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Asterisk COMMENT GERER LE RETOUR AU TRAVAIL APRES UNE PAUSE ?
02/01/2019 Isabelle in S'ORGANISER / No comments

Qu’il s’agisse d’un week-end, de vacances, d’une pause forcée (maladie de soi-même ou d’un proche, un impondérable à gérer), quand on s’arrête quelques temps de travailler, c’est pas toujours évident de s’y remettre : on n’est plus dedans ; ça ne semble plus naturel. Quelle stratégie mettre en oeuvre pour que la reprise se passe dans les meilleures conditions possibles ?

LA PORTEE D’UNE PAUSE

Entre deux temps de travail intensif, un temps donné

Partons d’un exemple : je m’arrête pour emmener mon enfant aux urgences. L’attente est longue, mon enfant a mal et se sent en insécurité dans ce cadre. Bien sûr, je lui consacre mon énergie en le réconfortant par un câlin, en lui expliquant ce qui va se passer ; j’échange aussi sur un tout autre sujet pour le distraire, je lui lis une histoire. Bref : je suis avec lui, totalement.

Penser « pro » à ce moment-là paraîtrait décalé ! Et pourtant il y a fort à parier qu’après cet épisode, en m’étant totalement consacrée à la relation avec mon enfant et à la gestion d’impératifs matériels, je reprenne d’autant mieux le travail. Un changement d’air « radical » a le pouvoir de raviver notre créativité. 

Plus « intense » sera la pause, plus grands seront donc les bénéfices (bon ok : pas la peine d’aller faire un tour aux urgences juste pour booster votre efficacité pro…). La 1ère clef pour reprendre dans les meilleures conditions, c’est donc de vivre sa pause à fond, sans scrupule.

ANTICIPER

la meilleure des préparations : visualiser 

C’est tout bête, mais très efficace. Qu’elle qu’ait été la durée de la pause, la reprise se fera d’autant mieux qu’on s’est mis un peu avant dans l’état d’esprit de « repartir ». On y pense, on se projette, on se réhabitue. Et on donne à notre cerveau le signal de le faire maintenant. En effet, notre cerveau ne distingue pas l’imaginaire du réel : si je me « vois » reprenant mon activité, j’active les mêmes zones que si je le faisais effectivement. De sorte que quand j’y serai concrètement, non seulement ce sera naturel, mais il se peut bien que je reprenne au quart de tour, avec des idées et une énergie nouvelles, comme si j’avais en fait repris depuis déjà quelques temps.

PRENDRE CONFIANCE PAR L’EXPERIENCE

Se poser, réfléchir, méditer,
pour mieux repartir

Force est de constater que ces deux manières de considérer la pause et la reprise sont terriblement efficaces. Un changement d’air et l’anticipation (par les petites questions Kaizen par exemple), permet de reprendre efficacement et en se sentant bien. L’expérimenter une, deux, trois fois, a un impact puissant. Cela permet à l’esprit de se rasséréner, de pouvoir se dire : « Oui, ça va se faire, et dans les meilleures conditions possibles ». Ces phrases intérieures, positives et surtout réelles (elles correspondent à une expérience), vont assoir l’estime de soi, et une confiance dans le déroulement du temps, des activités. 

Se sentir libre, repartir avec un nouvel élan

Et vous, comment comprenez-vous les bénéfices d’une pause ? Parvenez-vous à les savourer complètement et à anticiper votre reprise ? Quels sont vos clefs pour le vivre au mieux ?

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Asterisk CLARIFIER SON ESPRIT EN RANGEANT
18/12/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / one comment

Ranger a des vertus insoupçonnées. Ok on brasse de la poussière, ça mange du temps sur le reste, ça « peut » mettre un « léger » stress au niveau relationnel. Mais quelle satisfaction après coup. L’impression de voir plus clair non seulement autour de soi mais en soi. Zoom sur les bonnes raisons de s’y mettre et les manières d’y parvenir le plus sereinement et le plus efficacement possible !

LES LIMITES D’UN COTE « ARTISTE »

L’artiste, celui dont c’est le métier, peut s’avérer minutieux dans le rangement de son matériel !

Quand notre environnement est encombré, c’est notre esprit qui s’éparpille. Notre cerveau gère toute cette partie visible et embrouillée autour de nous.  Mais à la longue, c’est de l’énergie qui n’est pas mise ailleurs

PAR OU COMMENCER ?

La bonne volonté était là : on essaie, on s’y met, et c’est la catastrophe 😉

La question cependant, quand on n’a pas fait l’exercice depuis des mois, est : par où commencer ? Dois-je prévoir un temps : le faire en un bloc ou l’étaler sur plusieurs jours ? Me fixer une zone de rangement ? Mettre d’autres personnes à contribution ? Là comme ailleurs, un défrichage s’impose.

TROUVER SON POURQUOI

Pourquoi on fait les choses ? Trouver son « pourquoi » donne de la hauteur et insuffle un dynamisme inégalé

Pourquoi est-ce que je veux ranger ? Qu’est-ce que je désire à la clef : accueillir convenablement mes invités ? Retrouver une certaine légèreté ? Adopter un nouveau style de vie, me débarrasser de l’inutile ? Quelles que soient mes raisons, les poser me donne une perspective : je n’agis pas en vertu d’un principe kantien, d’un « Il faut » catégorique qui appelle l’obéissance aveugle, mais parce que je le choisis. En agissant ainsi, je vis en cohérence avec ce qui est important pour moi, que ce soit les conditions dans lesquelles j’accueille chez moi, le voeu de me renouveler intérieurement, ou de changer mes habitudes. 

D’ABORD, Y PENSER QUELQUES JOURS

Y penser, rêver un peu : un jour, mon bureau ressemblera à… ça !

Oh… pas pour se prendre la tête et stresser dans le vide. Mais l’avoir en arrière fond, comme un objectif qu’on veut voir se réaliser dans un avenir proche, avec la satisfaction qu’on en escompte. Laisser cette pensée nous travailler. Les choses vont alors se modifier d’elles-mêmes, en nous. Au besoin, prendre un temps pour visualiser son intérieur renouvelé et l’état émotionnel dans lequel on se trouvera quand ce sera fait. Vous pouvez vous appuyer pour cela sur le protocole d’auto-hypnose que j’ai publié.

QUAND RANGER EST UN CAP PSYCHOLOGIQUE

Pour certains, faire du rangement, c’est changer de planète !

Mais parfois, aussi risible que ça puisse paraître vu de l’extérieur, le rangement peut-être un cap psychologique difficile à passer. En effet, l’environnement dans lequel nous évoluons est un cadre ; nous y avons nos habitudes. Ranger, c’est accepter d’en changer. Cela peut générer un inconfort vague qui incite inconsciemment à ne pas le faire. Ca n’est pas qu’on ne le « veut » pas, mais insidieusement, on va se trouver de bonnes raisons pour le repousser. Et quand on y pensera, ce sera avec un sentiment amère de culpabilité. Si c’est le cas pour vous, c’est une occasion parfaite de mieux vous connaître, d’explorer les raisons pour lesquelles vous vous sentez mal à l’aise, afin de vous accueillir tel que vous êtes, et d’y aller en douceur dans le changement.

LES VRAIS FACTEURS DE STRESS SONT SOUVENT RIDICULES

Quelle est pour vous cette petite goutte d’eau qui peut faire déborder le vase ? Qui va occasionner un stress ingérable ?

La 1ère réalité à connaître, c’est que la plupart des choses qui provoquent un stress délétère pour notre santé peuvent a priori sembler minimes, quand on les compare à ce qu’endurent certaines personnes. Ce sont ces chaussettes que notre conjoint laisse traîner sans y faire attention et qui nous agacent au quotidien. Cette impression de ne pas être suffisamment valorisé dans notre travail. C’est le poids ressenti de vivre dans un Etat qui fait peser sur nous une pression insidieuse. Bien souvent, la réalité et le ressenti se croisent vaguement, de plus ou moins loin, et renforcent une croyance intérieure qui crée une barrière : une incapacité à agir efficacement pour que les choses changent. Le stress se niche dans ces zones de flou. Et l’impression que ce stress est ridicule crée une culpabilité latente qui éloigne encore plus le moment où nous pourrons effectivement changer.

DEPASSER LE CAP EN 3 POINTS

Sortir de l’auto-jugement

Sortir de nos modes de pensées habituels, entrer dans une autre dimension

D’abord donc : sortir de l’auto-jugement. Que ce soit l’auto-sabotage : on se dit qu’on est incapable de changer, en drainant uniquement les arguments qui viennent le confirmer. Et-ou la comparaison et le jugement négatif porté sur soi en boomerang : les autres le font naturellement, si je n’y parviens pas, c’est sans doute qu’il me manque quelque chose, que je suis « moins bien » qu’eux. 

Accueillir ce qui est et m’aimer inconditionnellement

La base : s’apprécier comme on est

Accueillir ce qui est : le fait est que je n’y arrive pas. C’est ainsi. Et ça ne m’empêche pas d’être quelqu’un d’aimable. Ceux sont deux choses différentes. Donc je peux intérieurement me redire que je m’aime totalement, y compris avec cette problématique que je porte.

Comprendre et explorer ce qui m’a amené à bâtir cette barrière intérieure

Cette barrière que je me suis créé- parle de mon désir d’aimer et d’être aimé

 Savoir que ce stress au rangement (ou n’importe quel autre stress…) correspond à cette zone floue (je ne sais pas comment m’y prendre, je me sens impuissant) mais aussi à des parties en nous que nous n’avons pas encore explorées et qui renvoient à des valeurs que nous portons. Nous ne parvenons pas à les respecter parce que nous ne les avons jamais regardées ainsi. Qu’est-ce qui se cache derrière telle ou telle déception, récrimination, impression de subir… ou incapacité à agir ? Se poser la question en vérité, et voir ce qui vient, c’est déjà ouvrir une porte de sortie. C’est un pas important vers une plus grande conscience de qui nous sommes vraiment. Ouah !!

LE PASSAGE A L’ACTION

Quand on est au clair sur son « pourquoi », il est temps de passer au « comment »

Quand ce regard sur soi est posé, que vous avez pu visualiser le changement, reste la question du comment, concrètement. Vous avez certainement en vous des ressources pour trouver une manière respectueuse de procéder. Poser la question ouvertement : « comment pourrais-je ranger chez moi en étant complètement en phase avec ma manière de fonctionner et  ce qui m’importe ? », la porter quelques jours, va amener des réponses inenvisagées.

Pêle-mêle de différentes réponses possibles, qui vous montreront la complexité intérieure de chacun et combien quelque chose d’aussi anodin que le rangement peut parler de notre moi profond :

Assumer sa manière d’être

« Au fond, ce qui m’importe, c’est que le salon soit rangé pour recevoir, mais dans mon bureau, j’aime évoluer au milieu de mon foutoir, c’est mon espace à moi, de liberté, et j’aime sentir ce désordre : je l’assume. » En fait, le rangement peut être cloisonné à certaines pièces : ce n’est pas forcément « tout ou rien ». Certains ont même une pièce fourre-tout, qu’il s’agisse du garage, du grenier ou de l’arrière-cuisine. Le tout est de trouver une solution qui satisfasse nos valeurs et celles de ceux qui vivent avec nous.

