfaits sur soi d’agir en adéquation avec ce qui nous paraît important.

« En fait, ce qui me stress, c’est d’avoir tout à faire au dernier moment, mais si je m’y mets bien en amont, un peu chaque soir, par exemple une demie-heure, je pense que j’en tirerai une certaine satisfaction qui me donnera le dynamisme pour poursuivre. » Ici, le rangement importe, mais la manière habituelle de procéder engendre un côté « ouragan » très désagréable pour soi et pour les autres. Le simple fait de mettre en place une progression peut tout changer.

Le rangement comme expérience créative

Et s’il était possible (et même souhaitable !) de mettre une touche personnelle dans son rangement et son nettoyage…?

« Ce que j’aime, c’est plutôt de le faire au feeling, de me sentir libre de ranger comme je l’entends, quand je l’entends. Je pense que si je ne ressens pas de pression à agir, je pourrai le faire bientôt, à ma manière. » Un espace clair est important mais c’est alors davantage dans le lâcher-prise, la confiance en soi, que les choses vont se faire. Un mantra tel que : « j’ai confiance en moi, je range exactement comme je l’entends et je me surprends à aménager mon intérieur d’une manière nouvelle et exceptionnelle qui me satisfait pleinement ». Dans ce cas, le rangement est une expérience créative, une rencontre avec son potentiel. Et pourquoi pas quand on sait le lien entre extérieur et intérieur.

Le rangement comme relecture de vie !

Ranger comme on part explorer un monde familier… on se balade, on s’arrête, on se remémore, on retrouve la saveur des chemins fréquentés…

« Ce que je voudrais en fait, c’est classer toutes ces vieilles affaires, avoir un regard d’ensemble sur mes souvenirs. J’ai envie d’explorer et de faire du tri ». Si c’est le cas pour vous, quelle bonne nouvelle : ce que vous cherchez, ce n’est pas d’avoir un lieu rangé, mais de relire votre vie, de distinguer l’important de l’accessoire. C’est un chantier merveilleux. Portez ce désir et laissez venir. Si vous vous sentez désemparé devant la tâche, savez-vous qu’il existe des coachs qui peuvent venir chez vous pour vous accompagner dans ce « rangement de vie » ?

Le choix du minimalisme

Un intérieur épuré (ou presque…). Une mode scandinave qui présente bien des vertus : retour aux choses simples, espace dégagé, centrage intérieur (comme les favorisaient autrefois les abbayes cisterciennes) et sur la conversation (le regard n’est plus happé par les détails, on est juste présent à la relation)

« Ces temps-ci, je me sens porté vers une vie plus minimaliste. J’ai envie de faire de la place, de ne garder que l’essentiel. » Là encore, quel beau projet, quel chantier exceptionnel. Paris ne s’est pas fait en un jour, et ce projet-là se fera sans doute progressivement, en triant une pièce après l’autre, en réalisant ce qui est vraiment utile ou pas, en donnant à qui a besoin,… Quand c’est le désir qui fait cheminer, c’est comme si les choses venaient à nous naturellement !


Vous l’aurez compris, le rangement recouvre des problématiques personnelles qui parlent de notre identité. J’espère que vous aurez trouvé dans cet article des clefs pour vous organiser, mieux vous connaître et vous accueillir. 

Au plaisir de poursuivre ce chemin avec vous !

Isabelle

Continue reading
Asterisk AUTO-HYPNOSE : PROTOCOLE DE VISUALISATION
15/12/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / one comment

Vous le savez si vous avez lu mon article sur l’auto-hypnose, il s’agit selon moi d’un outil puissant de connaissance de soi, d’intégration de notre histoire ; mais l’auto-hypnose peut aussi permettre d’accélerer la réalisation de nos objectifs. Pourquoi s’en priver ? Pour vous initier, j’ai rédigé un protocole d’auto-hypnose, une manière (parmi d’autres) d’entrer dans cet exercice. Une expérience à découvrir…

 PREALABLES

Travail avec une feuille et un stylo !

Avant de commencer la séance d’auto-hypnose, prenez le temps d’écrire ce que vous en attendez

Avant toute chose, un défrichage s’impose, crayon en main : sur quoi souhaitez-vous « travailler » ? Quelle est votre préoccupation ? Que voudriez-vous voir changer ou plutôt faire émerger dans votre vie ? Et dans combien de temps ? Soyez le plus précis possible dans votre description.

Un endroit calme et serein 

Veillez à ce que personne ne vous dérange !

Choisissez un moment où vous ne serez pas dérangé, et un endroit calme. Au besoin, vous pouvez mettre des boules quies ou un casque.