Une pièce où on entasse ce qui traîne, ce qui encombre. Un vieux grenier, une pièce en plus…

Trouver le bon timing

Certain(e)s aiment le rangement, mais se sentent rapidement dépassés s’il s’agit de le faire au dernier moment. C’est trop d’un coup. Une solution : en faire un peu chaque jour, tranquillement, et apprécier les bienfaits sur soi d’agir en adéquation avec ce qui nous paraît important.

« En fait, ce qui me stress, c’est d’avoir tout à faire au dernier moment, mais si je m’y mets bien en amont, un peu chaque soir, par exemple une demie-heure, je pense que j’en tirerai une certaine satisfaction qui me donnera le dynamisme pour poursuivre. » Ici, le rangement importe, mais la manière habituelle de procéder engendre un côté « ouragan » très désagréable pour soi et pour les autres. Le simple fait de mettre en place une progression peut tout changer.

Le rangement comme expérience créative

Et s’il était possible (et même souhaitable !) de mettre une touche personnelle dans son rangement et son nettoyage…?

« Ce que j’aime, c’est plutôt de le faire au feeling, de me sentir libre de ranger comme je l’entends, quand je l’entends. Je pense que si je ne ressens pas de pression à agir, je pourrai le faire bientôt, à ma manière. » Un espace clair est important mais c’est alors davantage dans le lâcher-prise, la confiance en soi, que les choses vont se faire. Un mantra tel que : « j’ai confiance en moi, je range exactement comme je l’entends et je me surprends à aménager mon intérieur d’une manière nouvelle et exceptionnelle qui me satisfait pleinement ». Dans ce cas, le rangement est une expérience créative, une rencontre avec son potentiel. Et pourquoi pas quand on sait le lien entre extérieur et intérieur.

Le rangement comme relecture de vie !

Ranger comme on part explorer un monde familier… on se balade, on s’arrête, on se remémore, on retrouve la saveur des chemins fréquentés…

« Ce que je voudrais en fait, c’est classer toutes ces vieilles affaires, avoir un regard d’ensemble sur mes souvenirs. J’ai envie d’explorer et de faire du tri ». Si c’est le cas pour vous, quelle bonne nouvelle : ce que vous cherchez, ce n’est pas d’avoir un lieu rangé, mais de relire votre vie, de distinguer l’important de l’accessoire. C’est un chantier merveilleux. Portez ce désir et laissez venir. Si vous vous sentez désemparé devant la tâche, savez-vous qu’il existe des coachs qui peuvent venir chez vous pour vous accompagner dans ce « rangement de vie » ?

Le choix du minimalisme

Un intérieur épuré (ou presque…). Une mode scandinave qui présente bien des vertus : retour aux choses simples, espace dégagé, centrage intérieur (comme les favorisaient autrefois les abbayes cisterciennes) et sur la conversation (le regard n’est plus happé par les détails, on est juste présent à la relation)

« Ces temps-ci, je me sens porté vers une vie plus minimaliste. J’ai envie de faire de la place, de ne garder que l’essentiel. » Là encore, quel beau projet, quel chantier exceptionnel. Paris ne s’est pas fait en un jour, et ce projet-là se fera sans doute progressivement, en triant une pièce après l’autre, en réalisant ce qui est vraiment utile ou pas, en donnant à qui a besoin,… Quand c’est le désir qui fait cheminer, c’est comme si les choses venaient à nous naturellement !


Vous l’aurez compris, le rangement recouvre des problématiques personnelles qui parlent de notre identité. J’espère que vous aurez trouvé dans cet article des clefs pour vous organiser, mieux vous connaître et vous accueillir. 

Au plaisir de poursuivre ce chemin avec vous !

Isabelle

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Asterisk AUTO-HYPNOSE : PROTOCOLE DE VISUALISATION
15/12/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / one comment

Vous le savez si vous avez lu mon article sur l’auto-hypnose, il s’agit selon moi d’un outil puissant de connaissance de soi, d’intégration de notre histoire ; mais l’auto-hypnose peut aussi permettre d’accélerer la réalisation de nos objectifs. Pourquoi s’en priver ? Pour vous initier, j’ai rédigé un protocole d’auto-hypnose, une manière (parmi d’autres) d’entrer dans cet exercice. Une expérience à découvrir…

 PREALABLES

Travail avec une feuille et un stylo !

Avant de commencer la séance d’auto-hypnose, prenez le temps d’écrire ce que vous en attendez

Avant toute chose, un défrichage s’impose, crayon en main : sur quoi souhaitez-vous « travailler » ? Quelle est votre préoccupation ? Que voudriez-vous voir changer ou plutôt faire émerger dans votre vie ? Et dans combien de temps ? Soyez le plus précis possible dans votre description.

Un endroit calme et serein 

Veillez à ce que personne ne vous dérange !

Choisissez un moment où vous ne serez pas dérangé, et un endroit calme. Au besoin, vous pouvez mettre des boules quies ou un casque.

Déterminez à peu près le temps que vous souhaitez consacrer à cet exercice

Déterminer à l’avance le temps qu’on veut consacrer à la séance va inciter naturellement le corps à le respecter

Le fait d’y avoir pensé auparavant va induire naturellement le respect de ce temps, sans même que vous y fassiez attention.

RELAXATION

Allongez-vous, mettez-vous en tailleur sur un coussin, ou bien assis (si possible sans vous adosser pour rester vigilant).

Se détendre complètement pour entrer en auto-hypnose

Respirez profondément à plusieurs reprises. Sentez l’air qui pénètre en vous, qui passe à travers vos narines. Sentez vos poumons, votre ventre qui se gonflent. Sentez la détente qui se fait quand vous êtes attentif à votre respiration.

Quand vous le sentez, vous pouvez fermer vos paupières, vous laisser aller.

Si vous le voulez, posez maintenant vos mains sur votre ventre pour percevoir les mouvements de votre corps à l’inspiration et à l’expiration. Appréciez le bercement de cette respiration. Percevez-vous ce qui se passe à l’intérieur de vous ? 

ACCUEILLIR LES TENSIONS

Le stress provoque souvent des tensions dans le cou. Se mettre en présence de cette douleur a un impact sur le ressenti.

Portez votre attention au-dedans. Si vous ressentez une tension à un quelconque endroit de votre corps, allez mentalement jusqu’à cet endroit, demeurez-y pour accueillir ce qui s’y passe. Juste être là, accueillir. Notre corps parle à sa manière et souhaite comme nous être entendu. Demeurez là si vous le souhaitez, autant que vous le souhaitez.

SURVOLER LE CORPS EN PRESENCE

Voyageons maintenant dans ce corps, avec lequel vous vivez, qui vous accompagne fidèlement de votre conception à votre mort. Chaque cellule y a son importance. La vie circule en vous. 

Votre squelette est UN

De l’extérieur, on voit si peu ce qui se passe vraiment en nous !

Vous pouvez porter votre attention sur votre squelette qui ne fait qu’un, avec des articulations qui lui permettent de se mouvoir.

Soyez dans votre crâne, votre mâchoire, votre trachée, vos côtes, les os de vos bras et de vos mains, votre colonne vertébrale, vos hanches, les os de vos jambes et de vos pieds. Tous ces os sont reliés. Passez de l’un à l’autre mentalement.

Le sang vous irrigue

Le sang circule dans tout notre corps sans que nous le sentions

Le sang circule dans vos muscles, vos organes. Vous êtes sans cesse irrigués.

Des influx nerveux vous traversent. Vous êtes prévenu en un éclair d’une douleur ou du plaisir, du bien être, de la faim ou de la satiété. Votre corps vous informe pour que vous usiez pleinement de ses capacités. 

Les innombrables pensées traitées par votre cerveau

Un cerveau en ébullition. Des milliers de pensées peuvent le traverser en un instant

Passons maintenant dans votre tête, votre cerveau si complexe, qui draine une quantité inouïe de pensées à tout instant. Il perçoit, analyse, conçoit des choix, donne l’impulsion d’agir. Quelle merveille à chaque instant. Nous sommes doués de tant de fonctions, d’une si grande capacité de réflexion. Notre cerveau vit et évolue, s’adapte aux circonstances, aux connaissances. 

Les organes silencieux

Percevez-vous intellectuellement combien nos organes travaillent pour nous : cette digestion qui se fait tandis que nous reprenons nos activités, ces cellules de la peau, des cheveux, des ongles qui se recréent, l’usine des poumons qui filtre l’air, nos organes génitaux qui vivent au rythme de nos hormones.

Les battements du coeur

Ecoutons un instant les battements de notre coeur sans lesquels nous ne serions pas en vie

Percevez-vous les battements de votre coeur en vous ? Vous pouvez poser votre main droit sur votre coeur et demeurer là un instant. Votre corps travaille pour vous, souvent à votre insu. Une re-création constante. Quelle merveille de complexité. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Comment vous sentez-vous avec la conscience de ce qui vous habite ?

TROUVER EN SOI UN SOCLE

Où est-ce que je me sens en sécurité, en moi ? Le coeur en est-il la porte d’entrée ?

Dans ce corps qui est UN, demeurez autant que vous le souhaitez. Visitez une zone, selon votre inspiration. Et essayez de discerner un endroit secure, un lieu en vous où vous vous sentiez bien, extérieur au brouhaha du monde. Cela peut être dans votre bas ventre ou au niveau de votre nombril, un lieu où la respiration se fait plus calme.

ENTREE EN AUTO-HYPNOSE : 

L’escalier pour entrer en auto-hypnose

Je descends une à une les marches qui me conduisent vers l’intérieur de moi-même, en auto-hypnose

En vous, dans cet endroit qui semble à part, ou bien juste en étant présent à votre respiration, et en pensant à cet endroit en vous qui est plus profond à vous-même que vous-même, je vous invite à vous imaginer maintenant en haut d’un escalier. Et vous vous apprêtez à le descendre. Où va-t-il selon vous ? Qu’est-ce qui vous vient à ce sujet ? C’est tout à fait libre : laissez venir l’environnement. Puis, intérieurement, tandis que vous allez lentement descendre cet escalier,  prononcez un décompte en partant de 10 et vous rapprochant lentement de 0. Vous descendez cet escalier et à chaque marche, vous prononcez un chiffre. Vous entrez au fond de vous-même, en vous. Pour vous ressourcez, explorez de nouvelles possibilités, vous connaître à travers ce que votre Inconscient vous communique.

La porte et le jardin intérieurs

Où cet escalier s’arrête ? Laissez votre Inconscient le déterminer. Comment ça se passe en vous ? Où êtes-vous ? 