Déterminez à peu près le temps que vous souhaitez consacrer à cet exercice

Déterminer à l’avance le temps qu’on veut consacrer à la séance va inciter naturellement le corps à le respecter

Le fait d’y avoir pensé auparavant va induire naturellement le respect de ce temps, sans même que vous y fassiez attention.

RELAXATION

Allongez-vous, mettez-vous en tailleur sur un coussin, ou bien assis (si possible sans vous adosser pour rester vigilant).

Se détendre complètement pour entrer en auto-hypnose

Respirez profondément à plusieurs reprises. Sentez l’air qui pénètre en vous, qui passe à travers vos narines. Sentez vos poumons, votre ventre qui se gonflent. Sentez la détente qui se fait quand vous êtes attentif à votre respiration.

Quand vous le sentez, vous pouvez fermer vos paupières, vous laisser aller.

Si vous le voulez, posez maintenant vos mains sur votre ventre pour percevoir les mouvements de votre corps à l’inspiration et à l’expiration. Appréciez le bercement de cette respiration. Percevez-vous ce qui se passe à l’intérieur de vous ? 

ACCUEILLIR LES TENSIONS

Le stress provoque souvent des tensions dans le cou. Se mettre en présence de cette douleur a un impact sur le ressenti.

Portez votre attention au-dedans. Si vous ressentez une tension à un quelconque endroit de votre corps, allez mentalement jusqu’à cet endroit, demeurez-y pour accueillir ce qui s’y passe. Juste être là, accueillir. Notre corps parle à sa manière et souhaite comme nous être entendu. Demeurez là si vous le souhaitez, autant que vous le souhaitez.

SURVOLER LE CORPS EN PRESENCE

Voyageons maintenant dans ce corps, avec lequel vous vivez, qui vous accompagne fidèlement de votre conception à votre mort. Chaque cellule y a son importance. La vie circule en vous. 

Votre squelette est UN

De l’extérieur, on voit si peu ce qui se passe vraiment en nous !

Vous pouvez porter votre attention sur votre squelette qui ne fait qu’un, avec des articulations qui lui permettent de se mouvoir.

Soyez dans votre crâne, votre mâchoire, votre trachée, vos côtes, les os de vos bras et de vos mains, votre colonne vertébrale, vos hanches, les os de vos jambes et de vos pieds. Tous ces os sont reliés. Passez de l’un à l’autre mentalement.

Le sang vous irrigue

Le sang circule dans tout notre corps sans que nous le sentions

Le sang circule dans vos muscles, vos organes. Vous êtes sans cesse irrigués.

Des influx nerveux vous traversent. Vous êtes prévenu en un éclair d’une douleur ou du plaisir, du bien être, de la faim ou de la satiété. Votre corps vous informe pour que vous usiez pleinement de ses capacités. 

Les innombrables pensées traitées par votre cerveau

Un cerveau en ébullition. Des milliers de pensées peuvent le traverser en un instant

Passons maintenant dans votre tête, votre cerveau si complexe, qui draine une quantité inouïe de pensées à tout instant. Il perçoit, analyse, conçoit des choix, donne l’impulsion d’agir. Quelle merveille à chaque instant. Nous sommes doués de tant de fonctions, d’une si grande capacité de réflexion. Notre cerveau vit et évolue, s’adapte aux circonstances, aux connaissances. 

Les organes silencieux

Percevez-vous intellectuellement combien nos organes travaillent pour nous : cette digestion qui se fait tandis que nous reprenons nos activités, ces cellules de la peau, des cheveux, des ongles qui se recréent, l’usine des poumons qui filtre l’air, nos organes génitaux qui vivent au rythme de nos hormones.

Les battements du coeur

Ecoutons un instant les battements de notre coeur sans lesquels nous ne serions pas en vie

Percevez-vous les battements de votre coeur en vous ? Vous pouvez poser votre main droit sur votre coeur et demeurer là un instant. Votre corps travaille pour vous, souvent à votre insu. Une re-création constante. Quelle merveille de complexité. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Comment vous sentez-vous avec la conscience de ce qui vous habite ?

TROUVER EN SOI UN SOCLE

Où est-ce que je me sens en sécurité, en moi ? Le coeur en est-il la porte d’entrée ?

Dans ce corps qui est UN, demeurez autant que vous le souhaitez. Visitez une zone, selon votre inspiration. Et essayez de discerner un endroit secure, un lieu en vous où vous vous sentiez bien, extérieur au brouhaha du monde. Cela peut être dans votre bas ventre ou au niveau de votre nombril, un lieu où la respiration se fait plus calme.