Au bout de l’escalier, une pièce, qui conduit à une porte. Et de l’autre côté…

Vous pouvez si vous le souhaitez, arrivé au 0, visualiser une petite pièce, avec une petite porte, comme celle qu’Alice a franchie pour pénétrer dans le pays des merveilles…

Vous avez la clef, tournez la serrure, entrez. Comment est-ce : voyez-vous un parterre de verdure, une lumière douce et naturelle qui réchauffe ? 

Allongé dans l’herbe, en vous

Allongé dans l’herbe, vous vous sentez bien, prêt à explorer cet objectif qui vous tient à coeur, tel un journaliste

Vous pouvez vous allonger et vous détendre complètement tandis que chacune de vos cellules sent les bienfaits de ce contact avec la terre. Votre peau perçoit la douceur de l’herbe comme celle de la contrée des Hobbits… et vous pouvez vous sentir relié à la terre. Quelque part, sous cette terre, à des milliers de km, il y a le noyau de la terre et son énergie fantastique. Et ce soleil qui brille sur vous est lui aussi une source intarissable de régénérescence. 

VISUALISATION

Se voir ayant atteint l’objectif

Savoir parler en public, un objectif d’auto-hypnose

Dans cet état de profonde relaxation, je vous invite à laisser émerger ce voeu que vous portez pour la suite, cet objectif que vous souhaiteriez atteindre. Voyez-vous ayant atteint cet objectif. Dans quel état êtes-vous ? Sentez l’euphorie qui vous envahit, la satisfaction, la fierté. Voyez le contexte de cette réussite, les personnes qui vous félicitent, ce que vous ressentez à ce moment là. Restez là avec cet objectif atteint, et décrivez la scène : « je suis à tel endroit, j’ai complètement réussi à…, je me sens absolument…, je perçois que…., autour de moi, cette réussite provoque…, et cela me fait…. ». Vous êtes cette personne qui a atteint son objectif. Cette personne est en vous, elle est une partie de vous

Se parler de son soi futur à son soi présent

Le « moi » qui a atteint son objectif est le meilleur partenaire du « moi » qui cherche à l’atteindre

Alors cette personne peut parler à celle qui est là maintenant, l’encourager et décrire les pas concrets à faire pour atteindre son but, l’accompagner avec des mots justes, qui valorisent ce que vous êtes aujourd’hui et qui va permettre justement à cet objectif d’être atteint. Ces mots sont porteurs d’espoir et d’un enthousiasme dont vous pouvez vous imprégner totalement.Vous êtes à vous -même votre meilleur coach, comme je l’expliquais déjà dans un article sur l’auto-coaching. Vous connaissez vos qualités, vous connaissez les ressources et le chemin, et vous allez vous surprendre. Demeurez dans cet état, en en explorant les différentes facettes. 

Ancrer des résolutions à travers des paroles au présent

Quand nous sommes totalement en nous-même, les mots que nous prononçons ont valeur de vérité opérante

Ancrez en vous des paroles qui font sens pour vous, avec lesquelles vous vous sentez aligné, qui vous correspondent totalement. Et pour accompagner ce chemin, vous pouvez prendre une résolution : « A partir de maintenant, j’avance de fonction de mon objectif de… », « j’agis pour devenir…. », « je progresse vers… », « je me sens totalement…. » 

SORTIE D’HYPNOSE

Respirez profondément

Goûtez ces paroles que vous vous dites. Appréciez ce moment. Et quand vous le sentez, respirez profondément en vous rappelant à l’idée que vous allez bientôt maintenant revenir ici et maintenant, dans votre fauteuil, sur votre lit, assis sur ce coussin. Mais avec quelque chose de nouveau, de vivant en vous, la trace perceptible de ce voyage intérieur que vous venez d’accomplir. Peut-être cette phrase qui marque un changement. Cette sensation de bien-être. Cette impression de vous être rencontré vraiment. Que c’est possible.

Quelque chose en vous a changé. L’auto-hypnose transforme le regard.

Prenez tout le temps pour respirer profondément, et vous imaginer maintenant reprenant vos activités avec un regard neuf

Ouvrez les yeux et observez

Quand vous le sentez, vous pouvez rouvrir les yeux et prendre tout votre temps pour observer votre environnement.

Revivez un instant le voyage accompli, les découvertes. Exprimez votre gratitude. Promettez vous peut-être de revenir bientôt, fixez un prochain rdv en présence de vous-même, pour revisiter ce même objectif afin de l’ancrer profondément.

Revenez ici et maintenant. Imperceptiblement, quelque chose a changé. Vous êtes ouvert aux possibles

Et vous, quelle  est votre expérience de l’auto-hypnose ? Cet exercice vous a-t-il plu ? N’hésitez pas à en témoigner en commentaire !

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Asterisk INSTRUCTION : COMMENT METTRE EN PLACE UNE ROUTINE ?
22/11/2018 Isabelle in TRANSMETTRE / one comment

La question se pose pour nous adultes : comment faire de tel effort une habitude ? Se remettre au sport, adopter une nourriture plus saine, méditer ou prier chaque jour, passer davantage de temps de qualité avec son conjoint et ses enfants.

Mais la question se pose aussi et particulièrement pour les enfants : comment faire en sorte qu’ils se lavent les dents matin et soir, qu’ils disent « bonjour, pardon, merci » de manière adaptée et sincère, qu’ils progressent dans telle ou telle activité (qu’il s’agisse d’apprendre à lire ou à pratiquer un instrument de musique).

Ces questions se posent à tous les parents, mais de manière plus impérieuse pour ceux qui choisissent d’instruire leur enfant en famille (ou de faire ce qu’on appelle « l’école à la maison »). En effet, en plus des règles d’hygiène, de tenue et de respect que les parents transmettent à leur enfant, ils choisissent de l’accompagner dans les apprentissages dits scolaires : les fondamentaux (lire-écrire-compter), et peu à peu toutes les « matières » (des sciences du vivants à l’Histoire en passant par la physique et les langues vivantes).

 

Cela demande du doigté, de la patience, et je suis convaincue que la mise en place de routines peut nettement participer au succès de ce choix d’instruction. Mais comment s’y prendre, par quel bout commencer ?

 

UN PAS APRES L’AUTRE

Nous expérimentons tous qu’un petit pas après l’autre amène à de grandes transformations. C’est en commençant « petit » qu’on parvient à se dépasser :

Si je veux arrêter de fumer, je diminuerai  d’abord ma consommation et bien plus tard seulement, je ne toucherai plus à un seul paquet.

Si je veux me remettre au footing, j’inventerai un premier pas qui me coûte peu, comme de faire le tour du pâté de maison avec un ami pendant 10’ le vendredi, et après seulement j’irais courir seul 3 fois par semaine pendant 1h.

Si je veux dégager 1h pour moi chaque semaine, je réviserai mon emploi du temps en commençant par me réaproprier 10’ et j’augmenterai progressivement.

Le secret, c’est d’y aller tranquille, un pas après l’autre.

Les vrais changements, ceux qui sont durables, se font de manière ajustée, progressive, respectueuse.

Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les enfants ? Y aller tranquille, en se fixant des objectifs, en répétant des gestes jusqu’à leur parfaite intégration. Jusqu’à ce qu’ils deviennent naturels. C’est valable pour le faire d’apprendre à mettre son manteau et lacer ses chaussures, mais aussi d’apprendre à étudier.

Car oui, passer de journées où le jeu prend toute la place à des journées structurées par des temps d’études demande des ajustements, des efforts et se fait peu à peu.

Mais une fois que la structure est posée, on peut alors se mouvoir à son aise et avancer efficacement, quel que soit le domaine d’étude choisi.

 

SE FIXER UNE LIMITE TEMPORELLE

Une autre clef surtout pour les petits, est de varier les exercices. Charlotte Mason (voir l’article que j’ai écrit sur cette pédagogue) recommandait de faire des leçons de 15 min maximum. C’est un repère. Les capacités de concentration de l’enfant sont limitées.

Mieux vaut presque faire 3 leçons de 5 min chacune, dans des domaines différents : 5’ de calcul mental, 5’ de lecture, 5’ à apprendre 3 nouveaux mots en anglais.

Ce rythme crée une stimulation, renouvelle le goût et entraîne à progresser dans tous les domaines par petites touches, mais régulières.

Après, quand ce rythme est intégré, on peut avoir l’ambition de prolonger le temps d’apprentissage dans chaque matière. Et encore. Rien ne vaut une variété de leçons courtes.

 

PRIVILEGIER LA RELATION

Surtout surtout, quoiqu’il arrive, faire une pause plutôt que de s’acharner au détriment de nos nerfs, si aujourd’hui, ça ne passe pas ! Le gros avantage de l’instruction en famille, c’est de laisser du temps au temps. Si on ne travaille pas à 9h, on pourra le faire à 14. Si on est mal à l’aise aujourd’hui lundi, on pourra se rattraper le samedi, pendant les vacances, ou compenser un autre jour, quand le coeur sera à l’ouvrage !

L’Instruction en Famille offre vraiment un confort, une qualité de vie. Quel dommage si c’est pour se fatiguer excessivement (pour le parent instructeur), engendrer des tensions (quand les séances deviennent un bras de fer car l’enfant est récalcitrant), voire dégoûter l’enfant des apprentissages.

 

SURFER SUR LA VAGUE ET INNOVER

Au fond, le pilote des apprentissages reste l’enfant. C’est lui qui découvre, intègre et s’exerce sur de nouvelles notions.

Notre rôle de parent est de l’accompagner, de nous rendre disponible pour répondre à ses questions, et de lui proposer des ressources variées.

Notre plus grande qualité est-elle la patience ? Je dirais plutôt la souplesse.

Nous avons souvent été éduqués et formés sur un mode différent. Nous redécouvrons tout avec notre enfant. Nous nous mettons à sa hauteur pour le rejoindre et le guider. Nous découvrons son monde.

Mais nous avons des clefs qui pourront l’aiguiller. A nous de les présenter sur un mode qui aiguise sa curiosité, qui fasse « tilt ». Il n’arrive pas à déchiffrer ses lettres sur un vieux manuel (type méthode Boscher) ? Il reste les lettres rugueuses de Maria Montessi, les Alphas, la méthode Jean qui rie. Il en existe d’autres encore. Il y a tant de supports. A nous de chercher ce qui accrochera avec notre enfant.

 

Et c’est sans doute une partie très gratifiante pour le parent instructeur : chercher et trouver ce qui pourrait correspondre à notre enfant. Le connaître en étant avec lui dans sa découverte du monde : n’est-ce pas être pleinement parent ? Profiter à fond de ces courtes années de son enfance ?

C’est ma joie en tout cas.

Et vous : quelles difficultés rencontrez-vous ? Comment la créativité et la souplesse vous aident au quotidien ?

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Asterisk 5 FACTEURS QUI INFLUENT CONSIDERABLEMENT SUR NOS VIES
18/11/2018 Isabelle in S'ORGANISER / No comments

Si l’on y réfléchit bien, notre sentiment d’être « bien » tient à 5 facteurs. 5 petites données qui permettent de se sentir ou non en équilibre. Les identifier, c’est se donner la possibilité de reprendre la main, d’amorcer des changements, pour que notre vie nous corresponde vraiment, que nous nous sentions bien et soyons paix.

1/ NOTRE ENVIRONNEMENT

Où habitez-vous ? Dans quel cadre évoluez-vous ? A Paris (et dans quel quartier ?), dans une grande ville de province, dans un village, en plein de la campagne ? Habitez-vous à proximité de la campagne, d’une forêt, de la mer ou de la montagne ? Quelle est votre vue depuis chez vous :  la plaine, une route, un boulevard ?

Habitez-vous dans un appartement ou une maison (dans un chalet, une ferme voire un château !?) ? Avez-vous suffisamment d’espace ?

Ca a l’air tout bête, mais nous vivons quelque part, nous y passons le plus clair de notre temps, et ce quelque part influe sur nous.

On ne vit pas de la même manière quand notre premier regard le matin porte sur un jardin ou un boulevard ! On n’est pas transformé de la même manière quand on grandit en pleine nature ou dans une ville. L’environnement est une donnée concrète qui a sur nous, à la longue, un effet puissant.

 

2/ LES GENS QUE NOUS FREQUENTONS

De même, les personnes avec lesquelles nous vivons ont une influence sur nous ! Leur manière d’être, la qualité de nos échanges, le soutien mutuel ou non : cela a un impact considérable. Peu à peu, le caractère de l’autre me transforme. C’est pour ça qu’une vie conjugale toxique (tensions continuelles, insatisfactions, manque de considération), un environnement de travail délétère (manque de reconnaissance voire attitude dégradante), des relations de voisinage qui s’enveniment, et finalement la proximité avec des personnes qui nous rabaissent a de forte chance de nous atteindre, à la longue.

De même, changer de fréquentations, s’entourer de personnes bienveillantes à notre égard, peut nous relancer et nous aider à donner le meilleur de nous même.

 

3/ NOS ACTIVITES, COMMENT NOUS NOUS ORGANISONS

Il y a bien sûr aussi la force de nos habitudes : qu’est-ce que je fais au quotidien ? A quoi j’occupe mon temps ? Si mon travail consiste en une tâche répétitive que je juge ingrate, je vais finir amère ; mon moral, mon caractère, voire ma santé psychique vont en pâtir. Si, tout en exerçant ce même travail, je m’arrange pour me ménager des activités gratifiantes à l’extérieur, je vais vivre déjà les choses différemment.

Je reprends le contrôle, j’organise mes journées pour en tirer le meilleur partie, en sachant quels sont mes besoins et comment les combler dans ma vie telle qu’elle est aujourd’hui.

4/ NOTRE ETAT D’ESPRIT

Le plus puissant de ces facteurs est d’après moi notre état d’esprit. Si je sais pourquoi je suis là, si je choisis d’y être, quelle que soit la difficulté apparente, alors je vivrais les choses de la manière que je souhaite.

Si mon travail me paraît ingrat, mais que je sais qu’aujourd’hui, c’est une source de revenus nécessaires pour élever mes enfants, je tiendrai bon. Si je reconnais que les tâches qui me sont confiées sont ingrates, mais que j’ai à être là malgré tout, je pourrais choisir de percevoir les choses différemment. Il y a sans doute, malgré tout, du Bon à apprécier et à donner. La tâche est répétitive, mais elle me laisse par exemple l’esprit libre pour penser à autre chose et je mesure que je peux choisir ce que je fais « en plus » de cette tâche. Je peux aussi savoir que la tâche n’a pas d’intérêt mais puiser dans la force dans l’entraide entre collègues. Ou mesurer que ma présence soutient d’autres personnes.

Il y a du sens. Je suis libre. L’environnement, les personnes que je côtoie, les activités que je fais, peuvent créer une pénibilité, si je choisis d’être là, je reste maître de ces circonstances et de ma vie.

5/ NOTRE HYGIENE DE VIE

Je le mets en dernier. Pourtant c’est aujourd’hui ce qu’on met en premier. Bien dormir, bien s’alimenter, faire de l’exercice, sont des recommandations de santé publique et font presque l’objet d’une inquisition. Loin de moi l’idée de les nier. Je les inscrits dans les facteurs qui influent sur notre vie. Effectivement, personne ne « tient » au-delà d’un certain nombre de nuits sans sommeil. On en devient irritable, stressé, improductif. On peut développer des troubles mentaux. Dormir suffisamment est fondamental. Mais on peut tolérer une période où le sommeil n’est pas la priorité. On dort le juste nécessaire, et on se reposera vraiment après.

De même, ce que nous avalons nous transforme.

Ca arrive en nous, c’est digéré (ou pas), cela nous donne du carburant et si nous manquons de certains nutriments, cela a un effet sur nos capacités. Mais on peut sauter un repas sans risque pour la majorité d’entre nous. On pourrait vivre 40 jours sans manger. Au contraire on redécouvrir aujourd’hui les vertus thérapeutiques du jeûne.

Plus pernicieuse est la mal bouffe. Le fait de manger 3 fois par jour (voire plus) des aliments industriels, pauvres en vitamines et riches en graisse, qui au lieu de nous apporter de l’énergie nous affaiblissent en augmentant le temps de digestion, affaiblissent notre réactivité, nous pompent littéralement nos forces. Mais : ce n’est pas un MacDo ou un paquet de gâteaux d’apérétif un jour qui vont nous anéantir. C’est la répétition, les habitudes alimentaires, de sommeil, d’exercice, qui ont un effet à la longue.

Je crois vraiment que ces 5 facteurs sont des indicateurs. Ils permettent de faire un diagnostic et de re-placer le curseur, d’opérer les changements qui s’imposent pour une vie meilleure.

Et vous, quelles sont les habitudes qui vous font du bien ? Avez-vous repéré cet impact de l’environnement, de l’hygiène de vie ou de votre état d’esprit sur votre vie en général ? Dites-le moi en commentaire ! Et si vous avez apprécié cet article, partagez-le !!

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Asterisk 5 ETAPES POUR VAINCRE LA PROCRASTINATION !
13/11/2018 Isabelle in S'ORGANISER / 2 responses

Procastina-quoi ? Oui, si c’est un terme qui a le vent en poupe dans le milieu du développement personnel, le terme de procrastination n’est pas très employé par ailleurs. On lui préfère celui de paresse. On l’assimile parfois à une petite ou une grosse déprime, voire à une dépression. A un trait de caractère, une difficulté à passer l’action, comme certains sont timides ou d’autres un peu « soupe au lait ».

En réalité, la procrastination, c’est quoi ? Une énoooorme barrière psychologique qui nous fait voir tous les obstacles à dépasser pour atteindre notre but. On les grossit, on en fait des montagnes. Et on se retrouve ici et maintenant, abattus d’avance, confus, sans aucun ressort pour avancer aujourd’hui. Et de fait, on n’avance pas. Qu’on soit clair, c’est assez terrible à vivre subjectivement. Et c’est pourquoi vous avez tout intérêt à comprendre ce qui le provoque et comment vous en sortir !

 

A LA RACINE, UNE DEFORMATION DE LA REALITE

La visualisation en négatif, ça existe !

Quand je parle d’obstacles qui deviennent des montagnes insurmontables, c’est une réalité pour la personne qui le vit. Elle « voit » réellement que c’est d’avance « trop » dur, « trop » compliqué. Elle le voit. Hé oui, la visualisation marche très bien en négatif. On se met dans une situation, dans un positionnement, on perçoit complètement, avec nos 5 sens, que le but à atteindre est hors de portée.

 

Mais l’envie est là

Le hic, c’est qu’on a quand même envie de l’atteindre. Si je me dis : « je voudrais être présidente de la République », oui, les étapes à franchir pour y arriver me semblent démesurées, comme le but. Mais est-il vraiment désirable pour moi ? Pas vraiment. C’est un voeu « comme ça » mais je n’en ai pas vraiment envie, alors je ne me mets pas en route pour l’atteindre, et je n’en ai aucun regret. Par contre mon défi représente quelque chose d’important pour moi. J’ai toujours voulu écrire, c’est un désir qui qui pris plusieurs formes, et celle que j’ai sous la main ces temps-ci me paraît être la bonne pour commencer. Je ne veux plus laisser ce qui m’intéresse vraiment m’échapper.

 

Part-on vraiment de zéro ?

Il n’en reste pas moins que le but semble très lointain. Surtout parce que je n’ai pas grandi dans un milieu d’écrivains, je n’ai pas été formée pour le devenir, je n’ai pas de méthodologie. Je pars de zéro. Enfin de zéro, non. Car ce désir m’habite depuis de longues années. Et l’air de rien, j’ai suivi une trajectoire qui m’en a rapproché. Je n’ai pas été sur l’autoroute qui y mène, mais toutes mes expériences convergent vers ce but. Beaucoup d’éléments de ma vie incompréhensibles jusque là vont avoir ainsi leur cohérence.

 

« Si vous avez une idée qui ne vous lâche pas, c’est que vous avez les outils pour lui donner vie » Camille Rimbault, du blog Inspire-moi un métier

 

ETAPE 1 : CREUSER LE DESIR

Mon 1er conseil serait donc d’abord, sans enjeu, sans action, penser au désir, penser aux formes que ce désir à pris dans votre vie. Penser à ce qu’il dit de vous. A la personne que vous seriez si vous pouviez le réaliser. Penser gratuitement, pour le plaisir de vous immerger dans un possible qui est de l’ordre du rêve que l’on chérit.

Je suis une adepte de l’écriture, alors je vous conseillerai toujours de défricher par écrit, pour garder trace.

Mais ça n’empêche pas qu’une fois le désir posé, il devient « vivant » à toute heure. C’est comme si le feu était passé au vert. Vous vous autorisez à y penser, et alors des ressors insoupçonnés se révèlent.

On peut grimper l’Everest. Là présentement, moi, ça ne me tente pas. Mais en fait, ça ne s’improvise pas. C’est un rêve, ruminé jour après jour, année après année.

 

 

ETAPE 2 : ET MAINTENANT ? CHERCHER COMMENT, CONCRETEMENT

Et que se passe-t-il après, une fois que le rêve est ancré, bien là, qu’il semble donner sens à tout le reste ?

Vais-je prendre mon billet demain avec l’objectif d’atteindre le sommet l’Everest avant la fin du mois ?

Y en a qu’on essayé… Ca leur a réussit parfois… dans les films.

Mais vous et moi vivons aujourd’hui, dans la réalité.