ENTREE EN AUTO-HYPNOSE : 

L’escalier pour entrer en auto-hypnose

Je descends une à une les marches qui me conduisent vers l’intérieur de moi-même, en auto-hypnose

En vous, dans cet endroit qui semble à part, ou bien juste en étant présent à votre respiration, et en pensant à cet endroit en vous qui est plus profond à vous-même que vous-même, je vous invite à vous imaginer maintenant en haut d’un escalier. Et vous vous apprêtez à le descendre. Où va-t-il selon vous ? Qu’est-ce qui vous vient à ce sujet ? C’est tout à fait libre : laissez venir l’environnement. Puis, intérieurement, tandis que vous allez lentement descendre cet escalier,  prononcez un décompte en partant de 10 et vous rapprochant lentement de 0. Vous descendez cet escalier et à chaque marche, vous prononcez un chiffre. Vous entrez au fond de vous-même, en vous. Pour vous ressourcez, explorez de nouvelles possibilités, vous connaître à travers ce que votre Inconscient vous communique.

La porte et le jardin intérieurs

Où cet escalier s’arrête ? Laissez votre Inconscient le déterminer. Comment ça se passe en vous ? Où êtes-vous ? 

Au bout de l’escalier, une pièce, qui conduit à une porte. Et de l’autre côté…

Vous pouvez si vous le souhaitez, arrivé au 0, visualiser une petite pièce, avec une petite porte, comme celle qu’Alice a franchie pour pénétrer dans le pays des merveilles…

Vous avez la clef, tournez la serrure, entrez. Comment est-ce : voyez-vous un parterre de verdure, une lumière douce et naturelle qui réchauffe ? 

Allongé dans l’herbe, en vous

Allongé dans l’herbe, vous vous sentez bien, prêt à explorer cet objectif qui vous tient à coeur, tel un journaliste

Vous pouvez vous allonger et vous détendre complètement tandis que chacune de vos cellules sent les bienfaits de ce contact avec la terre. Votre peau perçoit la douceur de l’herbe comme celle de la contrée des Hobbits… et vous pouvez vous sentir relié à la terre. Quelque part, sous cette terre, à des milliers de km, il y a le noyau de la terre et son énergie fantastique. Et ce soleil qui brille sur vous est lui aussi une source intarissable de régénérescence. 

VISUALISATION

Se voir ayant atteint l’objectif

Savoir parler en public, un objectif d’auto-hypnose

Dans cet état de profonde relaxation, je vous invite à laisser émerger ce voeu que vous portez pour la suite, cet objectif que vous souhaiteriez atteindre. Voyez-vous ayant atteint cet objectif. Dans quel état êtes-vous ? Sentez l’euphorie qui vous envahit, la satisfaction, la fierté. Voyez le contexte de cette réussite, les personnes qui vous félicitent, ce que vous ressentez à ce moment là. Restez là avec cet objectif atteint, et décrivez la scène : « je suis à tel endroit, j’ai complètement réussi à…, je me sens absolument…, je perçois que…., autour de moi, cette réussite provoque…, et cela me fait…. ». Vous êtes cette personne qui a atteint son objectif. Cette personne est en vous, elle est une partie de vous

Se parler de son soi futur à son soi présent

Le « moi » qui a atteint son objectif est le meilleur partenaire du « moi » qui cherche à l’atteindre

Alors cette personne peut parler à celle qui est là maintenant, l’encourager et décrire les pas concrets à faire pour atteindre son but, l’accompagner avec des mots justes, qui valorisent ce que vous êtes aujourd’hui et qui va permettre justement à cet objectif d’être atteint. Ces mots sont porteurs d’espoir et d’un enthousiasme dont vous pouvez vous imprégner totalement.Vous êtes à vous -même votre meilleur coach, comme je l’expliquais déjà dans un article sur l’auto-coaching. Vous connaissez vos qualités, vous connaissez les ressources et le chemin, et vous allez vous surprendre. Demeurez dans cet état, en en explorant les différentes facettes. 

Ancrer des résolutions à travers des paroles au présent

Quand nous sommes totalement en nous-même, les mots que nous prononçons ont valeur de vérité opérante

Ancrez en vous des paroles qui font sens pour vous, avec lesquelles vous vous sentez aligné, qui vous correspondent totalement. Et pour accompagner ce chemin, vous pouvez prendre une résolution : « A partir de maintenant, j’avance de fonction de mon objectif de… », « j’agis pour devenir…. », « je progresse vers… », « je me sens totalement…. » 

SORTIE D’HYPNOSE

Respirez profondément

Goûtez ces paroles que vous vous dites. Appréciez ce moment. Et quand vous le sentez, respirez profondément en vous rappelant à l’idée que vous allez bientôt maintenant revenir ici et maintenant, dans votre fauteuil, sur votre lit, assis sur ce coussin. Mais avec quelque chose de nouveau, de vivant en vous, la trace perceptible de ce voyage intérieur que vous venez d’accomplir. Peut-être cette phrase qui marque un changement. Cette sensation de bien-être. Cette impression de vous être rencontré vraiment. Que c’est possible.

Quelque chose en vous a changé. L’auto-hypnose transforme le regard.

Prenez tout le temps pour respirer profondément, et vous imaginer maintenant reprenant vos activités avec un regard neuf

Ouvrez les yeux et observez

Quand vous le sentez, vous pouvez rouvrir les yeux et prendre tout votre temps pour observer votre environnement.

Revivez un instant le voyage accompli, les découvertes. Exprimez votre gratitude. Promettez vous peut-être de revenir bientôt, fixez un prochain rdv en présence de vous-même, pour revisiter ce même objectif afin de l’ancrer profondément.

Revenez ici et maintenant. Imperceptiblement, quelque chose a changé. Vous êtes ouvert aux possibles

Et vous, quelle  est votre expérience de l’auto-hypnose ? Cet exercice vous a-t-il plu ? N’hésitez pas à en témoigner en commentaire !

Continue reading
Asterisk COMMENT LE VOYAGE A CHANGE MA VIE !
12/11/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / one comment

Hé oui, chez moi aussi, il y a un « avant » et un « après » le voyage. Il faut dire que mon mari et moi nous sommes jetés de suite dans la cour des grands : la vie nomade.

 

LA VIE NOMADE KESAKO ?

Vie nomade, pour vous, ça rime avec « caravanes de Bédouins » et « Préhistoire avant l’agriculture » ? Bon alors, c’est pas tout à fait ça, mais l’idée est là. Depuis quelques années, on voit émerger sur la toile des expériences un peu fada de personnes qui ont tout quitté pour vivre en voyageant. Oui, vous avez bien lu : faire du voyage un mode de vie. Sans date de retour.

 

TOUT QUITTER ?

Tout quitter oui, ou au moins :

son logement

-… et son travail « fixe »

 

PARTIR… AVEC QUI ?

Et bien sûr, les enfants s’il y en a, sont de la partie, aussi bien les ado que les tout petits !

Car on peut partir seul, en couple, entre amis, en famille… et même avec ses animaux de compagnie : on a vu des chiens aussi nomades que leurs maîtres !

 

COMMENT PARTIR ? QUELS TRANSPORTS ?

Spécial dédicace pour mon petit bonhomme, passionné de trains !

La solution la plus évidente reste : avec ses pieds, sac au dos, en utilisant les transports en commun. La plupart du temps en faisant des sauts de puce en avion puis en utilisant les bus, les trains, et en louant si besoin une voiture.

Cela permet d’aller plus loin, plus vite. De se sentir léger (même si un sac de 50 litres, à porter au quotidien, ça peut être lourd ;-)). De partir sur un coup de tête si on veut, et tout aussi bien de revenir au point de départ dans les 24h.

Mais on a vu aussi plus économique et écologique comme de miser à 200% sur la marche ou le vélo.

Ou même de partir avec un âne qui porte les bagages. On voyage lentement (mais quand on n’a pas de date de retour, est-ce vraiment un problème ?), on prend le temps de savourer le trajet, les rencontres, la vie qui s’écoule.

 

Les familles en général apprécient le camping car ou assimilé. Un « chez eux », un repère particulièrement apprécié des enfants.

Ou ils partent carrément en voiture (certaines ont le toit  qui se déploie), comme Raised on the Road.

 

PARTIR, MAIS OU ?

Quand on dit « partir », on pense tout de suite à « très loin ». Mais quand on part de France, on a déjà à portée de pédale ou de pneus quelques perles à visiter. On peut passer un an à visiter les pays limitrophes. Ou à faire le tour de notre pays !

 

Et aviser après !

On peut partir en voiture et remorque, le revendre pour acheter un camion aménagé, comme les six en piste.

Ou on peut opter pour le camion aménagé pendant un temps, et se rabattre… sur la voile. Passer de la terre à la mer, comme les Dacaluf.

On peut faire un 1er Tout du Monde sac au dos, investir ensuite dans un van pour faire un tour de France… et changer à nouveau, comme Ma Famille voyage, qui est résolument nomade !

Tout est possible ! Avec des pauses, une expatriation, des retours.

 

ET CONCRETEMENT, COMMENT JOINDRE LES DEUX BOUTS ?

Là encore, les possibilités sont nombreuses. Certains (la plupart) ont fait quelques économies et ont ainsi un capital de départ, une somme qui permet de se lancer. Le saut reste impressionnant, mais on a un filet.