La seule question qui se pose, une fois qu’on sait qu’on a vraiment envie de vivre ça (et seulement une fois qu’on en est persuadé par toutes les fibres de notre être), c’est de chercher par quels moyens y parvenir, concrètement.

Si on a ce désir chevillé au corps, on va pas se torpiller en optant pour des moyens délirant. On va chercher comment faire vivre ce désir concrètement, dès aujourd’hui. Se renseigner, se rapprocher de personnes qui l’ont fait, lire pour apprendre et s’identifier, chercher le meilleur process possible.

 

ETAPE 3 : LE 1er PAS CONCRET

Vous aurez remarqué qu’il a du s’en passer un bout de temps avant cette 3ème étape. Et pour cause : pour qu’un désir s’enracine, il en faut du temps, au moins quelques semaines ! Puis quand on est pris par ce désir, on va naturellement commencer à fouiner ici ou là, à se mettre en contact avec des personnes qui pourraient nous aider, à chercher ce qui nous correspondrait vraiment pour arriver à nos fins. Les meilleures tactiques sont personnelles, elles sont un mélange de ce que d’autres ont fait avant nous et de ce que nous avons à donner de nouveau. Tout ça prend du temps, mais c’est un temps « actif intérieurement », on se sent déjà en marche.

Et alors, le 1er petit pas s’impose. Il y a ce club de passionnés qu’on peut rencontrer ; il y a ces exercices physiques qu’on peut commencer à faire de chez soi ; il y a ce carnet de bord qu’on peut tenir pour capter comment ça bouge en nous.

 

ETAPE 4 : PATIENCE ET REGULARITE, C’EST TOUT ?

Si vous arrivez à l’étape 4, vous savez quoi ? Vous n’aurez plus besoin de lire ces lignes, tout simplement parce que vous aurez goûté à la gratification inouïe de celui qui a déjà fait des petits pas. Le ressort est là. Le ressort pour avancer, c’est bien sûr de faire un pas après l’autre, d’y aller patiemment, de mettre en place de nouvelles habitudes, d’accepter de progresser lentement. Mais il y a surtout le vécu subjectif : la fierté des premiers résultats, la joie d’avancer dans un sens qui correspond à ce que nous portons, l’élan qui croît à mesure que l’on progresse vers ce qu’on désire vraiment.

 

 

ETAPE 5 : SAVOURER LE CHEMIN

Vous vous rappelez, la procrastination, c’est avant tout un leurre de l’esprit qui conçoit un objectif comme hors de sa portée. D’autres y sont arrivés ? C’est le signe qu’ils sont meilleurs, qu’ils avaient du courage « eux » ou que le destin les a aidés. Quand on procrastine, l’estime de soi en prend un coup : les autres font toujours mieux. Et l’on a toujours un vrai bon prétexte pour ne pas y aller. Et franchement, ça pourrit la vie. On sait qu’on passe à côté de ce qu’on voudrait vraiment vivre, et c’est dévastateur.

Mais quand on a commencé, que le désir vit, que l’on pose un petit pas, quand bien même on serait objectivement loin du résultat, vous savez quoi ? On n’a jamais été aussi heureux. Parce qu’on avance dans un sens qui nous anime.

Et c’est là qu’un STOP est ultra bénéfique. Car au fond, est-ce que l’Everest sera l’objectif final ? Combien d’entre nous, une fois qu’ils sont lancés, ne révisent pas leur objectif ? Pas forcément au rabais hein. Mais plutôt en fonction de là où ils en sont, après avoir testé un tiers du chemin.

Tout est possible. Tout l’était au départ, tout l’est encore plus une fois qu’on a commencé le chemin !

Une chose est sûre : laisser vivre ses désirs profonds et avancer en fonction d’eux rend heureux.

Est-ce que ce n’est pas ça VIVRE ?

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Asterisk COMMENT LE VOYAGE A CHANGE MA VIE !
12/11/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / one comment

Hé oui, chez moi aussi, il y a un « avant » et un « après » le voyage. Il faut dire que mon mari et moi nous sommes jetés de suite dans la cour des grands : la vie nomade.

 

LA VIE NOMADE KESAKO ?

Vie nomade, pour vous, ça rime avec « caravanes de Bédouins » et « Préhistoire avant l’agriculture » ? Bon alors, c’est pas tout à fait ça, mais l’idée est là. Depuis quelques années, on voit émerger sur la toile des expériences un peu fada de personnes qui ont tout quitté pour vivre en voyageant. Oui, vous avez bien lu : faire du voyage un mode de vie. Sans date de retour.

 

TOUT QUITTER ?

Tout quitter oui, ou au moins :

son logement

-… et son travail « fixe »

 

PARTIR… AVEC QUI ?

Et bien sûr, les enfants s’il y en a, sont de la partie, aussi bien les ado que les tout petits !

Car on peut partir seul, en couple, entre amis, en famille… et même avec ses animaux de compagnie : on a vu des chiens aussi nomades que leurs maîtres !

 

COMMENT PARTIR ? QUELS TRANSPORTS ?

Spécial dédicace pour mon petit bonhomme, passionné de trains !

La solution la plus évidente reste : avec ses pieds, sac au dos, en utilisant les transports en commun. La plupart du temps en faisant des sauts de puce en avion puis en utilisant les bus, les trains, et en louant si besoin une voiture.

Cela permet d’aller plus loin, plus vite. De se sentir léger (même si un sac de 50 litres, à porter au quotidien, ça peut être lourd ;-)). De partir sur un coup de tête si on veut, et tout aussi bien de revenir au point de départ dans les 24h.

Mais on a vu aussi plus économique et écologique comme de miser à 200% sur la marche ou le vélo.

Ou même de partir avec un âne qui porte les bagages. On voyage lentement (mais quand on n’a pas de date de retour, est-ce vraiment un problème ?), on prend le temps de savourer le trajet, les rencontres, la vie qui s’écoule.

 

Les familles en général apprécient le camping car ou assimilé. Un « chez eux », un repère particulièrement apprécié des enfants.

Ou ils partent carrément en voiture (certaines ont le toit  qui se déploie), comme Raised on the Road.

 

PARTIR, MAIS OU ?

Quand on dit « partir », on pense tout de suite à « très loin ». Mais quand on part de France, on a déjà à portée de pédale ou de pneus quelques perles à visiter. On peut passer un an à visiter les pays limitrophes. Ou à faire le tour de notre pays !

 

Et aviser après !

On peut partir en voiture et remorque, le revendre pour acheter un camion aménagé, comme les six en piste.

Ou on peut opter pour le camion aménagé pendant un temps, et se rabattre… sur la voile. Passer de la terre à la mer, comme les Dacaluf.

On peut faire un 1er Tout du Monde sac au dos, investir ensuite dans un van pour faire un tour de France… et changer à nouveau, comme Ma Famille voyage, qui est résolument nomade !

Tout est possible ! Avec des pauses, une expatriation, des retours.

 

ET CONCRETEMENT, COMMENT JOINDRE LES DEUX BOUTS ?

Là encore, les possibilités sont nombreuses. Certains (la plupart) ont fait quelques économies et ont ainsi un capital de départ, une somme qui permet de se lancer. Le saut reste impressionnant, mais on a un filet.

Ceux qui sont propriétaires vendent leur logement ou le mettent en location et font le choix de vivre dans des pays où le coût de la vie est moindre, de sorte que les dépenses n’excèdent pas les rentrées d’argent.

D’autres ont une activité professionnelle adaptée. Soit qu’ils aient obtenu d’être en télétravail. Soit qu’ils soient indépendants. On voit beaucoup de travailleurs du web dans cette situation : développeurs de site internet et rédacteurs web. Leur travail leur laisser la liberté de bouger. Et pour peu qu’ils vivent dans des pays d’Asie par exemple, ils peuvent même faire quelques économies.

Les plus tenaces parviennent à faire du voyage leur business à force de communication. Ils font rêver les autres, et ça paye !

Il existe aussi une niche pour les moins de 30 ans eux qui peuvent prétendre à un visa qu’on appelle « vacances-travail » : cela leur permet de travailler pendant un an dans des pays de rêves, comme la Nouvelle-Zélande. La transition est cependant plus difficile quand on veut poursuivre l’expérience. Il faut parfois repartir dans des études à côté des petits boulots qui sont déjà très prenants.

Il existe encore des combines à la mode : le woofing, aider dans les fermes contre le logement et la nourriture, ou de garder des animaux domestiques pendant que leurs maîtres sont en vacances (petsitting). L’accueil gratuit chez l’habitant se développe aussi peu à peu (couchsurfing). Autant de système D qui payent à partir du moment où on est prêt à composer avec les hôtes, à travailler dur et à vivre une certaine dépendance.

 

QUELQUES TESTS AVANT LA VIE NOMADE

Quand je dis qu’on s’est lancé tête baissée dans la vie nomade, c’est oublier que nous avons passé plusieurs étés à vadrouiller dans le nord de l’Europe. Départ en voiture depuis la France, et nous allions où bon nous semblait pendant un mois. Nous préparions l’itinéraire en amont et réservions des logements via airBNB. Nous avons découvert, année après année, différents coins, de différentes manières. Nous alternions entre ville et campagne. Louant en général un logement pour une semaine dans les alentours de la capitale (Copenhague, Stockholm, Oslo) et rayonnant autour. Mais nous avons aussi testé l’itinérance pure, avec des stop de 2 nuits max. Nous dormions dans des appart, des chalets, des auberges, chez l’habitant. Et nous passions beaucoup de temps en voiture, à voir défiler les paysages. Notre petit bonhomme, qui a commencé ces voyages là dès ses 3 mois, en a un goût prononcé.

Et c’est sur les longs rubans de route de Laponie que nous avons eu le déclic. Quelques jours avant, alors que nous faisions une randonnées dans les îles Lofoten, nous avions rencontré un jeune vivant dans une camionnette aménagée. Le courant était bien passé. Nous avons sympathisé, et cette rencontre nous a fait cogiter. Jamais auparavant nous n’avions envisagé la vie nomade. Mais rencontrer quelqu’un qui la vivait (avec ses hauts et ses bas), rendait la chose concrète. Nous qui avions des rêves d’ailleurs, d’une vie différente, loin de la France, en Scandinavie peut-être, nous rencontrions quelqu’un qui offrait une alternative à la classique expatriation.

Nous roulions depuis des heures donc, entre Kiruna (base de lancement de fusées en Suède : Fiston voulait absolument faire le détour) et Rovaniemi  en Finlande (où le Père Noël a ses quartiers, si si, je vous assure). Des pins bordaient la route, de part et d’autre. Nous étions tombés nez à nez avec un renne le matin même : couleur locale. Pour nous occuper, nous avons commencé à échafauder des plans, à envisager de partir nous aussi, sans date de retour, d’une manière ou d’une autre. L’idée a tout de suite suscité « une petite flamme ». Un rêve venait d’émerger, et des milliers de possibilités s’ouvraient à nous, juste en en discutant.