Ceux qui sont propriétaires vendent leur logement ou le mettent en location et font le choix de vivre dans des pays où le coût de la vie est moindre, de sorte que les dépenses n’excèdent pas les rentrées d’argent.

D’autres ont une activité professionnelle adaptée. Soit qu’ils aient obtenu d’être en télétravail. Soit qu’ils soient indépendants. On voit beaucoup de travailleurs du web dans cette situation : développeurs de site internet et rédacteurs web. Leur travail leur laisser la liberté de bouger. Et pour peu qu’ils vivent dans des pays d’Asie par exemple, ils peuvent même faire quelques économies.

Les plus tenaces parviennent à faire du voyage leur business à force de communication. Ils font rêver les autres, et ça paye !

Il existe aussi une niche pour les moins de 30 ans eux qui peuvent prétendre à un visa qu’on appelle « vacances-travail » : cela leur permet de travailler pendant un an dans des pays de rêves, comme la Nouvelle-Zélande. La transition est cependant plus difficile quand on veut poursuivre l’expérience. Il faut parfois repartir dans des études à côté des petits boulots qui sont déjà très prenants.

Il existe encore des combines à la mode : le woofing, aider dans les fermes contre le logement et la nourriture, ou de garder des animaux domestiques pendant que leurs maîtres sont en vacances (petsitting). L’accueil gratuit chez l’habitant se développe aussi peu à peu (couchsurfing). Autant de système D qui payent à partir du moment où on est prêt à composer avec les hôtes, à travailler dur et à vivre une certaine dépendance.

 

QUELQUES TESTS AVANT LA VIE NOMADE

Quand je dis qu’on s’est lancé tête baissée dans la vie nomade, c’est oublier que nous avons passé plusieurs étés à vadrouiller dans le nord de l’Europe. Départ en voiture depuis la France, et nous allions où bon nous semblait pendant un mois. Nous préparions l’itinéraire en amont et réservions des logements via airBNB. Nous avons découvert, année après année, différents coins, de différentes manières. Nous alternions entre ville et campagne. Louant en général un logement pour une semaine dans les alentours de la capitale (Copenhague, Stockholm, Oslo) et rayonnant autour. Mais nous avons aussi testé l’itinérance pure, avec des stop de 2 nuits max. Nous dormions dans des appart, des chalets, des auberges, chez l’habitant. Et nous passions beaucoup de temps en voiture, à voir défiler les paysages. Notre petit bonhomme, qui a commencé ces voyages là dès ses 3 mois, en a un goût prononcé.

Et c’est sur les longs rubans de route de Laponie que nous avons eu le déclic. Quelques jours avant, alors que nous faisions une randonnées dans les îles Lofoten, nous avions rencontré un jeune vivant dans une camionnette aménagée. Le courant était bien passé. Nous avons sympathisé, et cette rencontre nous a fait cogiter. Jamais auparavant nous n’avions envisagé la vie nomade. Mais rencontrer quelqu’un qui la vivait (avec ses hauts et ses bas), rendait la chose concrète. Nous qui avions des rêves d’ailleurs, d’une vie différente, loin de la France, en Scandinavie peut-être, nous rencontrions quelqu’un qui offrait une alternative à la classique expatriation.

Nous roulions depuis des heures donc, entre Kiruna (base de lancement de fusées en Suède : Fiston voulait absolument faire le détour) et Rovaniemi  en Finlande (où le Père Noël a ses quartiers, si si, je vous assure). Des pins bordaient la route, de part et d’autre. Nous étions tombés nez à nez avec un renne le matin même : couleur locale. Pour nous occuper, nous avons commencé à échafauder des plans, à envisager de partir nous aussi, sans date de retour, d’une manière ou d’une autre. L’idée a tout de suite suscité « une petite flamme ». Un rêve venait d’émerger, et des milliers de possibilités s’ouvraient à nous, juste en en discutant.

Nous nous sommes donnés un an pour le mettre en place.

 

UN AN DE REFLEXION

Et de retour dans notre train-train quotidien, les choses n’étaient plus tout à fait les mêmes. Nous avons fureté sur le net, à la recherche d’expériences, de tuyaux. Nous avons commencé à suivre des youtubers, à rejoindre des groupes Fb dédiés. Et dans le « comment vivre ce rêve », mon mari a découvert le développement web, la possibilité d’exercer un métier très demandé, très stimulant aussi, de partout dans le monde. Nouveau déclic, nouveau challenge. Il s’est lancé dans les études en plus de son travail. Le rêve devenait partie intégrante de notre réalité.

Mais plus les mois passaient, plus quelque part, nous nous voyions plutôt sur une perspective de deux ans de préparation. Les barrières mentales, rationnelles, reprenaient le dessus. Il fallait être sûrs de nous, de cette reconversion professionnelle. Et qu’allions-nous choisir comme mode de transport ? Notre petit bonhomme rêvaient en regardant en boucle la vidéo d’un « camion château » : un camion totalement ré-aménagé qui, à l’arrêt, se déployait avec une tour pour les toilettes, et une autre pour la douche !

 

Fin mai 2017, nous avons eu une opportunité à saisir. Nous n’y pensions plus, et le contexte nous a botté le train. Nous avions l’occasion de quitter logement et travail dans les meilleures conditions. Après une semaine de discernement, nous avons choisi le grand saut, sans regret. Et une vie nomade qui pour débuter, serait la plus simple qui soit : partir sac au dos en Asie et Océanie.

Nous avons listé les pays que nous souhaitions visiter.  Et s’en sont suivis 3 mois de préparatifs non-stop. Faire la paperasse, vider le logement, revendre le maximum, établir un budget prévisionnel, un itinéraire approximatif. Lancer une « mini com » autour de notre projet. Mon mari prévoyait de terminer sa formation de web developper tout en voyageant. Je devais assurer de mon côté l’école pour notre fils qui avait 6 ans (jamais scolarisé, une autre aventure à part entière…). Et j’envisageais de reprendre la rédaction (j’avais travaillé dans le journalisme dans une vie antérieure…).

 

LE CONCRET DU VOYAGE

En réalité, nous avons tout découvert d’un coup : dépaysement, cadence de la vie itinérante (les 2 premiers mois, nous restions en moyenne 3 jours à un même endroit), aléas de la communication (mon mari s’éclatait à faire des vidéos, mais cela lui prenait énormément de temps).

TROUVER L’EQUILIBRE DANS LE NOMADISME

Nous avons vécu en septembre 2017 en Corée du sud, en octobre au Japon. Et alors que nous devions rejoindre l’Asie du sud est dans la foulée, nous avons finalement opté pour la Nouvelle Zélande, un pays que nous rêvions de revoir. C’est là en effet que nous avions passé notre voyage de noce… et conçu notre petit d’homme ;-). La Nouvelle-Zélande est un pays coooool. Développé, avec beaucoup de nature, un air pur et vivifiant. Mais aussi des paysages somptueux et si divers : du Bush, une forêt tropicale, aux montagnes et à la comté du Seigneur des anneaux, en passant par les geysers et les plages aussi désertes et sauvages qu’au temps des 1ers explorateurs ! Et par-dessus tout, les néo-zélandais sont des gens qui ont un état d’esprit positif, ouvert, détendu. Si loin de nos prises de tête à la française. Nous avons pris tout le temps nécessaire pour explorer le pays, en louant une voiture et des maisons à la semaine. Ca n’était sans doute pas le voyage le plus économique (quoique la location de van en Nouvelle-Zélande soit  devenu un tel buiseness que le prix de la location à la journée – 100 dollars NZ- soit à peu près équivalent à la location d’une voiture et d’un logement). Mais nous avions ainsi un « chez nous » confortable, avec une connexion internet permettant de travailler, de se poser, de relire les premiers mois de vadrouille.

Nous avons passé presque deux mois là-bas. En profitant de la vie. En ayant des activités locales, pas forcément touristiques. J’ai adoré aller juste à la bibliothèque pour enfants ou au square. Refaire trois fois la même ballade dans la semaine parce qu’on l’appréciait bien. Papoter avec les voisins comme si on était vraiment installé là.

Il y a eu, dans cette vie « à la néo-zélandaise » et en même temps complètement nomade (nous bougions tous les 7 à 10 jours), la possibilité d’intérioriser une culture. Et quand nous nous en rappelons, chaque jour a sa teinte. La variété ET le fait de prendre le temps juste de vivre, ont ancré les souvenirs. Je crois que le secret est là.

 

COMME UNE MINI-EXPATRIATION

Nous avons ensuite passé trois semaines à Tahiti. Nous avions loué une maison dans le village le plus éloigné de Papeete. Nous étions au bout du bout du monde. Nous étions posés, vivant auprès des Tahitiens. Commençant à reconnaître les commerçants, à discuter avec les voisins, à connaître les « trucs » pour bien vivre. Nous avions le lagon en face de la maison. Et des heures de vie tranquille devant nous. Un tout autre rythme. Un tout autre climat aussi (nous étions en pleine saison des pluies, la chaleur était pesante, des déluges d’eau tombait parfois pendant plusieurs heures). Nous avons goûté, en 3 semaines, à une mini-expatriation. Un avant-goût, assez en tous cas pour que cela reste, qu’on reparte transformés par une atmosphère, avec des souvenirs actuels : j’entends par là qu’en un instant, aujourd’hui, 1 an après, je peux être totalement replongée dans cette ambiance. C’est logique ? Banal ? Peut-être. Mais pour moi, c’est la saveur inoubliable et profondément transformante du voyage.