Nous nous sommes donnés un an pour le mettre en place.

 

UN AN DE REFLEXION

Et de retour dans notre train-train quotidien, les choses n’étaient plus tout à fait les mêmes. Nous avons fureté sur le net, à la recherche d’expériences, de tuyaux. Nous avons commencé à suivre des youtubers, à rejoindre des groupes Fb dédiés. Et dans le « comment vivre ce rêve », mon mari a découvert le développement web, la possibilité d’exercer un métier très demandé, très stimulant aussi, de partout dans le monde. Nouveau déclic, nouveau challenge. Il s’est lancé dans les études en plus de son travail. Le rêve devenait partie intégrante de notre réalité.

Mais plus les mois passaient, plus quelque part, nous nous voyions plutôt sur une perspective de deux ans de préparation. Les barrières mentales, rationnelles, reprenaient le dessus. Il fallait être sûrs de nous, de cette reconversion professionnelle. Et qu’allions-nous choisir comme mode de transport ? Notre petit bonhomme rêvaient en regardant en boucle la vidéo d’un « camion château » : un camion totalement ré-aménagé qui, à l’arrêt, se déployait avec une tour pour les toilettes, et une autre pour la douche !

 

Fin mai 2017, nous avons eu une opportunité à saisir. Nous n’y pensions plus, et le contexte nous a botté le train. Nous avions l’occasion de quitter logement et travail dans les meilleures conditions. Après une semaine de discernement, nous avons choisi le grand saut, sans regret. Et une vie nomade qui pour débuter, serait la plus simple qui soit : partir sac au dos en Asie et Océanie.

Nous avons listé les pays que nous souhaitions visiter.  Et s’en sont suivis 3 mois de préparatifs non-stop. Faire la paperasse, vider le logement, revendre le maximum, établir un budget prévisionnel, un itinéraire approximatif. Lancer une « mini com » autour de notre projet. Mon mari prévoyait de terminer sa formation de web developper tout en voyageant. Je devais assurer de mon côté l’école pour notre fils qui avait 6 ans (jamais scolarisé, une autre aventure à part entière…). Et j’envisageais de reprendre la rédaction (j’avais travaillé dans le journalisme dans une vie antérieure…).

 

LE CONCRET DU VOYAGE

En réalité, nous avons tout découvert d’un coup : dépaysement, cadence de la vie itinérante (les 2 premiers mois, nous restions en moyenne 3 jours à un même endroit), aléas de la communication (mon mari s’éclatait à faire des vidéos, mais cela lui prenait énormément de temps).

TROUVER L’EQUILIBRE DANS LE NOMADISME

Nous avons vécu en septembre 2017 en Corée du sud, en octobre au Japon. Et alors que nous devions rejoindre l’Asie du sud est dans la foulée, nous avons finalement opté pour la Nouvelle Zélande, un pays que nous rêvions de revoir. C’est là en effet que nous avions passé notre voyage de noce… et conçu notre petit d’homme ;-). La Nouvelle-Zélande est un pays coooool. Développé, avec beaucoup de nature, un air pur et vivifiant. Mais aussi des paysages somptueux et si divers : du Bush, une forêt tropicale, aux montagnes et à la comté du Seigneur des anneaux, en passant par les geysers et les plages aussi désertes et sauvages qu’au temps des 1ers explorateurs ! Et par-dessus tout, les néo-zélandais sont des gens qui ont un état d’esprit positif, ouvert, détendu. Si loin de nos prises de tête à la française. Nous avons pris tout le temps nécessaire pour explorer le pays, en louant une voiture et des maisons à la semaine. Ca n’était sans doute pas le voyage le plus économique (quoique la location de van en Nouvelle-Zélande soit  devenu un tel buiseness que le prix de la location à la journée – 100 dollars NZ- soit à peu près équivalent à la location d’une voiture et d’un logement). Mais nous avions ainsi un « chez nous » confortable, avec une connexion internet permettant de travailler, de se poser, de relire les premiers mois de vadrouille.

Nous avons passé presque deux mois là-bas. En profitant de la vie. En ayant des activités locales, pas forcément touristiques. J’ai adoré aller juste à la bibliothèque pour enfants ou au square. Refaire trois fois la même ballade dans la semaine parce qu’on l’appréciait bien. Papoter avec les voisins comme si on était vraiment installé là.

Il y a eu, dans cette vie « à la néo-zélandaise » et en même temps complètement nomade (nous bougions tous les 7 à 10 jours), la possibilité d’intérioriser une culture. Et quand nous nous en rappelons, chaque jour a sa teinte. La variété ET le fait de prendre le temps juste de vivre, ont ancré les souvenirs. Je crois que le secret est là.

 

COMME UNE MINI-EXPATRIATION

Nous avons ensuite passé trois semaines à Tahiti. Nous avions loué une maison dans le village le plus éloigné de Papeete. Nous étions au bout du bout du monde. Nous étions posés, vivant auprès des Tahitiens. Commençant à reconnaître les commerçants, à discuter avec les voisins, à connaître les « trucs » pour bien vivre. Nous avions le lagon en face de la maison. Et des heures de vie tranquille devant nous. Un tout autre rythme. Un tout autre climat aussi (nous étions en pleine saison des pluies, la chaleur était pesante, des déluges d’eau tombait parfois pendant plusieurs heures). Nous avons goûté, en 3 semaines, à une mini-expatriation. Un avant-goût, assez en tous cas pour que cela reste, qu’on reparte transformés par une atmosphère, avec des souvenirs actuels : j’entends par là qu’en un instant, aujourd’hui, 1 an après, je peux être totalement replongée dans cette ambiance. C’est logique ? Banal ? Peut-être. Mais pour moi, c’est la saveur inoubliable et profondément transformante du voyage.

 

LE COTE GRISANT -ET PARFOIS FLIPPANT- DE REPARTIR DANS UN AUTRE PAYS

Puis nous avons opté pour un retour en Asie du sud-est. L’excitation était de nouveau là. C’était « le » bon moment pour repartir. Nous avons fait escale en Nouvelle-Zélande, retour en arrière, mais quelle joie ! Puis à Honk-Kong dont nous avons perçu la tonalité propre, même en y restant que 4 jours.

Je retiens pour ma part l’arrivée au Vietnam, à Hanoï comme un cataclysme intérieur, un choc culturel. Sans doute parce que nous arrivions de nuit. Et parce que pendant 5 minutes, en sortant du taxi, j’ai eu la peur de ma vie : alors que nous sortions les bagages, notre fils est parti seul, en zombie à moitié réveillé, dans la direction opposée à notre logement. Où était-il ? Tout se ressemblait. Nous errions à sa recherche. Des gens étaient garés là et auraient pu l’avoir kidnappé ! Nous tâchions de poser la question mais nous ne nous comprenions pas !! Enfin, une veille dame est arrivée, le tenant par la main. Dieu merci ! Je découvris plus tard qu’étant dans un Condo, nous étions environnés de familles, toutes bienveillantes. Et qu’effectivement, tout se ressemblait : les mêmes barres d’immeubles, le même square dupliqué tous les 50 mètres ! Je crois que cette émotion si intense a quelque part aussi contribué à marquer ma mémoire au fer rouge. Là encore, en une seconde, tout est là vivant, en moi. Et tous mes sens sont conviés.

 

DES SOUVENIRS « VIVANTS »

On parle beaucoup de visualisation pour rendre un rêve possible. On imagine ce qu’on veut atteindre, et on tâche de ressentir dans le détail l’état dans lequel on se trouverait si on parvenait à l’objectif qu’on se fixe. Et cet exercice contribue à faire exister la réussite dès maintenant. Et bien je crois qu’avec un voyage aussi fort en émotions, aussi varié dans les environnements traversés, et aussi avec à chaque fois cette question : « est-ce que nous voudrions nous installer ici ? », je crois que nous avons contribué à faire de ce voyage au long court une expérience existentielle, transformante, initiatique.

Par la suite, nous avons hésité à rester au Vietnam au-delà du visa de 15 jours ; nous avons finalement opté pour la Thaïlande, et le contraste nous a plongé dans une forte insatisfaction (trop de personnes intéressées, axées uniquement sur l’avantage économiques qu’elles pourraient tirer de notre contact), avant de rejoindre le Cambodge, qui nous a tant touché par la gentillesse, l’ouverture et l’élan de ses habitants. Entre temps, nous avons envisagé l’émigration en Nouvelle-Zélande ; nous nous sommes frottés aux exigences concrètes de l’installation. Et cela a encore contribué à faire de ce voyage une expérience vitale.

 

RETOUR ?

Pour finir (mais le mot « fin » serait réducteur !), nous sommes finalement rentrés en France. Retour à la campagne. A priori, retour à zéro, voire à -10, pour ceux que notre expérience troublait au point de la dévaluer et de n’en peser que les risques. Mais ce serait oublier l’aspect fondateur d’une telle tranche de vie. On peut passer 6 mois, un ans, 10 ans de sa vie dans un rythme plan-plan, sans se remettre en question, sans évoluer fondamentalement. Le quotidien permet ça à celui qui a globalement tout pour vivre. Mais quel est le potentiel de vie derrière ? L’enthousiasme ?

Je suis de ceux qui croient profondément à l’extraordinaire dans l’ordinaire. Et ceux là, qui vivent une vie banale en apparence, mais profondément vivante de l’intérieur, ont tout à fait compris la force de notre démarche. Et ce qu’on peut en tirer, même en revenant à la case de départ, voire avec quelques points de suture ! Car oser partir, oser la remise en question radicale, ne peut être qu’un point de départ d’une nouvelle vie, d’un nouvel état d’esprit. Il y a une force dans cette quête, difficilement perceptible pour ceux qui se sont enfoncés dans la fatalité de leur existence. Ceux qui jaugent la réussite d’une vie en fonction de cases pré-définies.

Aujourd’hui, cela fait 7 mois que nous sommes revenus en France et nous sommes toujours en mouvement, au sens d’un déplacement intérieur avec des projets et le sentiment d’être de plus en plus « soi ».

La route est toujours ce long ruban qui se déploie entre Kiruna et Rovaniemi, avec l’élan, l’inspiration du début, le sursaut du Renouveau et de la Liberté !

J’espère que mon blog, avec ses Parenthèses Inspirantes, donnera à beaucoup d’autres cette impulsion intérieure qui provoque au changement, et à vivre ses rêves !