 

LE COTE GRISANT -ET PARFOIS FLIPPANT- DE REPARTIR DANS UN AUTRE PAYS

Puis nous avons opté pour un retour en Asie du sud-est. L’excitation était de nouveau là. C’était « le » bon moment pour repartir. Nous avons fait escale en Nouvelle-Zélande, retour en arrière, mais quelle joie ! Puis à Honk-Kong dont nous avons perçu la tonalité propre, même en y restant que 4 jours.

Je retiens pour ma part l’arrivée au Vietnam, à Hanoï comme un cataclysme intérieur, un choc culturel. Sans doute parce que nous arrivions de nuit. Et parce que pendant 5 minutes, en sortant du taxi, j’ai eu la peur de ma vie : alors que nous sortions les bagages, notre fils est parti seul, en zombie à moitié réveillé, dans la direction opposée à notre logement. Où était-il ? Tout se ressemblait. Nous errions à sa recherche. Des gens étaient garés là et auraient pu l’avoir kidnappé ! Nous tâchions de poser la question mais nous ne nous comprenions pas !! Enfin, une veille dame est arrivée, le tenant par la main. Dieu merci ! Je découvris plus tard qu’étant dans un Condo, nous étions environnés de familles, toutes bienveillantes. Et qu’effectivement, tout se ressemblait : les mêmes barres d’immeubles, le même square dupliqué tous les 50 mètres ! Je crois que cette émotion si intense a quelque part aussi contribué à marquer ma mémoire au fer rouge. Là encore, en une seconde, tout est là vivant, en moi. Et tous mes sens sont conviés.

 

DES SOUVENIRS « VIVANTS »

On parle beaucoup de visualisation pour rendre un rêve possible. On imagine ce qu’on veut atteindre, et on tâche de ressentir dans le détail l’état dans lequel on se trouverait si on parvenait à l’objectif qu’on se fixe. Et cet exercice contribue à faire exister la réussite dès maintenant. Et bien je crois qu’avec un voyage aussi fort en émotions, aussi varié dans les environnements traversés, et aussi avec à chaque fois cette question : « est-ce que nous voudrions nous installer ici ? », je crois que nous avons contribué à faire de ce voyage au long court une expérience existentielle, transformante, initiatique.

Par la suite, nous avons hésité à rester au Vietnam au-delà du visa de 15 jours ; nous avons finalement opté pour la Thaïlande, et le contraste nous a plongé dans une forte insatisfaction (trop de personnes intéressées, axées uniquement sur l’avantage économiques qu’elles pourraient tirer de notre contact), avant de rejoindre le Cambodge, qui nous a tant touché par la gentillesse, l’ouverture et l’élan de ses habitants. Entre temps, nous avons envisagé l’émigration en Nouvelle-Zélande ; nous nous sommes frottés aux exigences concrètes de l’installation. Et cela a encore contribué à faire de ce voyage une expérience vitale.

 

RETOUR ?

Pour finir (mais le mot « fin » serait réducteur !), nous sommes finalement rentrés en France. Retour à la campagne. A priori, retour à zéro, voire à -10, pour ceux que notre expérience troublait au point de la dévaluer et de n’en peser que les risques. Mais ce serait oublier l’aspect fondateur d’une telle tranche de vie. On peut passer 6 mois, un ans, 10 ans de sa vie dans un rythme plan-plan, sans se remettre en question, sans évoluer fondamentalement. Le quotidien permet ça à celui qui a globalement tout pour vivre. Mais quel est le potentiel de vie derrière ? L’enthousiasme ?

Je suis de ceux qui croient profondément à l’extraordinaire dans l’ordinaire. Et ceux là, qui vivent une vie banale en apparence, mais profondément vivante de l’intérieur, ont tout à fait compris la force de notre démarche. Et ce qu’on peut en tirer, même en revenant à la case de départ, voire avec quelques points de suture ! Car oser partir, oser la remise en question radicale, ne peut être qu’un point de départ d’une nouvelle vie, d’un nouvel état d’esprit. Il y a une force dans cette quête, difficilement perceptible pour ceux qui se sont enfoncés dans la fatalité de leur existence. Ceux qui jaugent la réussite d’une vie en fonction de cases pré-définies.

Aujourd’hui, cela fait 7 mois que nous sommes revenus en France et nous sommes toujours en mouvement, au sens d’un déplacement intérieur avec des projets et le sentiment d’être de plus en plus « soi ».

La route est toujours ce long ruban qui se déploie entre Kiruna et Rovaniemi, avec l’élan, l’inspiration du début, le sursaut du Renouveau et de la Liberté !

J’espère que mon blog, avec ses Parenthèses Inspirantes, donnera à beaucoup d’autres cette impulsion intérieure qui provoque au changement, et à vivre ses rêves !

Bien à vous,

Isabelle

Si vous aimez cet article, je vous remercie de laisser un commentaire ou de le partager sur Facebook.

Pour être tenu au courant de mes publications, abonnez-vous à ma page Fb !

 

Continue reading
Asterisk FOCUS : LA GRANDE PALETTE DES EMOTIONS 
07/11/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

Si vous jetez un oeil sur le plan de ce site, vous remarquerez les rubriques suivent une progression (même si on peut sans problème picorer ici ou là). La 1ère phase est de se (re)-découvrir. Cela passe par la relecture de vie (je vous engage vraiment à prendre ce temps de relecture, en vous appuyant sur l’ebook que vous pouvez recevoir gratuitement) et quelques clefs pour mieux vous connaître. Savoir repérer ses émotions, les nommer, en fait partie. C’est assez en vogue aujourd’hui d’ailleurs. Mais on en reste bien souvent à une classification simpliste : la colère, la tristesse, la joie, la peur, la surprise. Or la palette est bôôôcoup plus large. Et l’explorer permet d’en tirer un meilleur partie. Je souhaite donc publier sur le blog une série d’articles : un article par émotion. Mais avant de se lancer, une petit défrichage s’impose 😉

 

LES EMOTIONS ET L’EDUCATION

Aujourd’hui, les émotions sont un sujet incontournable du développement personnel mais aussi de l’éducation dite bienveillante et positive.

Après des siècles à considérer l’éducation comme une manière d’amener les enfants à se conformer à ce que la société attend de ses futurs membres, on commence à la regarder comme une manière d’aider l’enfant à déployer son originalité, à découvrir ce qu’il aura à partager au monde. Ainsi, on l’amène à reconnaître ses qualités, à les cultiver et à les faire interagir avec les autres.

La perspective est si différente ! Alors qu’auparavant, il fallait faire taire les mouvements internes de l’enfant pour qu’il se plie aux attendus sociaux, il s’agit maintenant de lui permette d’apprivoiser son monde intérieur et de l’amener peu à peu à le présenter humblement comme une plus-value pour le monde, qui coexiste avec la plue-value des autres.

Ce chemin est chaotique, bouillonnant mais passionnant parce qu’unique, enrichissant pour l’enfant comme pour l’adulte qui l’accompagne.

 

 

LES EMOTIONS ET LA MAL-A-DIT

On commence aussi à admettre que les émotions étouffées engendrent des maladies. Le corps traduit à sa manière ce qui n’a pu être exprimé. Il envoie des signaux pour que la personne écoute ce qui se passe en elle, le réintègre, se réconcilie avec elle-même et avec les autres. Accueillir ses émotions est donc une question de santé !

 

FRONTIERE ENTRE L’INTERIEUR ET L’EXTERIEUR

Pour quelqu’un qui ne connaitrait pas ce langage, qui n’aurait jamais été au contact avec ses émotions, je voudrais redéfinir les émotions, à ma manière. D’abord, bien souvent, les émotions nous échappent. Elles fuitent malgré nous. Elles semblent être l’impact de l’extérieur sur l’intérieur, qui lui même se traduit par une expression visible dans notre corps : ça peut être une « mine » (de dégoût, d’effarement, de stupeur, d’émerveillement, d’enthousiasme), un geste (de tendresse, de violence, un mouvement brusque qui nous échappe, un temps d’arrêt, une paralysie), une intonation de voix (un tremblement, une voix plus faible, ou qui tonne, un ton plein d’allant, ou abattu), un regard (qui fusille, qui pétille, remplie de larmes, dans lequel on lit la peur).

Tant de signaux qui permettent aux autres de saisir ce qui se passe en nous, pour peu qu’ils y fassent attention, et quand bien même nous n’en aurions pas conscience.

 

UN BOOMERANG

De fait, l’émotion qui est visible sur le corps se répercute chez l’interlocuteur comme en écho. Elle suscite une émotion « miroir ». De sorte qu’il y a un enjeu relationnel à connaître ce qui nous habite, à le nommer pour le canaliser et en faire un levier relationnel et non plus un mur entre nous et les autres.

 

Je voudrais, par cette série, pénétrer dans notre univers intérieur, visiter des émotions banales et subtiles, et sortir des sentiers battus, des discours convenus. N’hésitez pas à me donner en commentaire votre avis, vos attentes.

Continue reading
Older posts