Bien à vous,

Isabelle

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Asterisk FOCUS : LA GRANDE PALETTE DES EMOTIONS 
07/11/2018 Isabelle in SE RE-DECOUVRIR / No comments

Si vous jetez un oeil sur le plan de ce site, vous remarquerez les rubriques suivent une progression (même si on peut sans problème picorer ici ou là). La 1ère phase est de se (re)-découvrir. Cela passe par la relecture de vie (je vous engage vraiment à prendre ce temps de relecture, en vous appuyant sur l’ebook que vous pouvez recevoir gratuitement) et quelques clefs pour mieux vous connaître. Savoir repérer ses émotions, les nommer, en fait partie. C’est assez en vogue aujourd’hui d’ailleurs. Mais on en reste bien souvent à une classification simpliste : la colère, la tristesse, la joie, la peur, la surprise. Or la palette est bôôôcoup plus large. Et l’explorer permet d’en tirer un meilleur partie. Je souhaite donc publier sur le blog une série d’articles : un article par émotion. Mais avant de se lancer, une petit défrichage s’impose 😉

 

LES EMOTIONS ET L’EDUCATION

Aujourd’hui, les émotions sont un sujet incontournable du développement personnel mais aussi de l’éducation dite bienveillante et positive.

Après des siècles à considérer l’éducation comme une manière d’amener les enfants à se conformer à ce que la société attend de ses futurs membres, on commence à la regarder comme une manière d’aider l’enfant à déployer son originalité, à découvrir ce qu’il aura à partager au monde. Ainsi, on l’amène à reconnaître ses qualités, à les cultiver et à les faire interagir avec les autres.

La perspective est si différente ! Alors qu’auparavant, il fallait faire taire les mouvements internes de l’enfant pour qu’il se plie aux attendus sociaux, il s’agit maintenant de lui permette d’apprivoiser son monde intérieur et de l’amener peu à peu à le présenter humblement comme une plus-value pour le monde, qui coexiste avec la plue-value des autres.

Ce chemin est chaotique, bouillonnant mais passionnant parce qu’unique, enrichissant pour l’enfant comme pour l’adulte qui l’accompagne.

 

 

LES EMOTIONS ET LA MAL-A-DIT

On commence aussi à admettre que les émotions étouffées engendrent des maladies. Le corps traduit à sa manière ce qui n’a pu être exprimé. Il envoie des signaux pour que la personne écoute ce qui se passe en elle, le réintègre, se réconcilie avec elle-même et avec les autres. Accueillir ses émotions est donc une question de santé !

 

FRONTIERE ENTRE L’INTERIEUR ET L’EXTERIEUR

Pour quelqu’un qui ne connaitrait pas ce langage, qui n’aurait jamais été au contact avec ses émotions, je voudrais redéfinir les émotions, à ma manière. D’abord, bien souvent, les émotions nous échappent. Elles fuitent malgré nous. Elles semblent être l’impact de l’extérieur sur l’intérieur, qui lui même se traduit par une expression visible dans notre corps : ça peut être une « mine » (de dégoût, d’effarement, de stupeur, d’émerveillement, d’enthousiasme), un geste (de tendresse, de violence, un mouvement brusque qui nous échappe, un temps d’arrêt, une paralysie), une intonation de voix (un tremblement, une voix plus faible, ou qui tonne, un ton plein d’allant, ou abattu), un regard (qui fusille, qui pétille, remplie de larmes, dans lequel on lit la peur).

Tant de signaux qui permettent aux autres de saisir ce qui se passe en nous, pour peu qu’ils y fassent attention, et quand bien même nous n’en aurions pas conscience.

 

UN BOOMERANG

De fait, l’émotion qui est visible sur le corps se répercute chez l’interlocuteur comme en écho. Elle suscite une émotion « miroir ». De sorte qu’il y a un enjeu relationnel à connaître ce qui nous habite, à le nommer pour le canaliser et en faire un levier relationnel et non plus un mur entre nous et les autres.

 

Je voudrais, par cette série, pénétrer dans notre univers intérieur, visiter des émotions banales et subtiles, et sortir des sentiers battus, des discours convenus. N’hésitez pas à me donner en commentaire votre avis, vos attentes.

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Asterisk MES 3 HABITUDES POUR ETRE ZEN AU QUOTIDIEN
05/11/2018 Isabelle in SE RESSOURCER / one comment

Zen et anxieux, c’est possible ? Euh… Si j’avais du culot, je me qualifierais d’experte es stress. Parce que depuis que le monde est monde pour moi (en gros, depuis ma naissance), la nouveauté m’impressionne… et dans le combat de ma vie, la Peur l’a souvent emporté sur l’appétit d’aventures. Elle a pris deux visages : l’attentisme, cette solution de repli (attendre que ça se passe), et la fuite en avant (foncer tête baissée sans réfléchir aux conséquences, jusqu’à la 1ère chute, lamentable et désespérante). Mais depuis peu, je suis une trouillarde repentie : oui, je suis passée de l’autre côté du mur : côté zen et je dois cela… à trois petites habitudes qui ont tout changé dans ma vie. Comment ne pas les partager, en espérant faire des émules…? 😉

 

1/ EXPLORER MES PENSEES

Mon gros problème, c’était de contenir mes perceptions, mes impressions et l’imbroglio d’idées et d’arguments qui se chevauchaient dans mon esprit dès qu’une difficulté se présentait. Vous savez à quelle vitesse les impressions circulent en nous : en un instant, nous pouvons nous effondrer, persuadés que nous sommes nuls, bêtes, moches, incapables, sans avenir, etc. etc. (qui complète la liste ?). En fait, ces déductions arrivent au terme d’un exposé intérieur : une idée, qui en appelle une autre, qui évoque un souvenir, qui provoque un malaise, qui confirme une croyance négative sur nous : et le tour est joué. Seulement, tout ça est fulgurant, quasi simultané, et on se rend compte surtout du coup de poignard final.

Alors ma technique, qui est devenue une habitude zen du quotidien, la voilà : quand je sens la moutarde monter, je sors, je trouve un coin paumé… et j’expose tout haut TOUT TOUT TOUT ce qui vient à l’esprit et les émotions liées : je crie, je pleure, j’argumente sec, je débats, « ça » débat. Je pèse le pour, le contre, je suis le juge et toutes les parties, j’écoute les coups de gueule des jurés, je fais intervenir à la barre le tout petit en moi et je suis le juge qui descend de son estrade pour venir l’apaiser ; je joue le grand théâtre de mes personnages d’enfant-parent-adulte (analyse transactionnelle), je diffuse un instant mon film victime-sauveur-bourreau, j’écoute jusqu’au bout la plainte en boucle, je laisse la peur repeindre la salle d’audience avec son vomi, j’accueille TOUT. Et j’avise, en ménageant à chacun la reconnaissance dont il a besoin, et en trouvant une solution qui me satisfait vraiment.

On pourrait croire que je fabule, que je vire schizo, que je tire la chasse d’eau. Oui, je parle toute seule, ça me fait du bien, sans faire de mal à personne, c’est libérateur et je le place sans conteste comme 1ère habitude zen !

 

2/ ECRIRE A UNE AMIE

Ensuite, parce que je n’ai jamais su faire complètement toute seule, qu’on a souvent besoin d’un appel d’air, d’un vis-à-vis, du regard d’un tiers, j’ai une amie, une très bonne amie, à qui je peux tout confier. Notre truc, c’est d’échanger sur Messenger. Echanger par écrit, quand on le sent. On sait qu’on ne dérange pas l’autre. On sait que bien souvent, on a juste besoin de le dire et de savoir que l’autre le sait. 

Alors on ne se prive pas. C’est si bienfaisant de pouvoir exprimer à quelqu’un ce qui nous habite en sachant qu’on sera totalement accueilli et accepté.

Et puis l’écriture a des vertus puissantes. Quand on écrit, on développe la maîtrise de ses pensées. On est ensuite plus attentif. Et on peut choisir de changer. On s’aligne peu à peu entre nos valeurs, nos convictions, et nos objectifs. Le tout avec une énorme indulgence pour notre nature humaine, tâtonnante, qui a tant besoin de se sentir rejointe, comprise, accompagnée.

Enfin écrire, c’est garder une trace. Une fois qu’on a posé ce qui nous habite par écrit, on peut toujours remonter le fil de la discussion pour la relire, immédiatement ou des mois après. Et voir ainsi les choses sous un autre angle, se confirmer, enrichir, élargir notre perception. 

Amitié et écriture sont donc évidemment au coeur de mes habitudes zen ! 

 

3/ CONTEMPLER

Ma troisième habitude paraîtra banale à certains ; les « vrais » la saisiront. Cette habitude-là, on ne l’embrigade pas dans une formule. Tous les jours, j’ai besoin, c’est vital, de contempler la création. Je le fais à trois moments différents de la journée. 

Le matin, juste après mes étirements, je sors respirer le bon air, emmitouflée si besoin sous trois couches d’épaisseur, un mug de café chaud dans la main gauche, un parapluie dans la main droite. Je savoure le silence, le commencement, la nature, et moi au milieu. Ma joie est toujours toujours là dans ces instants. Et quand j’ai la chance de voir le soleil se lever, ma journée sera belle.

Je puise dans ces premiers rayons du matin une force surprenante.

 

Plus tard, je me ballade, en regardant la nature, qui change jour après jour. J’ai trois trajets, mais comment se lasser ? Je regarde tantôt l’infiniment grand, tantôt l’infiniment petit. Tantôt la végétation, tantôt la vie animale. Je vais de découverte émerveillée en gratitude.

 

Le soir enfin, la nuit étoilée m’éblouit. Je suis toujours stupéfaite : c’est beau et si lointain. Nous sommes si peu et l’univers est si vaste. La vie nous est donnée maintenant, à savourer. Et ce satellite qui nous suit, la lune, je suis sa trajectoire, je lui expose mon visage pour un bain apaisant.

 

Trois habitudes, c’est trop peu… J’aurais voulu vous partager ce que je puise dans la lecture, le fait de côtoyer des personnages inspirants. Dans l’auto-hypnose, ce voyage intérieur. Et dans le fait d’être auprès de mon enfant qui a 7 ans, à hauteur d’enfant, en recontactant mon propre enfant libre, créatif, et en sollicitant en moi les ressources de sagesse que je n’aurais sans doute pas explorées sinon. 

Ce sera pour une prochaine fois, un prochain article, sur le blog d’Olivier ou sur le mien 😉

Isabelle

Cet article a été écrit dans le cadre d’un évènement inter blogueurs proposé par Olivier Roland qui anime le blog « Habitudes Zen ». Si vous aussi, vous êtes stressé, prêt à vous repentir, je vous recommande la méthode pas à pas proposée dans cet article

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Asterisk CHARLOTTE MASON : L’INSTRUCTION PAR LA NATURE, LA DISCIPLINE ET LA PASSION
04/11/2018 Isabelle in TRANSMETTRE / No comments

Nous y voilà : aujourd’hui, je vous présente un petit bijou, « la » pédagogie Charlotte Mason, du nom de cette éducatrice britannique de l’ère victorienne, peu connue dans nos pays francophones, quoiqu’elle commence à faire son apparition depuis 5-10 ans parmi les familles qui pratiquent l’Ecole à la maison. Quelle est la spécificité de cette pédagogie ? Comment a-t-elle vu le jour ? Pourquoi je l’apprécie tant… et quel bénéfice peut-on en tirer pour l’instruction des jeunes aujourd’hui ? Allons-y pas à pas : c’est parti !

UN PEU D’HISTOIRE

 

Charlotte Mason naît en Angleterre en 1842. Orpheline à 17 ans, elle se forme et devient institutrice. Pendant 15 ans, elle observe les enfants et l’éducation dispensée dans son pays.

 

Elle acquiert plusieurs convictions :

  • L’éducation doit être proposée à tous, sans préjugé de classes sociales (à l’époque les enfants des familles les plus modestes s’orientaient vers des métiers manuels)
  • Les parents peuvent s’engager dans l’éducation de leurs enfants, s’ils suivent quelques principes de base

 

Home Education (« l’éducation à la maison », accessible gratuitement dans sa version originale), l’ouvrage qui la fait connaître encore aujourd’hui, est le fruit de conférences qu’elle a données dans les années 1880.

 

Charlotte Mason fonde aussi un centre de formation de précepteurs et gouvernantes, puis une école qui suit le programme qu’elle a crée.

 

20 PRINCIPES POUR UNE METHODE

Charlotte Mason résumait ses conceptions éducatives en 20 points, qui rappellent que l’éducation doit considérer l’enfant comme une personne, qu’elle doit favoriser la croissance de sa liberté, le choix chez lui de la vertu et la curiosité, le dynamisme intérieur.

Pour y parvenir, Charlotte Mason insiste sur les conditions d’apprentissage : le cadre, l’ambiance, la structure.

Et les moyens : à travers les livres, rencontrer des trajectoires de vie inspirantes.

 

CE QUI TIRE LES JEUNES VERS LE HAUT

L’INSTRUCTION COMME UN BANQUET

Charlotte Mason comparait l’instruction à un banquet dans lequel l’éducateur proposerait un maximum de mets variés : le contact avec des expériences savoureuses (goûter la poésie, la musique), riches par le vécu des personnes qui la racontent et le vocabulaire employé.

DES LIVRES « VIVANTS »

Charlotte Mason comprend que l’enfant n’aura envie d’apprendre et ne se sentira élevé que si les savoirs proposés le sont par des personnes édifiantes, passionnées, dont les écrits manifestent qu’ils sont uniques et bien vivants. Ainsi, par les livres, les jeunes ont la possibilités de côtoyer le meilleur de l’humanité : une foule de chercheurs, d’explorateurs, de personnes engagées pour une grande cause, qui ont osé mille défis, qui se sont frottés à la vie. Et qui pour cela ont dépassé leurs peurs, ont surmonté des difficultés, en connu des joies intenses.

Des récits initiatiques en somme.

Quoi de plus stimulant ?

 

ENRICHIR L’UNIVERS INTERIEUR

LIRE POUR SE LAISSER TRANSFORMER

Pour couronner le tout, Charlotte Mason a le bon sens de rappeler qu’il ne suffit pas de lire des textes écrits par des personnes brillantes, encore faut-il pouvoir expliquer ce qu’on en a retenu pour soi-même, en quoi cela a-t-il pu nous transformer. C’est ce qu’elle appelle la narration ; elle l’applique à tout le cursus de formation et pour toutes les matières : après chaque passage lu (et on ne le lit qu’une fois pour développer l’attention, si fondamentale), chaque jeune explique ce qu’il en a compris et pourquoi cela l’a intéressé. De sorte qu’il se forge peu à peu non seulement une culture mais un univers intérieur riche.

 

FORMER DES LECTEURS ENGAGES

Car il ne s’agit pas seulement de retenir la synthèse d’un livre. D’apprendre par coeur comme on le fait dans un cursus traditionnel. Il s’agit ici de susciter l’engagement du jeune, de l’inviter à réfléchir et à se positionner, et c’est pourquoi la pédagogique Charlotte Mason rejoint nos pédagogues les plus modernes.

 

ETRE DISPOSE

Mais pour que cela soit possible, il est nécessaire que le jeune ait acquis certaines dispositions intérieures. Qu’il soit attentif par exemple. Qu’il ait un vocabulaire assez riche. Qu’il comprenne l’intérêt de l’exercice pour lui-même. Qu’in fine, il ait confiance en l’éducateur et en la valeur de ce qu’il lui transmet.

 

PAS D’ECOLE AVANT 6 ANS

D’ABORD, L’EDUCATION

Autant de données qui se transmettent par l’éducation dès le plus jeune âge. Ces données de base sont si fondamentales que Charlotte Mason préconise de ne commencer le travail formel qu’à partir du moment où ils sont posés, c’est-à-dire vers 6 ans.

 

LA DISCIPLINE

Auparavant, elle invite les éducateurs à se concentrer sur la mise en place de ce qu’elle appelle la discipline. On a aujourd’hui de ce mot une idée peut-être péjorative. En tous cas, cela renvoie à une éducation « old style ». Quand on explore la pédagogie Charlotte Mason, on s’aperçoit qu’elle est au contraire à la pointe de la modernité.

… BIENVEILLANTE

La discipline regarde l’enfant là où il en est, et l’amène peu à peu à intégrer ces principes de vie, en évitant les châtiments, le chantage, l’isolement et autres pressions qui viendraient au mieux le braquer.

 

4 A 6H PAR JOUR DEHORS…

PARTOUT ET TOUS LES TEMPS !

Enfin, Charlotte Mason recommande plus que tout la vie dans la nature. Pour elle, c’est primordial. L’enfant avant 6 ans devrait y passer 6 heures par jour, par tous les temps. On voit là qu’elle rejoint les crèches et les maternelles les plus novatrices, qui s’installent en pleine forêt.

 

 

EXCELLENT POUR LA SANTE ET L’INTELLECT

On s’accorde aujourd’hui, à travers de savantes études (voir mon article traitant du Shirin Yoku) des bienfaits liés au contact avec la nature. On a peu de mal à imaginer que le contact quotidien et prolongé avec la nature dès le plus jeune âge soit la meilleure manière de développer chez l’enfant ses facultés innées : ses 5 sens, l’émerveillement pour la création, le sens du détail, une certaine robustesse liée à une bonne oxygénation, au fait de marcher longuement, d’être dehors par tous les temps.

 

UNE PROGRESSION

Charlotte Mason propose une progression : que l’éducateur nomme ce qu’il voit, guide l’enfant dans son exploration, jusqu’à plus tard, l’inviter à reproduire ce qu’il voit dans un carnet.

 

 

APRES 6 ANS : ETUDES LE MATIN, APRES-MIDI DEHORS

A partir de 6 ans, l’enfant suit un cursus formel le matin (des matières, étudiées avec le contact de livres passionnants et de la narration), et passe ses après-midi dehors.

 

 

LES QUALITES DE L’EDUCATEUR

ATTENTIF ET PATIENT

La pédagogique Charlotte Mason demande donc essentiellement la présence d’un adulte attentif et patient, qui se remet en question, et qui vit de ce qu’il transmet. L’éducateur est pour l’enfant l’exemple d’adulte par excellence. Exigeant pour lui-même. Il convient de le choisir avec soin !

 

JUSTE QUELQUES DIRECTIVES

J’apprécie aussi particulièrement le fait que Charlotte Mason donne aux éducateurs quelques directions éducatives de bon sens et c’est tout. Dans une société où les parents culpabilisent énormément de ne pas faire assez, ou comme il faudrait, ce genre de discours est foncièrement libérateur. C’est un souffle. C’est une invitation à vivre, avant tout !

NOS PRIORITES

Pour les parents qui choisissent de pratiquer l’Ecole à la Maison, c’est un appel très fort et très stimulant aussi. Charlotte Mason invitait les éducateurs à se cultiver pour eux-mêmes.

 

 

EDUCATION : UN INVESTISSEMENT AVANT TOUT HUMAIN

DES ADULTES DISPONIBLES

Vous aurez remarqué, au terme de cette brève introduction à la pédagogie Charlotte Mason, que l’investissement pour l’appliquer est avant tout humain. Le jeune a besoin de la présence d’adultes disponibles.

 

 

QUOI, PAS DE MATERIEL EDUCATIF ?

Oui, pour le reste, il n’y a pas besoin de matériel. Les livres, on en trouve à la bibliothèque. Cette pédagogie rend minimaliste et recentre sur l’essentiel.

VOYAGER, LE CADEAU FORMATEUR PAR EXCELLENCE

Si l’on veut faire un cadeau à un enfant, autant économiser pour voyager avec lui : c’est l’investissement éducatif le plus formateur.

 

 

A QUAND LES ECOLES CHARLOTTE MASON ?

Et pour aujourd’hui ? On peut comprendre que la pédagogie Charlotte Mason ait sa place à la maison et qu’il soit difficilement envisageable de la mettre en place à l’école publique. Car elle s’accompagne de petits effectifs.

On pourrait néanmoins trouver aujourd’hui des écoles hors-contrats qui la mettent à l’honneur.

On pourrait également retenir quelques principes de base : mettre à la disposition des enfants d’abord et avant tout des livres « vivants », passionnants.

Demander après aux enfants ce qui les a touché, en quoi cela a modifié leur regard sur la vie. On le fait certes déjà de temps en temps : mais le voir comme « l’essentiel » est bien différent.

 

 

Enfin, envisager l’importance de l’environnement : dans quel cadre les enfants évoluent-ils ? Et axer la construction des écoles à venir au maximum au contact de la nature, aux abords ou dans un bois par exemple.

 

 

Ceux sont des pistes. Cela peut susciter l’adhésion, la suspicion, la controverse. L’éducation et l’instruction, comme la politique et la religion, font couler tellement d’encre et pour cause : ceux sont des sujets vitaux, qui nous tiennent à coeur !

En tout état de cause, cet article n’a pas la prétention d’être exhaustif. La bibliographie de Charlotte Mason est vaste, et les plus curieux d’entre vous pourront s’y frotter 😉

 

Et vous, connaissiez-vous la pédagogie Charlotte Mason ? Comment vous rejoint-elle ? S’il y avait l’une ou l’autre idée à intégrer dans l’éducation de vos enfants, laquelle choisiriez-vous ?

 

Pour aller + loin :

Je vous invite à lire ces deux ouvrages très accessibles écrits par Laura Laffon et qui représentent une excellent introduction ; la seule en français à ce jour

 

Il existe aussi de multiples blogs en français :

Une année avec Charlotte

Les petits homeschoolers : le blog de Laura Laffon

Poule ou Coq

Un festin d’idées : vous y trouverez des podcasts pour mieux connaître la pédagogie Charlotte Mason

 

Et en anglais :

Simply Charlotte Mason : Un cursus complet Charlotte Mason :

Wildwood curriculum  : Un cursus gratuit

Charlotte Mason poetry : Une mine de ressources

Des vidéos pour se former

 

Ainsi que des groupes Facebook :

La pédagogie Charlotte Mason pour les francophones : le principal groupe français

Charlotte Mason soirée : en anglais

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